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Economie, Sciences, Education/formation

TEMOIGNAGE> Introduction du cours d’entrepreneuriat à l’école fondamentale

Il a permis aux élèves de confronter les théories de la classe à la réalité au quotidien

Pas mal d’élèves étudient mais ne voient pas ce qu’ils auront à faire avec certains cours si ce n’est seulement que de briser leurs méninges pour rien. Adrien Ndoricimpa, un jeune diplômé qui s’est entretenu dernièrement avec la rédaction du quotidien burundais d’information Le Renouveau, a témoigné sur l’introduction du cours d’entrepreneuriat à l’école fondamentale
« Juste dans les premiers jours, nous ne voyions pas  pourquoi on avait introduit certains cours au programme existant. Les enseignants essayaient de nous faire comprendre l’importance pour nous les jeunes apprenants, mais il était difficile  de le comprendre. J’ai compris la nécessité de ce dernier lorsque j’ai terminé mes études secondaires », raconte M.Ndoricimpa.Il fait savoir qu’il a passé quelques jours à la maison sans rien faire mais que, finalement, il a constaté qu’il était en  train de perdre. C’est à partir du troisième mois qu’il a décidé de demander une somme d’argent à son père pour commencer un petit métier.Son père a été très enthousiasmé par l’initiative de son fils parce qu’il a vu que,  quand même, son fils pensait à son avenir et qu’il n’était pas  fainéant. « J’ai commencé par de petits articles pour voir si les clients allaient s’habituer à venir acheter mes produits. Oui, c’est un travail qui demande d’abord du temps et encore de la patience puisqu’il arrive que, un jour se termine sans avoir au moins cinq mille francs.   Lorsqu’on n’est pas patient, on peut abandonner et quand on abandonne, on échoue», s’exprime-t-il

« La patience est nécessaire dans le commerce »

M.Ndoricimpa indique qu’au fur et à mesure que les jours avançaient, il ajoutait d’autres articles. Si bien que, pour le moment, d’autres articles il a construit son magasin et, il a une place au marché de Kamenge.L’initiative de M. Ndoricimpa lui a permis d’être très responsable puisqu’il a décidé de payer les frais scolaires de ses deux petits frères, ce qui ne peut ne pas soulager ses parents. Sa mère, elle aussi, témoigne que son enfant a bien choisi plutôt que de rester à la maison sans rien faire. Il lance un appel vibrant aux autres jeunes comme lui, de voir comment faire pour essayer de faire face aux besoins quotidiens.

IRENE NIYONGABIRE(STAGIAIRE)

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