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Economie, Sciences, Education/formation

SAPROSS-BURUNDI > Evolution de l’apprentissage de la langue kiswahili standard

Le nombre d’apprenants va croissant

 

DSC 0038La Solution académique à la promotion du swahili standard au Burundi (Sapross-Burundi)  a contribué à l’évolution de l’apprentissage du kiswahili au Burundi.  Selon le représentant légal  de cette association, Pierre Claver Harerimana, le nombre d’apprenants va croissant. 

 

Le représentant légal de la Sapross-Burundi a indiqué, dans un entretien avec  la rédaction du journal <<Le Renouveau>> que cette association date de l’année 2000. Selon lui, la Sapross-Burundi a commencé en tant qu’un club appelé <<Njelani ya maarifa>> (Transmission des connaissances) et le kiswahili était considéré comme une langue médiocre.M. Harerimana a ajouté qu’après la décision du gouvernement d’enseigner le kiswahili à l’école primaire, au secondaire, à l’université ainsi que l’entrée  du Burundi au sein de la Communauté est-africaine, il s’est avéré que cette langue est devenue obligatoire. C’est là qu’est née l’idéer de créer la Sapross-Burundi comme une organisation reconnue par la législation et elle a été agréée en mars 2008.M. Harerimana a fait savoir que l’objectif de la Sapross-Burundi est de relever le défi lié à la méconnaissance de la langue kiswahili par les enseignants. Cette association a commencé à opérer dans les campus universitaires car le constat était que les étudiants qui terminaient leurs cursus et qui devaient aller enseigner dans les écoles secondaires se heurtaient à la méconnaissance de la langue Kiswahili. Ce sont ces enseignants qui  devaient former  en cette langue les élèves des écoles normales qui, à leur tour, forment les écoliers des trois premiers cycles du fondamental.M. Harerimana a signalé qu’à partir de 2008, la Sapross-Burundi délivre des certificats chaque année aux lauréats au bout d’une formation de 120 heures. La Sapross-Burundi a délivré jusqu’alors     3 871 certificats dont 179 décernés le samedi 24 août 2019. Auparavant tout le monde ne comprenait pas la raison  d’apprendre le kiswahili car les Burundais étaient toujours penchés sur les anciennes croyances que cette langue était parlée par les voyous et les bandits. 

Un appel au Gouvernement à appuyer les associations promouvant le Kiswahili

M. Harerimana a souligné que l’effectif de ceux qui apprenent le kiswahili augmente au fur et à mesure que les années passent et que les gens prennent conscience de l’importance de cette langue. Au début, les certificats délivrés étaient au nombre d’une dizaine et actuellement le flux est beaucoup plus accru qu’avant. Du point de vue genre, a-t-il dit, les femmes ne s’intéressent pas à la langue Kiswahili au même niveau que les hommes. Cela se manifeste dans les salles où se déroulent les formations et se délivrent les certificats. Il s’observe également au niveau des formateurs car 10 seulement sur les 50 que compte la Sapross-Burundi sont des femmes.M. Harerimana a fait remarquer que les femmes sont toujours bloquées par la coutume selon laquelle une fille qui parle swahili est considérée comme mal éduquée. Il a rejeté en bloc cette conception en affirmant que les femmes des pays où le kiswahili est prédominant ne sont pas celles qui ont une mauvaise éducation. Au niveau des formations, M. Harerimana a signalé que la Sapross-Burundi a des défis liés aux livres utilisés pour enseigner  Les auteurs ne convergent pas sur certaines matières. En plus de cela, il a relevé un manque de moyens financiers où pour toute activité organisée, elle compte sur les contributions des membres. M. Harerimana demande aux partenaires d’appuyer financièrement la Sapross-Burundi dans son processus de répandre le Kiswahili sur  le territoire national.La Sapross-Burundi compte implanter ses branches dans toutes les provinces du pays en vue de promouvoir la langue Kiswahili. M. Harerimana a interpellé le Gouvernement à appuyer les organisations et les associations qui œuvrent  dans la promotion de cette langue.

Ezéchiel Misigaro

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