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COMMERCE> Mise en application de la vente du sel qui remplit les normes

Les commerçants ne savent pas les distinguer

 

Dans une réunion que le ministre du Commerce, de l’industrie et du tourisme, Jean Marie Niyokindi.  a tenue à l’intention des commerçants du ciment et du sel, la question du sel non iodé était sur la table. Le ministre en charge du commerce a interdit formellement la vente du sel qui ne remplit pas les normes. Arrivé sur terrain, les commerçants ne savent pas distinguer les deux.   

 

Dans une visite que nous avons effectuée dans certaines boutiques au centre ville de Bujumbura, le constat a été que plusieurs sortes de sel se vendent. Tous ces sels sont importés de plusieurs endroits. Les marchands que nous avons approchés nous ont confirmé qu’ils n’avaient aucune idée de ce que c’est un sel qui ne remplit pas les normes. D’après eux, ce sont les grossistes qui connaissent le bon et le mauvais sel, mais ils gardent le secret. Nous, on se contente du sel trouvé sur le marché, pourvu qu’il s’achète, affirme notre interlocuteur. Ce sel est mauvais pour la santé humaine, raison pour laquelle le ministre en charge du commerce a interdit sa commercialisation. Il a affirmé en plus que ce sel entre frauduleusement et a demandé à l’administration de base, et à la police, de veiller à ce que ce sel soit rayé sur la liste des marchandises sur le sol burundais.Les clients qui étaient sur place ont confirmé eux aussi qu’ils ne savaient pas qu’il existe du sel qui ne remplit pas les normes. Les commerçants détaillants ont demandé qu’il y ait vulgarisation de ce type de sel pour qu’ils en arrêtent la commercialisation. Le ministère, à travers le Bureau burundais de normalisation et de contrôle de la qualité (BBN), doit aider les commerçants burundais dans la vente du sel de bonne qualité. Pour les commerçants qui font entrer frauduleusement le sel non iodé, ils devront être punis conformément à la loi afin que les Burundais ne tombent malade à cause de ce sel. Les clients se sont étonnés d’entendre qu’il y a un sel sur le marché qui n’est pas de bonne qualité et ont demandé au gouvernement qu’il y ait expertise dans les boutiques pour que le sel qui ne remplit pas les normes soit détruit.  

Aline Nshimirimana

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