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Economie, Sciences, Education/formation

MDPHAG> Mise en œuvre des plans d’actions du premier semestre 2018-2019

Les ressources financières limitées, défi commun pour tous les axes

 

DSC05592Le ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre (MDPHAG) a procédé à l’évaluation des plans  d’actions opérationnels des structures du premier semestre 2018-2019, le lundi 31 décembre 2018. Même si la mise en œuvre a été satisfaisante, il a été remarqué que des défis ne manquent pas.

 

Le conseiller de la cellule planification, suivi et évaluation au sein du MDPHAG, Salvator Ndayegamiye a fait savoir, lors de la présentation de la synthèse de l’évaluation, que pour réaliser sa mission, ce ministère le fait à travers trois grands axes fondamentaux. Il s’agit de la promotion des droits humains, la protection sociale et la promotion de la femme et l’égalité de genre.Pour la promotion des droits humains, les défis majeurs rencontrés sont notamment les ressources financières et matérielles insuffisantes. Pour ce, les rapports périodiques de mise en œuvre des conventions ratifiées par le Burundi ne sont pas produits à temps. L’on ne parvient pas à effectuer des visites dans les lieux de détention et à assurer la formation à un grand nombre d’encadreurs en vue de la mise en place de beaucoup de clubs scolaires  sur les droits de l’Homme.Dans le cadre de la mise en place des clubs scolaires sur les droits humains, le contenu des modules de formation fait appel à plusieurs instruments qui ne sont pas accessibles aux encadreurs. A cela s’ajoute la durée de la formation qui est trop courte pour permettre aux encadreurs de maîtriser les connaissances, a dit M.Ndayegamiye.

Plafonnement limitant la réalisation des actions planifiées pour une période donnée, un des défis majeurs.

A propos de l’axe de la promotion de la femme et de l’égalité du genre, il y a les difficultés de nourrir toutes les victimes et leurs accompagnateurs au centre Humura suite à l’arrêt de la fourniture des vivres par la Pam. Le système de plafonnement limite la réalisation des actions planifiées pour une période donnée.Dans cette rubrique, il y a l’absence du document de la loi spécifique sur les violences basées sur le genre en langue nationale pour pouvoir toucher le plus grand nombre de personnes surtout au niveau de la base. Pour l’unité d’appui au genre et de la promotion de la femme, il s’agit des financements occasionnels et parfois ne pouvant pas couvrir toutes les activités planifiées, ce qui rend difficile l’évaluation des actions réalisées par cette structure.Un autre défi est lié à l’opérationnalisation du projet Maison des femmes à la suite de ressources financières très limitées de son partenaire, ce qui handicape la mise en œuvre des activités planifiées. Selon M.Ndayegamiye, il y a alors la nécessité de restructurer le projet en s’orientant vers une structure dotée de textes de lois le régissant.Pour le dernier axe de la protection sociale, il y a notamment les ressources financières très limitées pour financer tous les programmes de protection sociale. La non implication effective des administratifs à la base dans la mise en œuvre du programme d’accès aux soins de santé pour les personnes âgées. Dans cet axe, il y a aussi l’appropriation non encore effective de la politique nationale de protection sociale et de sa stratégie de mise en œuvre par certaines parties prenantes. Il y a enfin l’absence des données actualisées dans la plupart des institutions et ministères pour pouvoir mesurer l’évolution des indicateurs du secteur de la protection sociale, a indiqué M.Ndayegamiye. 

Martin  Karabagega

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