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BRB> Echange des anciens billets

Une longue file d’attente s’observe

 

IMG 0808Le délai de changer les anciens billets que la Banque de la République du Burundi a accordée à a population s’est écoulé le 2 août 2019 alors qu’il y avait encore beaucoup de particuliers qui en avaient encore sur eux. Après ce délai, les gens  continuent à changer ces billets moyennant une décote de 5% sur le montant déposé. La rédaction  du journal « Le Renouveau du Burundi » a constaté une longue file d’attente lors de sa visite à la banque centrale le mercredi 7 août 2019. 

 

A notre arrivée à la BRB à 9h30, les agents de la police faisaient aligner les gens qui étaient venus pour changer leurs anciens billets. C’était dans le but d’assurer l’ordre car ces gens attendaient à l’extérieur la permission d’entrer. Certains d’entre eux avaient des numéros d’ordre et d’autres attendaient une autre série de distribution de numéros. Selon certaines personnes trouvées sur place, il y a des gens qui font la queue à partir de 4 heures du matin pour bénéficier les premiers numéros dans l’objectif de les vendre. La rédaction du journal « Le Renouveau » a pu voir un de ces gens qui avaient deux numéros : 20 et 99. Celui-ci a indiqué qu’il a acheté pour le premier numéro à      2 000 FBu et il cherchait à le vendre à 5 000 FBu pour garder le second.Selon un agent de la BRB, il existe un seul guichet chargé de changer les anciens billets et les gens entrent en groupe de 10 personnes pour qu’il y ait de l’ordre. L’existence d’un seul guichet provoque la lenteur dans cette opération. Certains parmi ceux qui sont en attente y trouvent une opportunité de s’approvisionner  les anciens billets moyennant un prélèvement de 10% pour changer au guichet de la BRB à une décote de 5%. Les gens qui ne veulent pas faire la queue ou ceux qui sont pressés  ou encore qui ont peur de rentrer sans être servis préfèrent céder leur  argent à ces usuriers. La rédaction du journal « Le Renouveau » a voulu savoir pourquoi ces personnes n’ont pas respecté le délai prévu. Un jeune homme trouvé sur place a signalé qu’il n’a pas été disponible pour changer son argent d’une valeur de 100 000 FBu en précisant qu’il travaille dans la République démocratique du Congo. Un autre homme et une femme ont fait savoir qu’ils ne se souvenaient plus qu’ils avaient encore ces anciens billets. D’autres encore ont expliqué qu’ils exercent le commerce de ces billets en les trouvant au bas prix à l’intérieur du pays pour les revendre à la banque centrale.Il convient de signaler qu’un agent de la BRB a tranquillisé la population en disant que le change des anciens billets et même ceux qui datent de longtemps, va continuer à s’appliquer à la décote de 5%. 

Yves Ndekatubane (stagiaire), Ezéchiel Misigaro

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