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PND 2018-2027> Climat des affaires, commerce et tourisme

Malgré les performances enregistrées, il reste encore des défis à relever

Dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires, d’importantes avancées ont été enregistrées, et des progrès s’observent aussi dans les secteurs du commerce et du tourisme. Malgré ces avancées, des défis restent encore à relever dans ces différents secteurs. 


Pour ce qui est de l’amélioration du climat des affaires, ces avancées sont notamment avec la promulgation des textes d’application en rapport avec la loi sur les faillites, le code des sociétés, la loi sur la privatisation, la loi sur le concordat ainsi que l’harmonisation de certains textes de lois avec ceux de la Communauté est-africaine. Les résultats enregistrés dans ce domaine ont porté sur l’allégement des procédures administratives à travers la création de trois guichets uniques (le transfert et l’enregistrement des propriétés, la création d’entreprise et l’octroi du permis de construire).Malgré les performances enregistrées dans l’amélioration du climat des affaires, il reste encore des défis à relever comme la facilitation des échanges ; le règlement des différends commerciaux ; la gestion des contrats ; la réduction de la durée et des coûts des procédures ; l’accès à l’électricité ; l’accès au crédit ; l’attractivité des investissements étrangers ; le développement du partenariat public-privé (PPP) ; l’informatisation et la modernisation du guichet unique de création de société ; la base de données sur les entreprises et la diversification des exportations.

Révision  du code des sociétés privées, une des réalisations au niveau du commerce

En ce qui concerne la promotion du commerce et de la qualité des produits, les réalisations enregistrées au cours des dernières années s’articulent autour du suivi régulier des stocks de produits de première nécessité, la révision  du code des sociétés privées et à la participation publique, et l’initiation et la mise en œuvre des réformes au niveau de la normalisation  et de l’assurance qualité des produits.Les défis observés dans ce secteur sont    la liberté d’échanges commerciaux inter-provinces ; la diversification  des exportations ; l’augmentation de la production  à forte valeur ajoutée ; la stabilité des capitaux ; la valorisation des opportunités commerciales ; la coordination  des négociations commerciales régionales (Comesa, CEA, Sadc-Comesa-CEA) et multilatérales (OMC) ; la stabilité du taux de change ; le transport des produits périssables ; la normalisation  et le contrôle de la qualité des produits ; la lutte contre la fraude commerciale et fiscale et de la concurrence  déloyale ; le coût raisonnable de l’assurance pour le commerce et la connaissance des lois régissant le commerce.

Des résultats mitigés au niveau du tourisme

   Au niveau du développement du tourisme, les résultats enregistrés ces 5 dernières années sont mitigés dans la mesure où l’offre n’est pas développée et la demande intérieure des produits touristiques est quasi-inexistante. Certains résultats peuvent être signalés à savoir la constitution d’une base de données statistiques , la recherche de nouveaux produits touristiques, la réhabilitation  des sites de Ruvubu et Kiganda, la route d’accès au site touristique de Kagera et des eaux thermales de Mugara, la délimitation  et la protection de quelques sites, l’identification de nouveaux sites touristiques, les formations sur les techniques d’accueil  et de guidance à l’intention des tours opérateurs et des hôteliers ainsi que l’accroissement des capacités d’accueil des hôtels observé ces dernières années grâce au dynamisme de l’entreprenariat privé.Ce secteur du tourisme connaît beaucoup  de défis dont le cadre d’orientation  de développement du secteur du    tourisme ; le classement des hôtels et des restaurants ; le développement des infrastructures adaptées aux conférences internationales et autres grands événements ; les capacités en ressources humaines adaptées ; la mobilité des personnes ; les infrastructures d’accueil des zones touristiques adaptées et le respect du cadre légal pour la sauvegarde des aires protégées.Le faible niveau de développement du tourisme résulte de la mauvaise qualité des infrastructures de base et équipements touristiques, de la faible structuration du produit touristique, de l’insuffisance de qualification professionnelle du personnel de la chaîne du tourisme et de l’absence de mesures incitatives spécifiques à l’investissement dans l’industrie touristique. La mise en exploitation des ressources des ressources touristiques du Burundi permettra d’une part d’accroître son attractivité et de rapporter des revenus et des devises supplémentaires et, d’autre part, son rayonnement à l’échelle internationale. 
                                                                                       

Source : PND 2018-2027                                                                                       

Yvette Irambona

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