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ZONE URBAINE DE NYAKABIGA> Les lamentations des vendeurs de fruits

Les clients viennent au compte-gouttes et leurs produits se déteriorent

Les vendeurs de fruits trouvent difficilement de clients ces derniers jours. Ce qui fait que leurs produits se détériorent et cela provoque une perte énorme. Cela ressort d’un entretien que Le Renouveau, a même avec certains vendeurs de fruits dans la zone urbaine de Nyakabiga, dans la municipalité de Bujumbura.
Beaucoup de gens n’ont pas d’argent en ce moment et de nombreuses familles se soucient peu des fruits, malgré qu’ils soient d’une importance capitale pour la santé humaine. Tels sont les propos des vendeurs de fruits, dans la zone urbaine de Nyakabiga. Ceux-ci affirment qu’ils s’approvisionnent à un prix élevé et enregistrent des pertes énormes. « J’ai investi beaucoup de moyens dans ce commerce et cela fait longtemps que je vends des fruits divers dans ce quartier, mais le profit n’est pas significatif », s’est indigné Ernest Gahungu, un des vendeurs de fruits dans cette zone.

Celui-ci a ajouté que le faible gain dans ce business, est dû au fait que les clients viennent à compte-gouttes. « On peut passer un jour ou deux sans avoir un client. Plus on n’achète pas, plus nos produits se détériorent car beaucoup d’entre eux ne durent pas longtemps, notamment, les fruits mûrs, à savoir les bananes, les avocats, les papayes, etc. », a-t-il ajouté.D’autres disent qu’ils manquent de clients parce que beaucoup de gens préfèrent aller s’approvisionner dans des alimentations. « Je ne dispose pas d’équipements de conservation de fruits pour les garder en bon état pendant longtemps. Quand ils arrivent dans ma boutique, les clients me disent que mes fruits n’ont pas les qualités escomptées car mal conservés. A cause de cela, je suis maintes fois obligé de jeter d’énormes quantités de fruits invendus», a informé Josiane Kaneza.Ces vendeurs de fruits demandent aux habitants des quartiers de la zone urbaine de Nyakabiga de tourner leurs regards vers eux. «Car, disent-ils, quand nous manquons de clients, nous ne gagnons rien et nous avons des difficultés à nourrir nos familles et à trouver les moyens nécessaires pour la scolarisation de nos enfants. Comme nous avons investi dans leurs quartiers, nous comptons énormément sur eux ».

Donathe Ndayisenga (Stagiaire)

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