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ASSURANCE> Etat des lieux au Burundi

Le chiffre d’affaires est passé à 40,6 milliards pour un PIB de 5,397 milliards de FBu en 2017

 

TAtienLe secteur des assurances est presque vierge au Burundi pour plusieurs raisons. C’est notamment le manque de culture d’assurance et  la santé financière des compagnies d’assurance. Cela ressort des propos du secrétaire permanent à l’Association des compagnies d’assurance au Burundi (Assur), Tatien Sibomana, lors des Premiers états généraux de l’assurance du Burundi, dernièrement tenus dans la province de Ngozi. 

 

Dans sa présentation, Tatien Sibomana a  fait savoir qu’avec un taux de pénétration de 0,75%, il est évident que le secteur des assurances est presque vierge au Burundi.Cela est d’autant plus vrai que le chiffre d’affaires du secteur des assurances était de 33,6 milliards de FBu en 2013, alors que le Produit intérieur brut (PIB)  était à peu près de 3,812 milliards de FBu pour un taux de pénétration de ce secteur de 0,88%. En 2017, ce chiffre d’affaires est passé à 40,6 milliards pour un PIB de 5,397 milliards de FBu et un taux de pénétration de 0,75%, soit une diminution de 0,13% du taux de pénétration de l’industrie d’assurance ces quatre dernières années. Au lieu de suivre la progression du PIB, le secteur des assurances suit le chemin inverse.Sur 100 FBu de primes acquises, 48 FBu servent à couvrir les sinistres. A elle seule, la catégorie des véhicules terrestres à moteur  communément appelée     « Automobile »  a une sinistralité de 82,8% qui dépasse le maximum théorique de 65%. Cela a un impact négatif sur la santé financière des compagnies d’assurance qui sont obligées de puiser dans d’autres catégories pour payer l’indemnisation de cette catégorie d’assurance. Mais d’une manière générale, en assurance Non vie, une hausse significative de sinistralité a été observée au cours de l’exercice 2017 avec un taux de 48% contre 35,1% en 2016. Quant aux frais de gestion, ils sont passés de 10 milliards de FBu en 2013 à 13 milliards de FBu en 2017, soit une augmentation de 3 milliards de FBu. Les exploitations en Non vie sont passées de 24 milliards de FBu en 2013 à 26 milliards de FBu en 2017, soit une augmentation de 2 milliards de FBu. La croissance des frais de gestion est passée de 43% en 2013 à 50% en 2017.M. Sibomana a, en outre, évoqué le manque pour les Burundais de la culture  de l’assurance. Le pays connaît un nombre restreint de personnes qui  prennent  une police d’assurance.Pour pallier à ces défis, l’Assur se fixe l’objectif de doubler le chiffre d’affaire, d’ici 2022.
Eric Mbazumutima

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