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Economie, Sciences, Education/formation

SOCIETE> La collecte des objets métalliques

Un commerce pas comme les autres

 

Un commerce qui sort d’ordinaire. Le commerce des objets métalliques provenant des ménages. Avec un kilogramme de ces objets à 500Fbu, plus besoin de s’encombrer d’objets inutiles entassés à la maison. Les collecteurs s’en chargent et les bénéfices sont partagés. Dans plusieurs localités de la capitale et des milieux ruraux, c’est un commerce qui devient fréquent. 

 

Ils sont des collecteurs qui circulent de maison en maison. Criant haut et fort, pour alerter les détenteurs des ménages afin qu’ils leur vendent. Tout objet métallique dont ils veulent se défaire. En effet, certains objets passent des jours dans les maisons que ce soit dans les buanderies ou dans la cuisine, causant ainsi un encombrement difficile à contrôler. Pour les familles, il est difficile de se défaire de ces objets car ils sont rarement collectés par ceux qui collectent les immondices. Il est donc un avantage pour ces ménages qui s’en défont  tout en recevant de l’argent liquide. Pour chaque kilo de ces objets, ces collecteurs en tirent leurs profits au final tandis que les ménages gagnent 500Fbu. Un prix qui peut varier avec les négociations entre le vendeur et l’acheteur et selon l’importance de l’objet à vendre. Comme le métal en question est lourd, cela est un avantage pour ceux qui détiennent une grande quantité de ces objets. A part que cela subvient aux besoins des familles de ces collecteurs et acheteurs de ces objets métalliques, cela constitue une sorte de création du travail pour ces gens. Au lieu de s’adonner au vol et à d’autres vices, ces personnes collaborent avec les petites entreprises recyclant ces objets en portes, fenêtres et autres objets de première nécessité les plus demandés par des ménages. Les habitants des localités qui bénéficient de ce service apprécient les bienfaits de ce commerce plus que les acheteurs. Au moment où ces objets sont difficiles à conserver dans les maisons, sujets de vol parfois car étant conservés à l’extérieur de la maison, les propriétaires se disent satisfaits de s’en défaire tout en gagnant de l’argent. Il est donc important que ce genre de commerce s’étende sur d’autres objets comme ceux en bois ou en plastique. Cela contribuerait ainsi à la protection de l’environnement. Les débris éparpillés au sein des rues sont ainsi réduits. Les caniveaux ne sont plus encombrés et les eaux des pluies coulent normalement. Les dépotoirs créés ici et là sont par la suite allégés.

Blandine Niyongere

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