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Economie, Sciences, Education/formation

UNIVERSITES> Carence d’enseignants du Kiswahili

La formation des étudiants en master et doctorat relèvera ce défi

 

DSC 0050Les universités burundaises font face à une carence de professeurs de Kiswahili surtout au niveau des programmes de master. Le professeur du Kiswahili aussi bien à l’Université du Burundi qu’aux différentes autres universités du pays, Dorothée Nshimirimana, a dernièrement fait savoir que ce défi sera  relevé par la formation des étudiants en Kiswahili pour l’obtention du grade de doctorat. 

 

Le professeur du Kiswahili aussi bien à l’Université du Burundi qu’aux différentes autres universités du pays, Dorothée Nshimirimana, a indiqué qu’elle a étudié le Swahili en Tanzanie pour l’enseigner. Mme Nshimirimana a fait savoir qu’elle a enseigné le Kiswahili depuis l’année 1993.Le professeur Nshimirimana a signalé que les universités qui la sollicitent étaient devenues nombreuses en fonction de l’entrée du Burundi au sein de la Communauté est-africaine.  Etant donné qu’elle était le seul professeur du Kiswahili, Mme Nshimirimana a souligné qu’elle a été débordée et a cherché à former des étudiants brillants en cette langue. Mme Nshimirimana  a signalé qu’elle les a encouragés et a fait une attention particulière envers eux en vue de leur faire aimer le kiswahili. Selon elle, certains de ces étudiants ont écrit et présenté leurs mémoires en Kiswahili.  Mme Nshirimana a fait remarquer que les universités ont dû recruter ces éléments comme professeurs assistants en Kiswahili pour faire face à la carence des enseignants au niveau du baccalauréat. 

Doter le pays des professeurs de Kiswahili suffisants 

« Il y a beaucoup de professeurs assistants engagés dans différentes universités surtout ceux qui ont fait le cursus des langues et littératures africaines  à la faculté des lettres et sciences humaines à l’Université du Burundi », a précisé le professeur Nshimirimana. Selon elle, ceux qui ont terminé le baccalauréat avec grand succès ont besoin du soutien ou de bourses d’études pour aller faire la maîtrise et le doctorat dans d’autres pays. Elle a poursuivi en disant que quelques uns ont pris l’initiative de contracter des crédits pour se payer le master en Kiswahili aux universités tanzaniennes mais qu’ils se heurtent au manque de dollars car ils paient en devises.Mme Nshimirimana a dit que  parmi ceux qui voulaient  décrocher le master et le doctorat en Kiswahili, certains ont dû poursuivre  à contrecœur les études dans d’autres domaines où ils ont obtenu les bourses d’études.  Cela étant, les universités burundaises ne disposent pas de professeurs suffisants nantis en Kiswahili pour former les étudiants qui font la maîtrise en cette langue. Le professeur Nshimirimana a fait remarquer que les universités des pays de la Communauté est-africaine sont prêtes à accueillir les étudiants burundais mais ils manquent de bourse ou d’appui financier afin de poursuivre le master et le doctorat en Kiswahili. Mme Nshimirimana demande au gouvernement, comme il le fait dans d’autres domaines, de payer les études pour ces étudiants qui veulent poursuivre le Kiswahili afin de doter le pays des professeurs  de Kiswahili suffisants. Mme Nshimirimana s’est réjoui que l’ENS (Ecole normale supérieure) qui a ouvert le programme de master en section Kirundi et Kiswahili, sans professeurs de Kiswahili, a pu en bénéficier de la part de la commission du Kiswahili en Afrique de l’Est. 

Ezéchiel Misigaro

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