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Economie, Sciences, Education/formation

Apprentissage du kiswahili standard> Entretien avec quelques lauréats certifiés

« Ils vont transmettre les connaissances acquises »

 

DSC 0024 New1Les lauréats certifiés en Kiswahili standard ont un rôle non négligeable dans la promotion de cette langue. Ils ont indiqué qu’ils vont transmettre les connaissances acquises en cette langue en formant d’autres personnes qui ne les connaissent pas. Et cela afin que le Burundi et les Burundais s’intègrent correctement au sein de la Communauté est-africaine. 

 

Pierre Ahishakiye est un étudiant de l’Ecole normale supérieur (ENS) et ressortissant de la province de Kirundo qui a suivi avec succès la formation en Kiswahili standard. Il a indiqué que sa motivation à apprendre la langue Kiswahili à la Sapross-Burundi est qu’il a eu des difficultés à s’exprimer en Kiswahili et en Anglais lors de son séjour au Kenya après ses études au secondaire. Selon lui, il  a failli se perdre et  a fait recours à la langue anglaise  qu’il ne maîtrisait même pas bien tout en se basant sur des notions apprises en classe. M. Ahishakiye a souligné qu’auparavant, il prétendait parler un peu de Kiswahili plein de fautes qu’il appris dans l’entourage. Pierre Ahishakiye est un étudiant de l’Ecole normale supérieur (ENS) et ressortissant de la province de Kirundo qui a suivi avec succès la formation en Kiswahili standard. Il a indiqué que sa motivation à apprendre la langue Kiswahili à la Sapross-Burundi est qu’il a eu des difficultés à s’exprimer en Kiswahili et en Anglais lors de son séjour au Kenya après ses études au secondaire. Selon lui, il  a failli se perdre et  a fait recours à la langue anglaise  qu’il ne maîtrisait même pas bien tout en se basant sur des notions apprises en classe. M. Ahishakiye a souligné qu’auparavant, il prétendait parler un peu de Kiswahili plein de fautes qu’il appris dans l’entourage. Notre interlocuteur a fait savoir que la formation dont il a bénéficié en cette langue vient compléter ses connaissances en sciences appliquées. En tant que futur enseignant, M. Ahishakiye a signalé que la maitrise de la langue Kiswahili va lui permettre de bien dispenser les cours à l’endroit des élèves.  Il a fait remarquer qu’il ne ménagera aucun effort pour influencer son entourage à s’intéresser au Kiswahili standard.  Selon lui, l’apprentissage du Kiswahili standard confère au Burundi et aux Burundais à bien s’intégrer au sein de la Communauté est-africaine.Ayant grandie à l’intérieur du pays où on ne parle pas cette langue, Mme Nduwayezu, étudiante à l’ENS à la section d’Histoire et ressortissante de la province de Kayanza ne comprenait rien surtout que le Kwiswahili enseigné en classe est standard. Elle a rassuré qu’actuellement, elle s’exprime correctement en Kiswahili  et peut faire facilement les affaires dans des quartiers swahiliphones de Bujumbura comme dans les autres pays membres de la Communauté est-africaine. Elle fait savoir qu’elle va transmettre les connaissances acquises en cette langue en formant d’autres personnes, tant à l’école qu’en dehors. Mme Nduwayezu a lancé un appel à toutes les femmes et filles à s’intéresser à la langue Kiswahili  en se débarrassant des préjugés de la coutume burundaise la considérant comme une langue des personnes mal éduquées.

EZECHIEL MISIGARO

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