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Mineagrie> Prévenir l’Envahissement des criquets pèlerins La lutte mécanique par ramassage, une des stratégies

La lutte mécanique par ramassage, une des stratégies

000 azesrtLe ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage a animé, le mardi 4 février 2020 une conférence de presse pour informer le public que le Burundi a pris des mesures nécessaires pour prévenir l’envahissement des criquets pèlerins déjà observés dans les pays de la région.

Dans son mot liminaire, le ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage, Déo Guide Rurema a fait savoir que dès la fin de l’année 2019, le Kenya, l’Ethiopie, le Soudan du Sud, l’Erythrée et la Somalie ont été attaqués par le criquet appelé Schistocercagregaria qui est pèlerin et redoutable. Il a précisé que jusqu’au 26 janvier 2020, dix contés du Kenya étaient attaqués par ces criquets en une période d’un mois. Ces insectes ont continué de se propager dans plusieurs parties de ce pays malgré une intervention par pulvérisation aérienne. Ils sont entrés au Kenya par la région du Nord en provenance de la Somalie et de l’Ethiopie voisines. Il a informé que le Burundi a connu des invasions des criquets pèlerins. La première invasion la plus dévastatrice a été observée sous le règne de Mwezi Gisabo tandis que la seconde est apparue autour des années 1986. Au cours de cette dernière, l’une des options de lutte utilisée a été le ramassage et la consommation humaine.

M. Rurema a signalé que vu l’invasion de ces criquets dans d’autres pays de la région, le gouvernement du Burundi, à travers le ministère en charge de l’environnement, informe le public qu’il a déjà pris des précautions nécessaires afin de prévenir et se préparer à la lutte contre ce ravageur. Il s’agit entre autres de la mise en place d’une commission multisectorielle pour coordonner les interventions, composée par des hauts cadres du ministère et les partenaires activement impliqués dans le domaine agricole; de la mise en place d’un comité technique de surveillance, d’alerte et de lutte contre les criquets nomades et pèlerins ; de la mise en place d’un système d’alerte précoce pour la communication sur les invasions éventuelles desdits criquets ainsi que de la sensibilisation des agriculteurs sur les méthodes de lutte y compris l’utilisation des plantes phytopesticides comme le Neem et le ramassage pour l’alimentation humaine et animale. M. Rurema a souligné que le ministère en charge de l’environnement a déjà identifié quelques méthodes de lutte. Il s’agit notamment de la lutte mécanique par ramassage et la lutte chimique en utilisant les produits phytosanitaires.

La lutte chimique n’est pas privilégiée

Le ministre en charge de l’environnement a cependant fait remarquer que la lutte chimique n’est pas privilégiée pour diverses raisons : « Dans la plupart des cas, elle exige la pulvérisation à grande échelle utilisant même des avions. Cela peut occasionner l’intoxication humaine sans oublier la pollution de l’environnement et surtout l’eau et l’air. Aussi, les insectes tués sont des proies aux oiseaux mêmes aux hommes. Comme ces insectes contiennent des résidus des pesticides, ils peuvent provoquer la mort des consommateurs humains ou animaux.Il a tenu enfin à rappeler que ce genre de criquets n’est pas encore arrivé sur le territoire national. Il a toutefois interpellé tous les services techniques, les partenaires activement impliqués dans le domaine de l’agriculture ainsi que la population en général de rester vigilants et rapporter toute attaque aux services du ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage les plus proches.

Rose Mpekerimana

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