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BANQUES> Leur rôle dans le développement

Les Banques ont le rôle de mobiliser l’épargne

Les banques présentent un grand rôle dans le développement. Cependant, au Burundi, ce secteur connaît  quelques difficultés en ce qui concerne la pénétration et la mobilisation de l’épargne. Cela a été dernièrement dit par l’économiste Janvier Nkurunziza dans sa présentation, lors de l’atelier organisé par l’Association des banques et établissements financiers (Abef).


Les banques au Burundi ont le rôle de collecter  l’épargne, le financement de l’innovation, la création d’emploi, le paiement des taxes et la facilitation des paiements nationaux et internationaux,  a indiqué Janvier Nkurunziza. Ainsi, a-t-il poursuit, le système financier développe facilement l’entrepreneuriat par la mobilisation de l’épargne productif, l’allocation des ressources de manière efficiente, l’amélioration de la gestion du risque et la production de l’asymétrie informationnelle.L’institution financière présente une faible pénétration au Burundi. L’économiste fait savoir que 7% de la population burundaise a un compte bancaire. Les banques restent concentrées dans les milieux urbains pour un pays dont la population est majoritairement rurale. Le taux créditeur est trop faible pour attirer l’épargne et peu de banques contrôlent le marché.En ce qui concerne la mobilisation de l’épargne, il a mentionné que cette dernière  a connu une augmentation en 1995 jusqu’au milieu des années 2000. Elle a connu une chute progressive de 10% en 2003 à 5% en 2018. Le prix du crédit semble trop éloigné du coût marginal. La demande du crédit peut être inélastique quel que soit le taux d’intérêt.Le système extractif mobilise peu d’épargne. D’après le présentateur, cela est dû au manque d’innovation, d’investissement et l’épargne qui n’est pas assez focalisée vers le client.D’après lui, cette faible mobilisation de l’épargne est causée par le risque politique dû au cycle d’instabilité, le risque économique dû à l’instabilité macroéconomique, le risque d’investissement et l’absence des politiques adaptées au besoin de mobilisation de l’épargne.Il a précisé qu’il existe un potentiel d’amélioration du secteur bancaire au Burundi.Eric Mbazumutima

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