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Economie, Sciences, Education/formation

ENTREPRENEURIAT> Entretien avec une jeune éleveuse de poules

Malgré les défis, elle est convaincue que demain sera meilleur

 

DSC 0648Actuellement, en milieu tant urbain que rural au Burundi pas mal de jeunes ont compris l’importance des notions entrepreneuriales et se sont lancés dans divers secteurs d’activités afin de faire face au chômage. Toutefois, ces jeunes entrepreneurs font face à certains défis. Gloriose Ntirampeba, une jeune entrepreneure de la commune Shombo en province de Karusi nous parle des défis auxquels elle fait face. 

 

Après ses études secondaires, Mlle Ntirampeba  a eu la chance de suivre la formation de la part de l’Agence de promotion des investissements (API). Comme elle nous l’a précisé dernièrement, lors d’un entretien avec la rédaction du quotidien Le Renouveau, elle exerçait de simples activités en imitant celles exercées par ses parents et  parvenait à couvrir certains de ses besoins.La formation l’a ainsi ouverte  à l’entrepreneuriat. « Je n’ai pas encore créé d’entreprise ou de société mais j’ai quand même amélioré ma façon d’entreprendre », a  fait savoir Mlle Ntirampeba. Elle a poursuivi  en indiquant qu’elle acommencé un petit  projet en rapport avec ce qu’elle a  appris au cours de la formation : l’élevage de poules. Son poulailler compte 50 coqs, qu’elle nourrit avant de les vendre à leur maturité.  L’interlocutrice se réjouit d’avoir commencé ce projet, mais signale certains défis qui risquent de handicaper son projet. Mlle Ntirampeba fait savoir que le marché d’écoulement de ces poules de chair lui fait défaut, étant donné l’emplacement de son projet dans un coin, loin des centres urbains. « Je ne peux pas trouver  de  marché pour mes coqs que chez les propriétaires  des hôtels ou des snack-bars mais ceux-ci sont installés uniquement dans les villes. Et là je suis toujours en concurrence avec les autres », s’est indigné l’interlocutrice.Un autre défi signalé par Mlle Ntirampeba est lié  au petit capital dont elle dispose. Elle craint qu’en cas de difficulté de trésorerie son  projet sera exposé à la faillite du fait que les coqs ont toujours besoin de   nourriture tant qu’ils sont encore dans le poulailler. Malgré les défis, Mlle Ntirampeba est convaincue que demain sera meilleur. Elle envisage étendre son projet en invitant les autres à venir la rejoindre pour créer ensemble une société d’élevage de poules.

Eric Sabumukama

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