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Agriculture> Préparation du fumier organique de bonne qualité

Trois mois suffisent pour que le fumier soit prêt 

 

DSC03825Dans certaines régions du pays, les terres cultivables ont besoin du fumier pour être plus productives. Néanmoins, la plupart  des cultivateurs ont des difficultés à trouver les engrais chimiques à cause de la pauvreté et recourent au fumier organique. Dans un entretien avec la rédaction du quotidien Le Renouveau, Salvator Ntihabose,  moniteur  agricole rencontré sur la colline Mirama dans la zone Mubuga, commune et province de Gitega, a expliqué le processus de   préparation de ce fumier organique.

 

Trois mois suffisent pour que le fumier  organique  fabriqué soit prêt à être utilisé comme le signale M. Ntihabose. Selon lui, ce fumier est préparé dans une fosse de 1,5 m x 1, 5 m sur une longueur de 1 m. L’Etape suivante consiste à la mise en place du nécessaire dans la préparation. Il s’agit, entre autres, des tiges de bananiers découpées en petits morceaux, des feuilles de bananiers  sèches ou autre chose facilement décomposable, la cendre, le compost et enfin la NPK. Le moniteur agricole  précise aussi  qu’une fosse doit être composée de quatre couches. Pour la première couche, on commence par mettre dans la fosse les petits morceaux de tiges de bananiers, on met dessus les feuilles sèches de bananiers ou autres chose biodégradables, puis le cendre et le compost et enfin, on met la NPK qui facilite la décomposition et puis  on met de la terre dessus tout cela pour clôturer la  première  couche.  On fait de même pour les couches suivantes jusqu’à en totaliser quatre. « On arrose la  fosse  une fois par semaine, et le fumier est prêt à être utilisé après trois mois», précise M.Ntihabose. Il ajoute qu’une tige est aussi enfoncée  dans  la fosse permettant de vérifier si la décomposition est en train de se faire ou pas. « Si au touché, la tige est chaude, c’est que la décomposition va bon  train. Par contre si la tige est  froide, c’est que la décomposition a mal fonctionné ; on détruit directement toute la fosse », explique-t-il.  Sur la colline Mirama, ce fumier est préparé pour fertiliser essentiellement  les caféicultures ; mais M. Ntihabose fait  savoir que ce dernier est aussi  utilisable pour les autres cultures.

Eric SABUMUKAMA

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