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Ruvumera> Entretien avec les vendeurs d’objets métalliques

C’est un métier qui leur permet de subvenir aux besoins de leurs familles

 

IMG 206La rédaction du  quotidien burundais d’informations Le Renouveau s’est tout récemment entretenu avec Daniel Ndikuriyo, un des vendeurs d’objets métalliques, pour savoir comment son métier lui est important, savoir les difficultés qu’il rencontre, les avantages ainsi que ce qu’il peut annoncer aux autres jeunes comme lui qui restent à la maison, mains croisées et qui attendent des emplois de la part de l’Etat.  

 

Le métier de vendre fait partie des activités rentables dans la vie de tous les jours. M. Ndikuriyo, rencontré au marché de Ruvumera en zone urbaine de Buyenzi, nous a indiqué que c’est un métier qui lui permet de vivre et de faire vivre les siens.  «  Aimer le métier quelle que soit sa rentabilité, c’est un comportement à encourager surtout chez les jeunes.» «  Moi personnellement, dit M. Ndikuriyo, j’ai terminé mes études à l’Ecole technique secondaire de Kamenge (ETS),  croyant que j’allais avoir un emploi. J’ai attendu pendant quatre mois mais je n’ai pas eu la chance d’en trouver. C’est à la fin du cinquième mois que j’ai pris la décision d’entrer dans la vente des habits, cela pour trois mois et j’ai changé de métier pour vendre les objets métalliques. »

Une activité qui lui a été d’une importance capitale

M. Ndikuriyo raconte que, depuis le commencement de son métier, les choses ont changé .Il constaté une grande perte pendant le chômage parce que, pour lui, «  passer même un mois sans travailler, c’est une grande perte  car si l’on se met au travail pendant ce temps, on aura beaucoup produit. »M. Ndikuriyo révèle en effet que, pendant l’exercice de son travail, il n’a rien perdu car les objets métalliques sont des produits d’abord  qui ne se détériorent pas facilement, ensuite qui ne perdent pas de valeur ; « des cylindres, on n’en a toujours besoin ainsi que d’autres objets encore ».L’importance de son métier s’observe dans le cas où il donne une contribution à sa mère pour l’aider dans la prise en charge de ses petits frères. Il s’habille, se déplace et subvient à quelques besoins du ménage.  M. Ndikuriyo fait un clin d’œil aux autres jeunes en chômage à ne pas se laisser dominer par la fainéantise mais à utiliser leur propre intelligence pour être utiles à eux-mêmes ainsi qu’à leur pays.

Irène Niyongabire (stagiaire)

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