Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

Métier > Entretien avec une coiffeuse sur la contribution de son métier dans la survie du ménage

Il fait vivre de nombreuses familles

 

DSCO 8461Devenir coiffeuse, c’est un métier artistique. C’est une activité génératrice de revenu exercée par la plupart des personnes ces derniers jours. Dans la capitale Bujumbura,  des salons de coiffure sont implantés dans tous les quartiers et sont subdivisés en deux catégories selon le niveau de vie de la population. Il y a des salons de coiffure qui sont fréquentés par les gens de haute classe et d’autres par des gens de classe moyenne. 

 

Dernièrement, la rédaction du quotidien d’information «Le Renouveau» a rencontré Amida Hakizimana, coiffeuse dans un salon de coiffure dans la zone Bwiza  à la 4e avenue pour se rendre compte du combat que mènent ces femmes pour faire survivre leurs familles. Mme Hakizimana est une veuve de 32 ans, elle a trois enfants et  doit travailler pour gagner sa vie et payer le minerval de ses enfants. Elle a indiqué que vivre seule et être obligée de s’occuper de tous sans l’aide de personne est difficile. Les femmes qui vivent dans la même situation sont nombreuses ici à Bujumbura, certaines n’arrivent pas à supporter les problèmes qui se présentent et préfèrent aller mendier dans la rue. Par contre, Amida Hakizimana doit se réveiller très tôt dans la matinée, elle prépare tout ce dont ses enfants ont besoin, le petit déjeuner, et ce qu’ils vont manger quand ils rentreront de l’école. Elle a signalé que, même si elle ne gagne pas beaucoup, elle arrive à joindre les deux bouts du mois car en plus du revenu mensuel que lui paie son patron, il arrive des fois qu’une cliente se rende compte qu’elle l’a bien coiffée et lui donne 5 000 FBu comme pourboire.Comme tout autre métier, les problèmes ne manquent pas. Mme Hakizimana a dit que sur une semaine, ils n’ont de clients que pendant le weekend. Cela peut générer des conséquences sur le revenu du mois, car le patron peut décider de payer moins que d’habitude, arguant que lui aussi n’a rien gagné. Elle a dit que parfois, elle et ses collègues sont obligées de s’asseoir dehors sous un soleil très accablant pour chercher des clients. Mais pour cela, elles n’ont pas de choix puisqu’elles n’ont pas d’autre travail. Elle conseille aux autres femmes de faire tout ce qui se présente comme métier afin d’éviter la mendicité qui s’observe chez les jeunes femmes veuves.
Sonia Busogoro (Stagiaire)

Ouvrir