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Economie, Sciences, Education/formation

Enseignement> Impact du surnombre des élèves sur sa qualité

La baisse du taux de réussite est remarquable

 

IMG 455Le Lycée municipal de Musaga est l’une des écoles qui renferment un grand nombre d’élèves dans les classes. Lors d’un passage à cette école, la rédaction du journal le Renouveau a remarqué qu’une classe qui devrait accueillir cinquante (50) élèves peut  en accueillir cent cinquante(150). Tel est l’avis d’une autorité rencontrée sur place qui a estimé que cela a des conséquences néfastes sur la qualité de l’enseignement.  

 

Certaines écoles sont dépassées par le surnombre des élèves, une classe qui devrait  contenir cinquante(50) élèves peut facilement en contenir cent cinquante(150). A l’état actuel, on peut facilement trouver quatre élèves assis sur un même banc  pupitre. Pour Pascasie  Gateretse, préfet des études au Lycée municipal de Musaga, le surnombre des élèves a une incidence fâcheuse sur la qualité de l’enseignement en général et en particulier sur le taux de réussite.Le surnombre des élèves est dû principalement à l’insuffisance des écoles publiques dans la zone Musaga, le Lycée municipal étant la seule école qui a un cycle complet, en plus, la plupart des parents de cette zone ont un faible pouvoir d’achat. Ce qui explique le fait de vouloir faire inscrire leurs enfants dans une école la plus proche  de la maison pour éviter les frais de déplacements et autres besoins de l’enfant, ajoute Mme Gateretse. A cause de ce surnombre, il est difficile de contrôler les mouvements des élèves.  Certains élèves se montrent des fois impolis parce que l’encadrement est quasiment difficile. Et puis, au moment de la prise des notes, les élèves ne sont pas à l’aise, parce qu’ils prennent mal des notes. De ce fait, ils étudient mal.Selon toujours Mme Gateretse, il est difficile de donner des interrogations dans une classe de cent-cinquante élèves. Le cycle supérieur donne des examens en série, et cela est anti-pédagogique, car dit-elle, l’examen ne se passe pas dans les mêmes conditions ; et puis, les enseignants doivent fournir beaucoup plus d’efforts lors des apprentissages, ainsi  que lors de la correction des copies des examens.Mme Gateretse a demandé qu’il y ait construction d’une autre école qui pourrait aider à accueillir les élèves de cette zone. Elle a lancé un appel aux entrepreneurs privés, de songer à créer des écoles privées dans cette zone, car cela pourrait désengorger le Lycée municipal de Musaga.

Aline Nshimirimana

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