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Femmes vendeuses> Leurs conditions de vie à la veille de la Journée internationale de la femme

Leur intérêt a diminué

 

IMG 101620Les femmes vendeuses de fruits au centre- ville,  obtenaient un important gain, à voir les clients qu’ils recevaient.  A partir de ce gain, elles arrivaient à satisfaire à quelques besoins familiaux et venaient ainsi en aide à leurs maris. 

 

Après avoir été chassées du centre ville, elles se lamentent disant qu’elles ne parviendront pas à avoir ce qu’elles avaient l’habitude de gagner.  Evelyne Nimbona, une vendeuse d’ananas au marché de Kamenge que la rédaction du quotidien burundais d’information «  Le Renouveau » a trouvée sur terrain, dit que pour elle, les conditions de vie ont changé. « Quand nous étions au centre-ville, je parvenais à vendre tout ce panier d’ananas et j’obtenais une somme non négligeable, en rentrant à la maison, je me sentais comme une femme de business et, des fois, j’achetais d’autres types de fruits pour mes enfants », s’exprime Mme Nimbona.

La journée du 8 mars ne sera pasbien préparée

Les femmes interviewées sur la journée de la femme disent que cette dernière arrive au moment où elles sont dans la pauvreté. Elles signalent que vendre des fruits au quartier réduit le niveau de revenu. « D’abord au marché de Kamenge, c’est là où les autres vendeuses viennent s’approvisionner et, quand l’on se met à part pour vendre, les clients nous exigent un prix très bas parce que quand on refuse, ils se rendent chez les grossistes et achètent à moins cher », continue Mme Nimbona.Jeanne Kamariza , une autre femme vendeuse de bananes mûres et de mangues, parle des méfaits de vendre dans un quartier périphérique. « Les clients viennent rarement parce que quand nous vendions au centre ville ceux qui quittaient leurs bureaux achetaient en passant et cela nous avantageait en ce sens qu’immédiatement, nous pouvions aller chercher d’autres fruits pour les vendre le lendemain », signale Mme Nimbona.Malgré qu’elles n’exercent plus au centre-ville, ces femmes sont obligées de s’adapter à la nouvelle situation.

Irène Niyongabire (stagiaire)

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