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AGRICULTURE> Un agri-éleveur témoigne sur les défis rencontrés

«Les industries de conservation et de transformation nous font défaut»

 

IMG 1110Les petits agriculteurs rencontrent pas mal de difficultés dans l’exercice de leur métier. Il s’agit notamment des problèmes de débouchés, de l’utilisation des techniques modernes et bien d’autres. L’agri-éleveur Antoine Bacanamwo témoigne.  

 

Antoine Bacanamwo est un habitant de la commune Bugendana de la province de Gitega qui vit de l’agriculture et de l’élevage.Rencontré sur la colline Kibungo de la même commune, M. Bacanamwo nous a dit que dans sa vie quotidienne, il s’occupe des travaux champêtres ainsi que de l’élevage de chèvres et de moutons. Parlant de l’agriculture, il trouve que le problème majeur concerne les débouchés. Les cultivateurs n’ont pas d’industries de conservation et de transformation pour vendre leur surplus. «Faute de ces industries de transformation, nous sommes obligés de vendre nos récoltes à vil prix pour nous en débarasser ». Il explique eneffet que les cultures sont en majorité des produits périssables, notamment les tomates, les ananas et les légumes.Le deuxième problème se trouve au niveau de l’utilisation des techniques modernes. En effet, explique notre interlocuteur,  nous avons un manque de connaissance sur l’identification du sol sur lequel il faut cultiver. Un autre problème  se trouve au niveau de savoir quel type de culture il faut adopter sur quel type de sol, ce qui entraîne des répercussions sur la  production.Au niveau du financement du secteur de l’agriculture, il  mentionne que consécutivement à l’absence de fonds nécessaires, il fait face au manque de semences sélectionnées et d’engrais chimiques suffisants qui pourraient accroître le rendement.M. Bacanamwo demande au gouvernement de former les agriculteurs sur les techniques modernes d’agriculture afin d’accroître le rendement, de mettre en place des industries de conservation et de transformation et à de trouver des débouchés.L’agriculture et l’élevage  constituent l’un des secteurs clés pour la sécurité alimentaire au Burundi. Le secteur de l’agriculture fait vivre la majorité  des Burundais. En  plus  des conditions climatiques favorables, le Burundi dispose d’une population  laborieuse,  une  population  jeune à 52%.

Eric Mbazumutima

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