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Transport > Le non-respect du prix de transport vers l’intérieur du pays

Les passagers demandent qu’il y ait un contrôle de tous les jours dans ce domaine

 

IMG 4067La rédaction du quotidien d’information Le Renouveau s’est rendue le lundi 3 septembre 2018 à la gare sur la RN7 pour se rendre compte de la situation qui y règne au niveau des prix de transport. 

 

Au moment où le ministère en charge des transports a mis à la disposition des passagers des numéros verts sur lesquels ils pourront appeler à chaque fois qu’il y a des spéculations des chauffeurs sur les tickets de transport, des cas de spéculation s’observent encore. A la gare qui mène vers la RN7 où Le Renouveau s’est rendu, les passagers demandent qu’il y ait un contrôle tous les jours. Selon Anatole Bigirimana, un passager interrogé, ces chauffeurs profitent des passagers sans aucune loi. Chacun fixe le prix comme il veut et cela parce qu’il n’y a aucun contrôle dans ce qu’ils font. Ces derniers jours où nous approchons la rentrée scolaire, M. Bigirimana a dit que le ticket a presque doublé. Par exemple pour aller à Jenda à 40 km de Bujumbura, on paie 3 500 FBu voire 4 000 FBu. Pour lui, ce n’est pas normal vu que d’ordinaire, le prix varie entre  2 500 et 3 000 FBu. De Bujumbura vers Matana, avant c’était 5 000 FBu, mais pour le moment c’est 6 000 FBu. Bujumbura vers Nyabiraba, c’était 1 000 FBu, mais maintenant c’est 1 500 FBu, M. Bigirmana a ajouté que ces prix varient selon le nombre de clients. S’il y a beaucoup de passagers qui les sollicitent, les chauffeurs augmentent le prix comme ils veulent. Deux personnes peuvent payer des prix différents alors qu’ils vont dans un même endroit, a-t-il ajouté. De Bujumbura vers Jenda, quand il y a beaucoup de passagers, ils peuvent même payer 5 000 FBu. Pour ce qui est des numéros qui ont été mis à leur  disposition par le ministère en charge des transports  pour qu’ils puissent appeler à chaque spéculation, les passagers interrogés ont indiqué qu’ils ignorent l’existence de ces numéros. Ils demandent que ces numéros soient largement communiqués pour que les passagers les apprennent par cœur et les utilisent en cas de besoin.
Sonia Busogoro (Stagiaire)

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