Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

ENSEIGNEMENT> Les défis rencontrés par les vacataires dans leur métier

Ils font face à de multiples défis

000a009Le manque criant d’enseignants oblige les directeurs des écoles de recourir aux vacataires. Eustache Nzambimana, vacataire enseignant à l’école fondamentale de Gishiha, de la direction communale d’enseignement d’Isare, dit que les vacataires enseignants font face à de multiples défis.
Dans un entretien qu’il a dernièrement accordé à la rédaction du journal Le Renouveau, il a affirmé que le rôle des vacataires est d’une grande importante. « Il y a certaines classes qui n’ont  pas d’enseignants, n’eussent été le courage et la volonté de vacataires, les élèves ou les écoliers pourraient en payer le prix », a-t-il affirmé. Toutefois, il a fait savoir que lui et les autres vacataires rencontrent beaucoup de problèmes. « D’abord, nous travaillons sans salaire, mais il y a des besoins indispensables à tout enseignant pour qu’il puisse se tenir devant les enfants », a-t-il précisé.Pédagogue de formation, depuis 2012, il a été appelé à servir à cette école. Il y a deux ans qu’elle manque d’enseignants pour les deux classes d’où le recours à des vacataires. Il dit qu’ils sont confrontés à de multiples défis car ils peuvent enseigner toute une année sans avoir au moins une somme de dix mille francs burundais pour subvenir à leurs besoins.

Dans de telles conditions, M. Nzambimana affirme qu’il est difficile, quelques fois, de se tenir débout devant les enfants.Selon lui, l’autre défi majeur qui hante les vacataires est qu’il n’y a pas de lois qui les régissent. Eustache Nzambimana demande qu’il y ait un cadre au sein duquel les vacataires peuvent faire savoir leurs doléances.A part le défi relatif à l’insuffisance des moyens financiers, M. Nzambimana dit  qu’un autre défi  à mentionner c’est la rareté  des manuels didactiques pour certaines écoles. « Dans bien des cas, le vacataire occupe une classe qui a manqué carrément  un enseignant. Cela entraîne  un retard  déjà enregistré sur le calendrier scolaire, ce qui exigerait de rattraper le temps perdu ».  Il déplore aussi le fait qu’on ne compte pas pour ceux qui se donnent corps et âme au moment de l’engagement de  nouveaux enseignants au détriment de ceux qui n’ont contribué en rien.                                                                                 

Moïse Nkurunziza (Stagiaire)
                                                       

Ouvrir