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COMMERCE> Avis des commerçants sur activité à la fin d’année

Les uns se réjouissent, les autres se lamentent

0000 bgtreA la fin de l’année, il se remarque un mouvement d’achat inhabituel. Au centre ville de Bujumbura où la rédaction du journal Le Renouveau est passée, le constat a été celui-là. De l’avis de quelques marchands avec lesquels nous nous sommes entretenus, cette année, selon le genre de marchandises, certains d’entre eux ont encaissé plus de bénéfices. 

Le centre ville de Bujumbura est le siège des magasins d’habillement pour tout le monde. Naturellement, les gens font des courses vers la fin de l’année, surtout pour se préparer à fêter.Le centre ville de Bujumbura est le siège des magasins d’habillement pour tout le monde. Naturellement, les gens font des courses vers la fin de l’année, surtout pour se préparer à fêter.Pour Célestin Mukundabantu, un marchand de chaussures, lui, s’est dit satisfait des progrès réalisés à la fin de cette année. Nous avons observé des mouvements inhabituels vers la fin de décembre, surtout à Noël, poursuit-il. En comparaison avec les autres années passées, ajoute-t-il, je peux affirmer que cette année nous avons encaissé plus de bénéfices que d’habitude. Concernant la spéculation sur les prix, M. Mukundabantu nous a répondu que ce sont les clients qui inventent cela et que, eux, ils vendent leurs marchandises de façon à ne pas occasionner des pertes. 

Quant à Olivier Njejimana, commerçant à un magasin d’habillement, ceux qui vendent les habits pour les enfants sont les plus privilégiés. Mais pour les adultes, les clients viennent à compte-gouttes. Selon lui, la période dans laquelle nous sommes actuellement ne permet pas aux gens de dépenser pour les fêtes. Nous nous approchons petit à petit de la période électorale, ajoute-t-il.M. Njejimana affirme que, durant les autres années antérieures, le mois de janvier était la période de remboursement des dettes contractées à l’occasion des fêtes, mais actuellement, la crise commence dès le mois de décembre pour perdurer au mois de mai, précise-t-il. Ce n’est que vers le mois de juillet que la vie redevient normale et que nous voyons un mouvement d’achats. La période après les fêtes de fin d’année est difficile à gérer, car dit-il, «nous avons même des difficultés à payer les loyers et à subvenir aux autres besoins élémentaires». 

Aline Nshimirimana

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