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ENTRETIEN> Quatre questions à Sylvère Bankimbaga, Administrateur de la Banque Commerciale du Burundi

Monsieur Sylvère Bankimbaga est Administrateur-Directeur Général adjoint de la Banque Commerciale du Burundi, leader de son marché dans un espace financier composé de 10 banques. Membre du Club des dirigeants de Banques et d’Etablissements de Crédit d’Afrique depuis plusieurs années, Monsieur Sylvère Bankimbaga occupe le poste de vice-président du Bureau depuis trois ans. En marge des Journées Annuelles du Club tenues à Lomé en février dernier, il s’est prêté aux questions d’Ecodafrik.

 

Ecodafrik (E) : Quelle appréciation faites-vous de cette édition des Journées annuelles du Club des dirigeants de banques et d’établissements de crédit tenues à Lomé ? 

Sylvère Bankimbaga (SB) : Le Club est une organisation de professionnels de banques. C’est toujours un plaisir d’avoir des réflexions avec les membres du Club. Bien évidemment, l’on doit l’existence du Club  au professeur Alain Le Noir qui est l’un des membres fondateurs du Club. Depuis ma première participation aux activités du Club, je n’arrête pas de concourir à l’animation de la vie du Club soit deux fois par an. Notamment, une fois pour les Journées Annuelles qui se tiennent dans un pays du continent et aussi une fois en dehors du continent lors du Forum d’été. 

E : Vous êtes un banquier exerçant en Afrique de l’Est et membre du club. A ce titre, quelle expérience vous a le plus marqué dans la démarche du club ?

SB : C’est vrai qu’il n’y a pas véritablement beaucoup de membres de l’Afrique de l’Est qui ont adhéré au Club. Mais cela s’explique, car au départ, il était seulement destiné à l’Afrique francophone et pratiquement l’Afrique de l’Ouest.Mais après plusieurs années, le Club commence à s’ouvrir et c’est ainsi qu’on a commencé à participer. Pour mon pays, il y a déjà trois banques sur 10 qui ont adhéré. Le Club est aujourd’hui en train de s’ouvrir au continent tout entier. Par exemple, le Club est partenaire de l’Association professionnelle des Banques de l’Afrique de l’Est. A ce propos, il y a déjà un projet d’organisation des journées annuelles du Club dans mon pays qui est le Burundi entre février 2020 ou février 2021.

E : En 30 ans de vie, le Club enregistre d’énormes acquis. Etant membre du bureau exécutif du Club, quels sont les perspectives d’avenir ?

SB : La nouvelle mission confiée au Bureau consiste à intéresser beaucoup d’autres banquiers notamment ceux de l’Afrique centrale à adhérer au Club. Dans mon pays, par exemple, je suis venu avec le président de l’Association des professionnels de banque et d’établissements financiers. C’est pourquoi, nous avons convenu d’informer les autres banquiers de notre zone. Je sais déjà qu’il y a beaucoup de professionnels du secteur qui seront intéressés.En octobre, le club tient un séminaire top management à Tunis. J’ai promis au club la forte participation des dirigeants de banques de mon pays, ne serait-ce que les jeunes dirigeants de banques ainsi que des présidents de Conseils d’administration. Car c’est une bonne occasion de mettre à niveau les connaissances et les pratiques de la profession. 

E : Un mot pour conclure ?

SB : Le club doit s’ouvrir à toute l’Afrique en n’oubliant pas non plus l’Afrique anglophone. Nous avons les mêmes pratiques avec ce qui se fait chez nos voisins notamment le Kenya qui est très avancé dans la digitalisation. Nous devons nous ouvrir aux professionnels de l’Afrique du Sud qui a des banques plus importantes mais qui ne participent malheureusement pas à nos foras. Nous avons beaucoup plus à apprendre. Et c’est mieux aussi parce qu’il s’agit de se former et aussi de s’informer grâce aux foras dans nos zones économiques et hors de l’Afrique de l’Ouest. Ce, pour pouvoir bénéficier de beaucoup de membres et faire des formations afin de permettre aux membres de s’ouvrir au business de la banque. 

Balguissa Sawadogo

Ecodafrik

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