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SOCIETE> Entretien avec des cultivateurs de Buterere

Ce  métier leur a permis de lutter contre la mendicité des leurs

00000a09Alors que certaines personnes, une fois atteintes par la pauvreté, font recours à la mendicité, certains cultivateurs de Buterere ont trouvé une solution adéquate. La rédaction du quotidien d’information Le Renouveau s’est entretenue le 26 avril 2019,  avec Grégoire Karenga et Roger Bukuru,  tous du quartier Buterere sur leur décision d’exercer ce métier.


M. Bukuru et M. Karenga sont des habitants du quartier Buterere qui ont choisi d’exercer le métier de cultiver et labourer les terres inoccupées de ce quartier pour éviter que leurs enfants ne deviennent mendiants. « Avant 2014, nous avions  un emploi rémuméré Avec la crise, notre patron est parti à l’étranger. Nos familles allaient mourir de faim. Nos femmes ne travaillent pas. Nous nous sommes mis ensemble, nous deux, pour voir ce que nous pouvons faire pour la survie de nos familles.

Comme il était difficile de trouver un emploi et que nous devons prendre en charge nos familles, nous avons choisi d’exploiter certaines terres en les louant auprès de leurs propriétaires avant de sèmer des plantes qui se récoltent très vite. Nous avons commencé par des légumes et des oignons. Voyant que la rentabilité était satisfaisante, nous avons redoublé d’effort. Nous cultivons un espace suffisant et nos familles vivent », racontent-ils.M. Bukuru et M. Karenga conseillent que chaque fois que l’on a la chance de travailler, il faut le faire. Nos interlocuteurs expliquent que c’est une honte de voir des personnes qui se mettent dans la rue pour mendier en même temps qu’elles poussent leurs enfants dans la rue pour avoir de l’argent , ont-ils déploré.Ils disent que leurs enfants n’ont pas stoppé les études et leurs femmes aussi trouvent du pain au quotidien. Ils lancent un appel à toute personne qui est en âge de travailler, d’utiliser son  intelligence plutôt que de croire que la manne retombera du ciel. Plutôt, ils conseillent les gens en quête d’emploi à être créatifs.

Irene Niyongabire (Stagiaire)

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