Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

AGRICULTURE> Entretien avec le représentant légal du Fopabu

Le Burundi doit multiplier des expériences pour rendre plus utiles la transformation de ses produits

 

DSC00159Le Forum des organisations des producteurs agricoles du Burundi(Fopabu) tient à  multiplier des fora et des foires sur plan  régional, provincial et même national en vue de rendre agréable la transformation des produits locaux.    

 

Le quotidien « Le Renouveau» s’est entretenu, le vendredi 15 mars 2019 avec le représentant légal du Forum  des organisations des producteurs agricoles du Burundi(Fopabu), Paul Minirakiza, sur ce que le Burundi doit faire en vue de rendre plus utiles la transformation de ses produits.  Pour commencer, il a fait remarquer que ledit Forum a été créé en 2009 sous l’initiative de six faîtières  avant que les organisations de producteurs n’adhérent. Et d’ajouter que pour le moment, Le Fopabu compte 15 organisations faîtières qui sont dans les différentes filières agricoles du pays. Il y a notamment les caféiculteurs, les théiculteurs, les palmeculteurs,  les riziculteurs,  les cotonniers, … Ces organisations totalisent un  million et demie des membres. Selon lui, ses différentes missions effectuées dans la sous-région et à l’étranger lui a permis d’acquérir pas mal d’expériences. Il a précisé qu’il s’y rendait pour l’apprentissage de paysans à paysans en vue de partager des expériences et de se rendre compte de l’état des lieux des producteurs des autres pays. Cela lui a permis de voire comment ils s’organisent, comment ils collaborent avec les institutions étatiques, comment ils collaborent avec les organisations d’appui et mêmes certains bailleurs qui financent le secteur agricole. 

Les autres pays sont plus avancés dans la transformation agro-pastorale

Il s’est rendu compte que les autres pays sont avancés dans la transformation de leurs produits vivriers par rapport aux producteurs burundais. C’est là qu’il laissé entendre que le Burundais transforme ses produits avec peu de sous-produits alors qu’ailleurs il y a beaucoup de sous-produits qu’on transforme.Il a donné l’exemple de la filière manioc. En effet, au Burundi, quand on transforme le manioc, on a une dizaine de sous-produits. Au Cameroun où  il avait participé à une plate-forme dans une région de l’Afrique centrale, on transforme le manioc en 42 sous-produits. Il est question de voir comment transformer beaucoup de sous-produits dans plusieurs filières à côté de la filière manioc.  

Initier les jeunes à l’agriculture

M.  Paul Minirakiza estime qu’il faudra dès lors chercher les autres producteurs œuvrant dans le secteur agricole pour qu’ils puissent faire aussi des voyages d’études pour améliorer davantage la production burundaise. Encore faut-il qu’on cherche des emplois aux jeunes. Mais ceux-ci ne s’intéressent pas à l’agriculture et l’élevage. D’après lui, il va essayer de les sensibiliser en leur faisant visiter différentes organisations en vue de susciter leur intérêt en cette matière. Il a indiqué que les jeunes doivent mettre leur force en valeur étant donné qu’ils en ont la capacité. Il faut qu’ils travaillent pour le Burundi, leurs communes, leurs provinces ; bref, ils doivent conjuguer leurs efforts pour la valeur ajoutée de notre production. Il a noté qu’il y a beaucoup de potentialités au Burundi mal exploitées.

MASTA SHABANI         

Ouvrir