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ARFIC> Point de presse à propos du paiement des caféiculteurs, campagne-café 2018-2019

La date limite de paie est fixée au 15 octobre 2018

Le directeur général de l’Autorité de régulation de la filière café (Arfic), Emmanuel Niyungeko, a animé, le mercredi 3 octobre 2018, un point de presse sur des mesures prises en rapport avec le paiement des caféiculteurs de la campagne-café 2018-2019. Selon lui, la date limite de paie est fixée au 15 octobre 2018.


00a0012azeLe directeur général de l’Arfic a informé que le ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage (Mineagrie) suit de près les activités exécutées dans la filière café depuis l’encadrement des caféiculteurs jusqu’à la commercialisation du café. Il a dit que le Mineagrie  rappelle que des mesures ont été  prises par le gouvernement dans le but de redynamiser le secteur. C’est, entre autres, la multiplication des plants caféiers, la distribution des semences des cultures intercalaires, la distribution des pesticides, la création de la fenêtre café pour faciliter les crédits aux exportateurs, le suivi de la rentrée des devises dans le pays à travers la Banque de la république du Burundi (BRB), sans oublier le paiement de la taxe communale.Malgré tous ces efforts fournis, a indiqué M. Niyungeko, des irrégularités ne manquent pas. C’est le cas des caféiculteurs qui n’ont pas encore été payés au cours de cette campagne-café 2018-2019. Sur ce, a-t-il poursuivi, le Conseil national de sécurité a recommandé que tous les caféiculteurs soient payés dans deux semaines à partir du 1er octobre 2018. Selon M. Niyungeko, cette réunion tenue le 2 octobre 2018 était présidée par le ministre en charge de l’agriculture et réunissait tous les intervenants de la filière café, les banques commerciales et la BRB pour échanger sur les modalités de paiement des caféiculteurs.Le directeur général de l’Arfic a signalé que des efforts doivent être consentis par les uns et les autres pour le bien des caféiculteurs. Pour les banques commerciales, a-t-il dit, elles ont promis de donner des crédits aux exportateurs sur un taux de 7% pour cette campagne au lieu de 9%, soit une réduction de 2%. Les banques pourront donner des cautions bancaires relatives aux redevances normalement payées avant l’exportation après que l’Arfic aura analysé  leurs dossiers pour voir s’ils sont en ordre et cela sur demande de l’intéressé, a-t-il poursuivi. M. Niyungeko a fait savoir que les exportateurs malhonnêtes doivent payer la taxe communale et faire rentrer les devises pour payer les caféiculteurs. 

Des mesures seront prises contre ceux qui n’auront pas payé les caféiculteurs dans deux semaines

Pour avoir des financements, a souligné M. Niyungeko, les dépulpeurs doivent présenter aux banques commerciales des contrats fixés ainsi que d’autres documents validés. Il a précisé que la BRB accepte de revoir à la hausse le taux de change applicable sur les recettes d’exportation du café pour la campagne 2018-2019. Il n’a pas manqué de signaler que tous les intervenants de la filière café, à savoir la Cnac Murima w’isangi, Intercafé et l’Arfic vont réduire les redevances retenues de 5,6% à 2,6%, soit un effort de contribution de 3%.M. Niyungeko a recommandé aux communes de faciliter le transfert du café des stations de lavage et de conditionnement vers les usines de déparchage, d’évaluer à la fin de chaque  campagne l’état d’avancement afin de prendre des mesures conséquentes. Il a indiqué que le ministère ayant en charge l’agriculture remercie tous ceux qui ont déjà payé en totalité les caféiculteurs, ceux qui sont en cours de paiement et informé ceux qui n’ont pas encore commencé le paiement que la date limite de paiement est fixée au 15 octobre 2018. Ledit ministère fait savoir que des mesures seront prises contre ceux qui n’auront pas payé les caféiculteurs dans les deux semaines recommandées par le Conseil national de sécurité. Le même ministère promet de renforcer la collaboration, le travail,  la synergie et la transparence pour une bonne coordination. 

Ezechiel Misigaro 

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