Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

Marché de la zone urbaine de Kanyosha > A quand sa réouverture ?

Les petits commerçants deviennent de plus en plus impatients

 

DSC 6342Sur financement de l’Union européenne, six marchés de la municipalité de Bujumbura ont été réhabilités. Alors que d’autres marchés ont rouvert les portes, il y a quelques temps, pour celui de Kanyosha, les commerçants attendent longuement et impatiemment sa réouverture afin d’occuper les stands pour les quels ils ont payé de l’argent. Selon eux, il est temps, si ce n’est pas tard, que les choses soient claires. Ils se demandent si cette réouverture aura un jour lieu ou pas.  

 

Ils sont très nombreux à se retrouver, malgré eux, derrière le marché de Kanyosha après avoir déménagé du marché provisoire où ils ont été installés, non loin du cimetière de Nyabaranda, depuis le début des travaux de réhabilitation de ce marché. Arrivé aux alentours de ce marché, on remarque certains commerçants occuper des kiosques en bois, d’autres sont sous des parapluies et d’autres encore sont en plein air sous un soleil accablant. Tous ont un seul souhait, voir les travaux de construction de ce marché achevés et voir la réouverture des portes pour pouvoir exercer leurs activités dans de bonnes conditions.Ceux dont avec qui nous nous sommes entretenus trouvent que les travaux de réhabilitation de ce marché deviennent interminables. Ils commencent à désespérer car l’attente est devenue trop longue. A la question de savoir pourquoi les travaux de construction des stands sont presque suspendus, ils indiquent que c’est dû au fait qu’on a demandé beaucoup d’argent aux commerçants pour ces travaux alors qu’ils ne sont pas capable de les payer. « Demander six cent mille francs burundais à un petit commerçant qui a un capital de moins de trois cent mille francs burundais, cela dépasse l’entendement », a indiqué l’un d’entre eux. Selon lui, c’est peut être une façon d’éliminer les uns pour octroyer ces places aux autres sous prétexte qu’ils n’ont pas été capables de payer la somme demandée. En définitive, ces commerçants n’ont qu’une seule requête. « Il faut qu’on nous laisse construire les stands à la hauteur de nos moyens au lieu de nous exiger la somme que nous ne pouvons pas avoir. Sinon, le chemin est encore long pour pouvoir les construire d’autant plus qu’ici on n’a pas beaucoup de bénéfice pour pouvoir espérer qu’un jour on pourra être à la hauteur de payer cet argent  exigé pour la construction d’un stand». 

Astère Nduwamungu

Ouvrir