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MINEAGRIE> Point de presse du mardi 9 avril 2019

Programme de mise en œuvre de la journée dédiée à l’environnement

 

DSC 0830Le ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’ élevage Déo Guido Rurema a animé le mardi 9 avril 2019, au siège dudit ministère, un point de presse sur le programme de mise en œuvre de l’ordonnance ministérielle fixant la journée dédiée à l’environnement et celle portant interdiction de plantation des essences forestières absorbant beaucoup d’eau dans les périmètres de protection des sources d’eau.   

 

Pour Déo Guide Rurema, ministre en charge de l’Environnement, le Burundi est un petit pays mais doté d’un patrimoine naturel précieux. Les précipitations y sont abondantes, son réseau fluvial est dense, des terres arables et des marais fertiles et des lacs d’eau douce génèrent une large variété de services éco -systémiques tout en soutenant directement la vie et les moyens de subsistance de la population.Il s’observe une dégradation de l’environnement causée principalement par des actions d’ordre anthropique, entre autres, la déforestation, les constructions anarchiques, la plantation d’arbres absorbant beaucoup d’eau dans les sources, les marais et zones humides ainsi que les activités agro-pastorales non conformes à la réglementation en vigueur.

Des conséquences se remarquent  

M. Rurema  a dit que la destruction de l’environnement a des conséquences multiples : l’irrégularité des pluies, l’érosion, les inondations ou la sécheresse prolongée provoquant le tarissement des sources d’eau et la diminution du niveau de l’eau des lacs et des rivières. Il a informé que sur le total de vingt-quatre mille sept cent-quatre-vingt- sept(24 787) sources d’eau dont le Burundi dispose, deux mille cinq cent-huit (2 508) ont déjà séché (soit 10,1%) et quatre mille quatre cent-dix huit (4 418) soit (17,8%) en cours de tarissement. Si rien n’est fait, elles risqueraient de sécher complètement. Compte tenu de la position géographique qu’occupe le Burundi, notre pays utilise des sources d’eau hydrauliques internes et ne dispose pas de cours d’eau provenant de l’extérieur ; plutôt il alimente d’autres pays.Pour protéger l’environnement, précise M. Rurema, l’Etat du Burundi à travers le ministère en charge de l’environnement venait de mettre sur pied une ordonnance conjointe instituant jeudi comme Journée nationale dédiée à l’environnement et une ordonnance interdisant la plantation d’arbres absorbant beaucoup d’eau dans les périmètres de protection des sources d’eau, les bas-fonds et marais.Dans le but d’harmoniser ses activités, le ministère en charge de l’environnement vient de mettre en place un programme de travaux de protection de l’environnement tous les jeudis, durant les trois prochains mois. Ces travaux seront centrés sur le traçage des fossés antiérosives, le dessouchage des arbres absorbant beaucoup d’eau, dans les sources, les marais et les bas-fonds.Le ministre Rurema a émis des recommandations aux différents techniciens du ministère plus particulièrement les agronomes et les moniteurs collinaires  de vaquer à leurs activités et de transmettre les rapports hebdomadaires, mensuels et trimestriels y relatifs.

Aline Nshimirimana

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