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Université du Burundi> Conférence-débat sur la modernisation du Kirundi

Conjuguer les efforts pour la promotion de notre langue

 

DSC 0430L’Université du Burundi, en collaboration avec les centres Celab et Cebulac, a organisé le lundi 7 janvier 2019, une conférence-débat sur la modernisation du kirundi. L’Université du Burundi via ses spécialistes en langues, doit être la base de la modernisation de la langue Kirundi dans l’écrit comme à  l’oral. 

 

Dans son discours de circonstance, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique Gaspard Banyankimbona a salué le travail accompli par les professeurs Ntahokaja, Ntahombaye et d’autres dans la promotion du Kirundi et l’écriture des mœurs et coutumes des Burundais. « Les écrivains burundais sont invités à concourir dans la recherche, l’écriture de notre culture dans notre propre langue afin de faire sa promotion et la distinguer des autres langues de la sous-région comme le Giha,  Kinyarwanda, Igihangaza, etc », a-t-il souligné.D’après Willy Nyamitwe, conseiller principal à la présidence de la république du Burundi, il est très important que la langue Kirundi soit configurée comme les autres langues étrangères dans l’ordinateur, les téléphones portables et dans d’autres outils utilisés par les Burundais. Il a aussi indiqué que le fond de service universel des Tic (technologies de l’information et de la communication) devrait jouer son rôle, et apporter son soutien dans la modernisation du Kirundi en le mettant sur la liste des langues étrangères se trouvant dans l’ordinateur.Selon le professeur Pierre Claver Mukarabe, ils sont en train de combattre pour que le Kirundi ne figure pas parmi les langues en disparition. Comme il y a une volonté politique de redynamiser la langue, il faut élire des gens capables de parler le Kirundi comme il se doit avec des règlements en vigueur sur la langue. « Ce qui nous manque c’est le bagage suffisant du vocabulaire ou de la lexicologie. Il y a eu des tentatives de la confection d’un dictionnaire monolingue du Kirundi, un projet des années 1993 mais faute de financement, ce projet s’est arrêté », a-t-il déploré. Maintenant, comme il existe des maisons de télécommunications qui font sortir des mots qui doivent être traduits, nous avons un problème, a poursuivi M.Mukarabe. 

Document de politique linguistique, académie rundi       

Le Professeur Philippe Ntahombaye a salué cette initiative de promouvoir notre langue. Pour lui, c’est un grand pas qui vient d’être franchi. Le professeur Ntahombaye a donné référence du professeur Ntahokaja qui a beaucoup contribué à la modernisation du Kirundi. Il a sollicité la mise en application du document de Politique linguistique que le gouvernement a adopté. Aussi, l’académie rundi doit être fonctionnelle afin de trouver des solutions aux problèmes qui hantent la promotion de notre langue maternelle.  Le statut des langues également doit être mis en application pour que les lois à adopter soient en langue nationale. Son souhait est qu’il y ait les Etats généraux sur la didactique des langues qui vont montrer les nouvelles méthodes d’enseigner, et de renforcer le Kirundi au niveau de l’enseignement.  

Solutions proposées

Certains professeurs ont souligné que les thèmes traités montrent que le Kirundi est une langue difficile que ce soit dans l’écrit que dans l’oral. Pour eux, le problème est que les Burundais se sous-estiment, mais ce sont des gens qui sont capables d’accomplir beaucoup de choses.D’autres professeurs de l’Université du Burundi ont fait des suggestions comme mettre en place un organe de régulation de la langue, son usage et de la politique linguistique. Il faut également la mise en place d’une commission chargée de faire le suivi de l’écrit et de l’oral du Kirundi. Ils ont encouragé les conférenciers pour la promotion du Kirundi.                                                                                         

Yvette Irambona

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