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Elevage de porcs>Le profit tiré

En plus de la fumure organique, on y tire l’argent pour couvrir ses besoins

0000000aaaa10En passant dans différents milieux de la commune Gihanga en province de Bubanza, on observe l’existence d’une intense activité d’élevage de divers bétails. Hommes et femmes sont tous attachés à cette activité d’élevage. Dans un entretien qu’elle a accordé à la rédaction du quotidien Le Renouveau, Emelyne Nibigira,éleveuse de porcs sur la colline Rumotomoto, signale que le profit tiré de cet élevage lui permet de couvrir ses besoins.


Mme Nibigara témoigne que le profit tiré de l’élevage des porcs est incontestable. Elle poursuit en disant qu’elle a été motivée de faire l’élevage des porcs après avoir constaté leur rapide reproduction « J’ai puisé l’expérience  chez mes voisins et j’ai commencé avec trois porcelets », explique Mme Nibigira. Mais, poursuit-elle,  les besoins pour  les faire grandir sont chers.  Elle signale que, pour qu’un porcelet grandisse bien, il faut énormément de son de riz et cela coûte 200fr/kg. Le temps est aussi dispensé parce que, explique-t-elle, passé le stade porcelet, le porc a besoin de beaucoup d’aliments et souvent  composés souvent d’herbes fourrageres.Malgré toutes ces dépenses, Mme Nibigira est satisfaite du rendement de son activité. En plus, de la fumure organique, elle trouve aussi l’argent pour couvrir ses besoins.Elle précise que grâce à  ses bétails, toutes ses cultures sont bonnes grâce à la fumure organique procurée par ces derniers. Elle cultive ainsi  le maïs, le haricots, les légumes tout en utilisant le fumier issu de ses porcs. En plus l’éleveuse  Nibagira couvre aussi  divers besoins grâce a l’argent que lui procurent ces porcs. « Chaque truie met bas plus de cinq porcelets et  j’attends seulement un mois et demi  pour commences à les vendre à 40 000fr chacun», explique-t-elle.  L’interlocutrice signale qu’elle est aujourd’hui capable de payer les frais de sarclage et de récolte de ses cultures de riz. Mme Nibigira   signale qu’elle pratique cet élevage, depuis trois ans et se réjouit du rendement  de celui-ci. Elle projette aussi agrandir ce projet jusqu’ à avoir cinq truies et un verrat dans son étable.Elle interpelle les autres agri-éleveurs de tenter ce genre d’élevage car, argumente-t-elle,  les porcs se multiplient vite  et les porcelets sont moins chers contrairement aux autres bétails de taille moyenne.

Eric Sabumukama

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