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Economie, Sciences, Education/formation

Saison culturale A> La récolte attendue

La production sera mieux par rapport à celle de l’année dernière

 

DSC07150 1La rédaction du journal Le Renouveau s’est entretenue, le mardi 8 janvier 2019, avec quelques agriculteurs de la localité de Sororezo II de la zone Muyira en commune Kanyosha de la province de Bujumbura sur la récolte attendue de la saison culturale A. Ils estiment que la production sera mieux par rapport à celle de l’année dernière.  

 

La  localité de Sororezo II regorge d’une population qui associe l’agriculture au petit commerce et autres métiers comme la maçonnerie, la couture, le travail de domestique, etc pour gagner la vie au quotidien. Selon les agriculteurs de cette localité, ils ne peuvent pas se consacrer seulement à l’agriculture à cause du morcèlement des terres arables. Anne Marie Nshimirimana, une des agricultrices de Sororezo a indiqué qu’elle a cultivé trois parcelles et y a pratiqué trois cultures : le manioc, le haricot et le maïs. Elle a fait savoir que les pratiques culturales qu’elle utilise sont archaïques. Il s’agit de semis à la volée. Néanmoins, Mme Nshimirimana a signalé qu’il fertilise ses champs avec de l’engrais chimique étant donné qu’elle manque de fumure organique. Elle a souligné que les terres de la localité sont  sur une pente forte d’où l’érosion emporte les éléments nutritifs du sol dans les vallées.La cultivatrice Nshimirimana a précisé que ses cultures et celles de gens de sa localité sont admirables de part la verdure de son feuillage et la vigueur des tiges et des gousses des haricots. Elle a par conséquent conclu que la récolté sera mieux par rapport à celle de la même saison durant l’année dernière.  Elle a dit qu’elle ne peut pas estimer la quantité exacte de la récolte attendue car elle commence à la consommer étant encore dans le champ. Mme Nshirimana a dit que le haricot produit dans ses champs peut être consommé pendant 2 mois dans son ménage de 7 personnes tandis que le maïs est totalement consommé frais. Au cours d’autres mois, le ménage fait recours au marché. Eric Bacanamwo de la même localité de Sororezo a, quant à lui, deux petites parcelles. Il y cultive le maïs et les arachides. Comme Mme Nshimirimana, M. Bacanamwo utilise les méthodes culturales traditionnelles. La raison qu’il avance est que la terre est moins fertile et il ne récoltera qu’une très petite quantité s’il pratique le semis en ligne bien qu’il utilise l’engrais chimique pour fertiliser ses champs. M. Bacanamwo a abondé dans le même sens en disant que la production sera bonne par rapport à celle de l’année écoulée.Néanmoins, la quantité que le cultivateur Bacanamwo compte produire reste faible car l’étendue des terres dont il dispose est très petite. Il s’approvisionne en vivres presque durant toute l’année.

Ezéchiel Misigaro

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