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Commune Isare> Entretien sur la saison culturale A

Les préparatifs vont bon train

 

DSC 1504La rédaction du journal Le Renouveau s’est entretenue avec quelques agricultrices de la commune Isare de la province de Bujumbura sur les préparatifs de la saison culturale A. Ils vont bon train. 

 

Espérance Ndayizeye est une agricultrice de la colline Rutegama en zone Rushubi de la commune Isare en province de Bujumbura. Elle est mariée et est une mère de sept enfants. Mme Ndayizeye a informé qu’elle se prépare déjà à la saison culturale A en  labourant ses lopins de terre. Elle a fait savoir qu’elle a déjà enlevé la fumure organique du compost pour qu’elle soit prête à être utilisée dans les champs. Elle a dit que les semences sont disponibles, elle les a prélevées des récoltes précédentes malgré leur faible quantité.  Mme Ndayizeye a indiqué qu’elle va pratiquer les cultures de manioc, de maïs et de haricot. Elle s’est plainte que certaines cultures telle que la colocase sont disparues.  Elle a également signalé que la production du manioc est faible ces dernières années à cause des maladies telles que la striure brune et la mosaïque qui attaquent cette culture.  L’agricultrice Ndayizeye n’a pas manqué de dire que le haricot est souvent attaqué par trois sortes de maladies. La première se présente sous forme de pousse sur les feuilles quand le haricot commence à grimper sur le tuteur. Selon elle, il y a d’autres insectes qui rongent les feuilles et se manifestent surtout quand il y a un grand soleil et une autre dont elle ne sait pas comment la décrire. Elle a souligné que quand de tels cas se remarquent dans ses champs, elle fait recours à la pulvérisation des plantes avec des insecticides.
L’agricultrice Ndayizeye s’est indignée que ses terres n’ont plus une fertilité naturelle. Pour avoir la production suffisante, elle dit qu’elle doit amender la terre avec de la fumure organique et de l’engrais chimique sans oublier de tracer les courbes de niveau sur lesquelles  elle va pratiquer les plantes fourragères pour lutter contre l’érosion qui dégrade le sol. Elle a fait savoir que les cultivateurs de la localité se procurent des insecticides  auprès des associations qui les vendent et ils profitent à leur emprunter les pompes pour asperger .La production est abondante ou moins abondante selon que l’on a intensément ou légèrement fertilisé.  « Quant à moi, je dispose de la fumure organique en quantité suffisante mais l’engrais chimique, j’en aurai en petite quantité. Lors de la commande, je n’avais pas assez d’argent pour acheter  la quantité suffisante pour tous les champs labourés.», a-t-elle précisé. 

Acheminer l’engrais chimique à temps, un souhait de Mme Nzoyisaba

« Quand les conditions climatiques seront favorables, la récolte de maïs et de haricot  sera consommé dans sa famille jusqu’à la récolte de l’autre saison. Contrairement à la saison culturale A de l’année dernière, j’espère avoir une bonne récolte cette année », a dit Mme Nzoyisaba. Pour Imelde Nzoyisaba, ressortissante de la même colline  Rutegama, elle a, elle aussi, déjà terminé les travaux de labour de ses champs.  Elle est mariée et  mère de six enfants. Elle a signalé qu’elle dispose de la fumure organique. Elle demande aux services concernés d’acheminer l’engrais chimique à temps. Mme Nzoyisaba a néanmoins souligné que, des fois, cette denrée lui parvient tardivement quand elle n’est plus utile pour les plantes. « Je manque de semences. L’année passée, la récolté a été très mauvaise suite aux pluies torrentielles, raison pour laquelle je n’ai pas réservé les semences pour cette année. Je vais contracter un crédit au sein de l’association dont je suis membre pour en acheter», a-t-elle fait remarquer. L’agricultrice Nzoyisaba a fait savoir qu’elle va, dans les meilleurs délais, planter les boutures de manioc et de patate douce en attendant que les semences et l’engrais chimique soient disponibles. Elle a indiqué qu’elle compte semer le maïs et le haricot. « Durant ces dernières années quand les conditions climatiques étaient favorables, je recevais comme récolte cinq sacs de haricot et des épis de maïs bien garnis sur le pourtour de la maison.  La récolte est allée en diminuant au fur des années et je n’ai obtenu une récolte suffisante pour la culture de patate douce l’année passée. Actuellement, si j’ai besoin de consommer du maïs ou du haricot, je dois me ravitailler au marché », s’est elle indignée. Elle conclut qu’elle espère que la récolte de cette saison culturale A sera bonne.

EZECHIEL MISIGARO

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