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Economie, Sciences, Education/formation

DPEFTP NGOZI> Préparatifs à la rentrée scolaire 2019-2020

Ils vont bon train malgré quelques difficultés

 

DSC 0036Les préparatifs de la rentrée scolaire 2019-2020 vont bon train au sein de la Direction provinciale de l’éducation, de la formation technique et professionnelle (DPEFTP) Ngozi. Mais des difficultés telles que l’insuffisance d’enseignants et autres  ne manquent pas. Cela ressort de l’interview que la rédaction du journal « Le Renouveau » a menée le jeudi 5 septembre 2019 avec le directeur provincial de l’éducation, de la formation technique et professionnelle à Ngozi, Jean Pierre Ndikuryayo. 

 

Le directeur provincial en charge de l’éducation à Ngozi a indiqué que quand on parle de la rentrée scolaire, il y a des préalables pour que tous les enfants aient où étudier. Selon M. Ndikuryayo, l’inscription des enfants de la 1ère année de l’Ecole fondamentale (Ecofo) a été faite. En plus de cela, il a dit que l’orientation des enfants qui viennent de terminer la 6e année et de la 9e année du fondamental a été achevée. Ils sont au courant des écoles où ils sont affecté et les listes sont affichées au niveau des Directions communales de l’éducation, de la formation technique et professionnelle (DCEFTP). M. Ndikuryayo a signalé que l’orientation des enfants qui ont eu de meilleurs résultats leur donnant accès aux établissements scolaires à internat se fait par la Commission nationale et ceux qui restent sont orientés par la sous-commission provinciale et communale au niveau de la province et des communes. Il a fait savoir que les projections de l’effectif des enfants à accueillir au sein de la DPEFTP Ngozi sont de l’ordre de 188 241 élèves dans 241 Ecofo et 18 760 élèves dans 72 écoles du post fondamental.  Il a ainsi dit que la réparation des bancs pupitres en dommagés est presque terminée. 

Un besoin de classes supplémentaires pour désengorger celles existantes 

A la question de savoir si les établissements scolaires sont suffisants, M. Ndikuryayo  a affirmé que la DPEFTP Ngozi accuse quelques problèmes sur ce point car il y a encore des classes surpeuplées. Selon le directeur provincial en charge de l’éducation à Ngozi,  il y a encore un besoin de salles de classe pour désengorger les classes ayant un effectif pléthorique d’enfants. « Par groupe pédagogique, il s’observe une moyenne d’entre trois et quatre écoliers par banc pupitre dans les classes des trois premiers cycles du fondamental », a-t-il précisé. M. Ndikuryayo a également soulevé le problème des sanitaires qui se remarque sur pas mal d’écoles. Pour juguler ce problème, a-t-il dit, les comités de gestion des écoles en connivence avec les directions des écoles se mettent ensemble pour  trouver la solution. Mais également, il a lancé un appel aux bienfaiteurs de s’y impliquer car la question  des sanitaires est préoccupante au sein des écoles. 

Avec la réforme,  le livre de la 1ère année de l’Ecofo va être disponible

Concernant le matériel didactique, le directeur provincial en charge de l’éducation à Ngozi a souligné que le problème est beaucoup plus ressenti au niveau des trois premiers cycles du fondamental car cela fait un bon bout de temps qu’il n’y a pas de distribution de manuels scolaires. Avec la réforme au sein de l’éducation, M. Ndikuryayo a rassuré que la solution va être trouvée parce que le livre de la 1ère année de l’Ecofo va être produit et distribué pour démarrer cette année avec le nouveau programme.  A cet effet, a-t-il fait savoir, les enseignants de 1ère année du fondamental et les directeurs sont en formation. Et de dire qu’au fil du temps, la réforme va monter dans les autres classes des trois premiers cycles du fondamental. Pour ce qui est des bibliothèques, M. Ndikuryayo a signalé qu’elles sont visiblement équipées dans les anciens lycées et moins équipés  dans la plupart des lycées communaux. Il a fait remarquer qu’au niveau des laboratoires, ils sont moins équipés alors que les élèves pour les écoles qui  disposent de la section scientifique devaient manipuler le matériel y relatif tels que les produits chimiques et d’autres dispositifs pour comprendre la matière des cours de chimie et de physique.  Le directeur provincial en charge de l’éducation à Ngozi a félicité les enseignants qui fournissent tous leurs efforts pour faire comprendre la matière aux élèves. 

Les enseignants possédant des ordinateurs devraient les mettre à la disposition des élèves

Concernant le cours des Tice (Technologie de l’information et de communication pour l’éducation), les écoles devraient avoir des ordinateurs afin que les élèves les manipulent  pour pouvoir bien comprendre la matière mais ce matériel n’est pas toujours disponible sur certaines écoles.  A cet effet, M. Ndikuryayo a lancé un appel aux enseignants qui ont leurs propres machines de les mettre à la disposition des élèves. A défaut d’ordinateurs, il a demandé aux enseignants de tirer sur l’Internet des images d’une machine et ses parties pour les montrer aux élèves ou alors de les imprimer pour s’en servir en classe. L’essentiel pour un enseignant est de chercher toutes les stratégies possibles pour faire comprendre aux enfants la matière. Une fois que l’élève a la chance d’être en présence d’une machine, a expliqué M. Ndikuryayo, il se remémore  et reconnaît les parties de la machine grâce à l’image qu’il aurait observée même s’il ne sait pas grand-chose afin de l’utiliser correctement. 

Un déficit de 556 enseignants

Selon M. Ndikuryayo, la DPEFTP Ngozi a un déficit de 556 enseignants pour enseigner dans de meilleures conditions possibles. Il s’agit de 236 enseignants dans les trois premiers cycles du fondamental, 115 enseignants au 4e cycle du fondamental, 127 au post-fondamental ainsi que 38 dans les Centres des métiers (Cem). M. Ndikuryayo a fait savoir que la DPEFTP Ngozi dispose de 18 Cem avec au total un effectif de 173 apprenants. Concernant l’équipement des Cem, la DPEFTP Ngozi a besoin du matériel selon les filières. Les besoins en machines à coudre pour la filière couture, des briques pour la filière construction, des scies et du matériel afin de fixer les planches et les clous pour la filière menuiserie ainsi que des champs et du bétail pour la filière agro élevage afin de faire la pratique. 

Problème  de la filière agro élevage déjà résolu

Selon M. Ndikuryayo, il y a un problème au sein de la filière agro élevage, car le bétail ne trouve pas toujours des médicaments quand il tombe malade, et sa nourriture est insuffisante. Il s’est réjoui du fait que le ministère de tutelle a résolu ce problème ces derniers temps en fournisant des frais de fonctionnement pour entretenir ce bétail. Le directeur provincial en charge de l’éducation à Ngozi a toutefois souligné qu’il y a certaines écoles qui n’ont pas eu ces fonds et il dit qu’il est en train de poursuivre cette question afin de la vider. Il a demandé à ce que le financement de cette filière continue et soit régulier pour qu’elle continue à fonctionner. M. Ndikuryayo a remercié d’abord les directeurs de ce centre parce qu’ils ont passé un bon bout de temps sans fonds mais ils ont essayé de bien entretenir ce bétail et, de même que l’administration territoriale qui a apporté une aide à ces directeurs pour sauver ce bétail. Il a conclu que la DPEFTP Ngozi fait de tout son mieux pour que les enfants étudient.Il convient de rappeler que la rentrée scolaire 2019-2020  est fixée au lundi 9 septembre 2019, selon le communiqué du ministère en charge de l’education.

Ezéchiel Misigaro

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