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Concours post fondamental> Difficultés rencontrées par les élèves qui échouent

Abandon de leur scolarité

 

DSC03153Les élèves qui ont échoué au concours n’ont pas le droit d’intégrer le cycle post-fondamental. Après la 9e année, ils  intègrent les écoles de métier. Intégrer ces écoles, attendre à la maison pour repasser le concours ou se chercher une occupation ce sont quelques unes des difficultés dressées devant eux après leur échec au concours. 

 

La première édition du Concours national de 9ème année, laquelle donne accès à l’école post-fondamentale a eu lieu en 2016. A cet effet, le Concours se fait désormais en 9ème année au lieu de la sixième comme c’était le cas dans l’ancien système. Mais, les élèves du nouveau système ne seront pas tous autorisés à poursuivre l’Enseignement général comme avant. Ceux qui auront échoué au Concours, après la 9e année, vont intégrer les écoles de métier. La plupart des élèves touchés par la mesure ont déjà laissé tomber définitivement l’école, d’autres se sont cherchés des occupations et sont passés à autre chose. 

« Certains quittent leurs familles pour aller chercher de l’emploi »

Après l’échec, les élèves réagissent différemment. Certains quittent leurs familles pour aller chercher de l’emploi dans des milieux urbains. C’est le cas de D.K qui, après avoir échoué au Concours est allé en ville chercher du travail. Aujourd’hui, elle est employée comme domestique et s’occupe des enfants. Pour elle, au lieu de rester à la maison, elle a préféré aller  « chercher la vie » afin de pouvoir aider sa famille malgré qu’elle n’ait pas pu continuer sa scolarité. Quant à Eric Ndikuriyo, il s’est heurté au refus de ses parents de lui donner les frais scolaires. « Mes parents ont refusé de me payer les frais scolaires quand je voulais aller m’inscrire ailleurs. Ils me disaient que ce serait une perte de temps. Je n’avais plus d’autre choix que d’aller chercher du travail », raconte-t-il. Et d’ajouter : « quand j’aurai l’argent nécessaire, je vais retourner à l’école ». Même cas pour W.B qui est actuellement chauffeur d’un taxi-vélo. Il a dû arrêter les études pour gagner le minerval. « Il a fallu que j’arrête d’abord temporairement les études et que j’aille chercher du boulot. Je retournerai à l’école quand j’aurais collecté l’argent nécessaire», explique-t-il. 

« Les filles préfèrent se marier »

Certaines filles sont victimes de la culture burundaise selon la- quelle «une fille doit rester à la maison pour s’occuper des travaux ménagers ou fonder un foyer». C’est le cas d’E.M qui a préféré le mariage à l’Enseignement post fondamental. C’était le seul moyen de survivre, selon elle. «Les filles ne sont pas faites pour les études. Elles doivent plutôt s’occuper des travaux du ménage » lance t-elle. Une autre difficulté rencontrée par ces élèves, c’est le refus de certains directeurs  de leur accorder des places dans leurs établissements. « A plusieurs reprises, j’ai cherché une place au sein de différents établissements, mais les autorités m’en ont réfusé sous prétexte d’effectifs élevés » dèplore A.B. Même constat chez les parents. Pour  C.N, certaines autorités exigent même des pots de vin. Nous, on n’a rien à donner », a-t-elle conclu.

Rodrigue Mfuranzima (Stagiaire)

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