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DEVELOPPEMENT> Coopérative Sangwede Kinama

Des jeunes diplômés, mais sans emploi, exploitent leurs connaissances

 

La coopérative Sangwe, « Abasatirizib’iterambere » de Kinama, regroupe de jeunes diplômés d’université sans  emploi. Le directeur général de cette coopérative, Célestin Nduwimana, dit que ces jeunes se sont mis ensemble pour exploiter leurs connaissances et se créer des emplois. Actuellement, si jeune qu’elle est, cette coopérative commence à produire des fruits appréciables. Mais,un appui financier déclencherait un saut considérable en avant pour le développement.

 

La coopérative Sangwe « Abasatirizib’iterambere » de Kinama est née d’une simple association de jeunes diplômés universitaires sans emploi. Ensemble, les membres ont décidé de travailler dans un cadre plus élargi avec des organes bien précis et des documents administratifs nécessaires. C’est ainsi qu’au dixième jour du mois de novembre en 2018, après avoir obtenu le numéro d’identification fiscale et le registre de commerce, l’association s’est transformée en coopérative Sangwe.  A travers leur groupe whatsapp, les membres imaginaient et partageaient les projets à réaliser. Des échanges et enrichissements se faisaient  sur ce réseau social.  Aujourd’hui, la coopérative avance, mais elle éprouve des difficultés à réaliser ses rêves. M. Nduwimana précise que pour démarrer, chaque membre des 76, dont 26 femmes et filles a donné une contribution de 77 000 francs. Ce n’était pas facile de trouver cette somme pour un chômeur. Ils ont ainsi acheté un moulin et on l’a installé au marché de Kinama. Pour lui, ce pas est déjà appréciable mais, estime-t-elle, qu’il leur faut un capital pour faire un stock  de manioc et de maïs. Cela aiderait énormément car, les clients viendraient acheter et faire moudre sur place. Or, comme on n’est pas encore à ce stade, beaucoup de clients se rendent ailleurs. Si donc on soutient les autres coopératives dans leurs activités, il souhaite bénéficier de tels appuis pour bien se lancer. En effet, il arrive qu’ils obtiennent des marchés pour fournir la farine soit à une école secondaire ou ailleurs, mais on les rate faute de moyens pour faire cette livraison. M. Nduwimana dit que, dans sa prévision, la coopérative souhaite installer un moulin dans chaque zone de la mairie de Bujumbura. Dans les perspectives, ils aimeraient aussi créer une usine de transformation agroalimentaire avec un label « Sangwe, Abasatirizib’iterambere ».

Alfred Nimbona

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