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Edmond-Aimé Kabushemeye Nkinzo en est l’initiateur

 

DSC 0459Edmond-Aimé Kabushemeye Nkinzo est un jeune burundais de 31 ans. Il est l’initiateur de disposition des touches en Kirundi sur le clavier de l’ordinateur. En installant le logiciel, ce clavier devient virtuel et permet d’écrire en Kirundi, en utilisant les accents (ubwatuzo). La disposition des touches est séparée du logiciel. 

 

Ce jeune burundais a mis sur le clavier les lettres utilisées (celles combinées sont proches) pour écrire le Kirundi, les symboles mathématiques (pour les universités) ainsi que les symboles utilisés dans les éditions de textes (paragraphe, fin d’un chapitre). Le clavier physique n’est pas encore disponible, mais une fois sur le marché, des formations vont être dispensées pour l’utiliser facilement.Edmond-Aimé Kabushemeye aime les langues. « Quand j’ai appris les accents au Burundi, cela m’a intéressé et j’ai voulu écrire, continuer à apprendre la langue maternelle. Mais, j’ai constaté que je ne pouvais pas le faire ». Comme je fais l’informatique et que je parle plusieurs langues, j’en suis venu à la solution du clavier. Ainsi, il s’avère nécessaire d’aimer, apprendre le Kirundi et diffuser les informations en Kirundi, a-t-il poursuivi. Il aimerait aussi faire le lexique de langue des signes pour les sourds et l’alphabet du Kirundi en braille pour les aveugles. 

Faire avancer notre pays

Il a aussi fait savoir que cette initiative est en cours de route pour collaborer avec le gouvernement du Burundi. La structure n’a pas encore été déterminée. Que ce soit dans les ministères en charge de l’éducation, de la culture, plusieurs poussées ont été faites pour avoir par exemple des livres et une édition en Kirundi. « Pour le clavier, c’est la même chose parce qu’on cherche une équipe d’informaticiens et de professeurs bien sûr qui vont permettre qu’on ait un clavier en Kirundi ». Des commissions également iront voir les différentes  compagnies  pour négocier. « J’ai pu voir que c’est le bon moment pour le faire, et beaucoup de gens sont intéressés par ce projet. Pour le moment, on est en train de déterminer dans quelle structure cela va être fait ». Pour lui, la langue est l’âme du pays et change les mentalités des gens. « Si nous écrivons en Kirundi, nous pouvons faire avancer notre pays ainsi que d’autres pays ».Notre interlocuteur souhaite que le gouvernement soutienne cette initiative, et  demande aux compagnies de  l’informatique (Windows, Apples, Linux) de mettre le Kirundi dans le système informatique pour être utilisé.                                                                                                                                                                                                

Yvette Irambona

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