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ENTREPRENEURIAT> Promotion de la libre entreprise

Des actions en cours pour entreprendre le climat favorable des affaires

 

Nouvelle image 6Dans le cadre de la promotion de la libre entreprise au Burundi, les différents intervenants dans ce secteur poursuivent des actions pour entreprendre un climat des affaires favorable.  Il s’agit, entre autre de la campagne qui vise la réduction des exigences en matière de création d’entreprise et des études sur les contraintes juridiques que rencontrent les entrepreneurs burundais et étrangers pour entreprendre au Burundi.      

 

Le gouvernement du Burundi n’étant plus en mesure d’embaucher tous les demandeurs d’emploi, ces derniers sont appelés à adopter une culture entrepreneuriale. Celle-ci  doit alors être facilitée par des politiques de la libre entreprise, celle-ci étant définie comme la liberté de créer et d’entreprendre sans aucune barrière. 

Créer l’emploi afin de  diminuer  la pauvreté et le chômage

Selon le directeur exécutif du Centre de développement des entreprises dans la région des Grands lacs (CDE), Aimable Manirakiza, la stimulation d’une entreprise est de permettre à plus de personnes de comprendre les bienfaits liés à la libre entreprise. Avec la création des entreprises, il doit y avoir aussi la création de l’emploi quitte à ce qu’il y aura à la fin la diminution de la pauvreté et du chômage. M. Manirakiza explique que cette pauvreté est causée par la mauvaise qualité des institutions qui incite l’informel et la prédation au détriment des activités entrepreneuriales. Les institutions inclusives sont plus favorables à la création de richesse que les institutions publiques.D’après lui, la liberté est la solution à la pauvreté. « Plus les gens sont pauvres, plus ils ont besoin d'accéder à des alternatives informelles et fléxibles, et plus ils ont besoin d'opportunités pour faire preuve de créativité ». Selon le rapport doing business, le taux de revenu au Burundi s’évalue à 29% par année. « C’est très difficile qu’un Burundais puisse créer une entreprise avec un revenu de 0,8% par jour, malgré les avancées significatives au niveau de l’Agence de promotion des investissements (Api) qui a déjà mené des réformes », indique M. Manirakiza.

Les petites et moyennes entreprises contribuent beaucoup plus dans les recettes de l’Etat

Selon Bruce Vaillant Ntangibingura, cadre au BBIN (incubateur d’entreprise au Burundi), plus de 2 000 entreprises sont enregistrées à l’Api. « Même si ce sont les grandes entreprises qui sont beaucoup plus mises en avant, les petites et moyennes entreprises (PME) contribuent beaucoup plus dans les recettes de l’Etat et même la création de l’emploi à travers les réformes qui peuvent être mises en place et comment les PME peuvent être beaucoup plus être considérées ».Pour qu’il y ait une transformation, d’après toujours M. Ntangibingura, il faudrait qu’il y ait une production pour l’autoconsommation suffisante. Pour M. Manirakiza, le rôle des professionnels des médias dans la promotion de la libre entreprise est d’une grande importance. Leur rôle est d’influencer plus de gens au Burundi par rapport aux bienfaits des agents de développement «les entrepreneurs» par la promotion des idées, dans leurs programmes, qui peuvent réduire les barrières du climat des affaires au Burundi.

Une campagne qui vise la réduction des exigences en matière de création d’entreprise

Les intervenants sont en train de mener une campagne qui vise la réduction des exigences en matière de création d’entreprise. Selon toujours M. Manirakiza, le gouvernement burundais a mis en place des procédures pour créer une entreprise, ce qui signifie que les entrepreneurs potentiels se heurtent à des obstacles importants et parfois insurmontables. En conséquence, bon nombre de ces entrepreneurs se tournent vers la vaste économie informelle. « Nous croyons que les meilleures idées entrepreneuriales sont inutiles si une bureaucratie impénétrable entrave la commercialisation de ces idées », précise-t-il.M. Manirakiza fait savoir que cette campagne vise à réduire au minimum les coûts pour démarrer une nouvelle entreprise, l’une des étapes les plus critiques pour une économie prospère, permettant aux individus de répondre aux besoins de chacun et de créer de la valeur pour réduire la pauvreté. Elle vise également la théorie de changement à travers les campagnes médiatiques ; les discussions directes avec les décideurs pour expliquer les inconvénients de la réglementation des entreprises. Il s’agit aussi de mener des études auxquelles les autorités peuvent s’inspirer pour réduire les coûts de la réglementation et éduquer plus de gens sur le pourquoi ils doivent demander les meilleurs politiques économiques.Le consultant indépendant dans le domaine économique, Siméon Barumwete, mentionne, quant à lui, qu’une recherche est en train d’être réalisée sur les contraintes au climat favorable aux affaires au Burundi. Cette recherche aidera à identifier les réformes à mettre en œuvre pour attirer les investisseurs au Burundi. Elle analyse les contraintes juridiques que rencontrent les entrepreneurs burundais et étrangers pour entreprendre au Burundi et les contraintes qui bloquent la libre entreprise  au Burundi selon les études «Doing business» de la Banque mondiale. M. Barumwete indique qu’un document de recherche sur les contraintes juridiques pour entreprendre  au Burundi selon les indicateurs de réformes du « Doing business » de la Banque mondiale sera produit. A base des recommandations, il sera produit un document « policy brief » qui pourra intéresser les décideurs  de la réforme de la justice et de l’état de droit afin de faciliter les affaires au Burundi selon l’indicateur « créer une entreprise »  de la Banque mondiale.Une autre étude est en cours sur les contraintes de l’entrepreneuriat. M. Ntangibingura précise que l’étude a pour objectif global d’analyser les contraintes qui bloquent le développement de l’entrepreneuriat au Burundi. Plus spécifiquement, l’étude va élucider les contraintes que rencontrent les entrepreneurs Burundais pour la certification des produits et pour avoir le statut légal de leurs entreprises. 

L’économie burundaise repose sur différents secteurs

L’économie burundaise, selon les données de l’Agence de promotion des investissements (Api), repose sur le secteur primaire dont la contribution au Produit intérieur brut (PIB) s’établit à 43 %. Les activités agricoles sont dominées par les produits vivriers et, en ce qui concerne l’exportation, par le café et le thé dont la filière est en faible croissance. Le second secteur qui contribue le plus au PIB est celui des services (32 %), qui s’est développé ces dernières années à la faveur des investissements dans les nouvelles technologies de l’information, notamment les télécommunications GSM qui sont devenues un facteur important dans la lutte contre les effets de l’enclavement. Au cours des dernières années, ces technologies ont connu une croissance de l’ordre de 6 à 8 %. Le secteur de la transformation (25 %) occupe une place beaucoup plus modeste, son essor étant bridé par tous les facteurs économiques et sociaux qui sont à l’origine de la pauvreté structurelle du pays (petite taille, enclavement, faible capital humain, risque politique…). Le secteur industriel repose sur des industries agro-alimentaires auxquelles s’ajoutent les activités relevant de l’aménagement des infrastructures de base comme la construction, les travaux routiers et les chantiers publics ouverts dans les domaines de l’accroissement des capacités de production énergétique. 

Propos receuillis par Eric Mbazumutima

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