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COMMERCE> Les vendeurs ambulants au centre-ville

Ils s’entêtent de plus en plus

IMGA 0854Si les vendeurs ambulants persistent à violer la mesure leur interdisant d’exercer leur petit commerce au centre-ville, c’est parce qu’on observe parfois le relâchement de la police. En outre, ces vendeurs estiment qu’il y a plus de clientèle au cœur de la capitale que dans les quartiers périphériques. De toute manière, l’action de la police devrait être régulière pour les décourager.  

 

Les vendeurs ambulants ne veulent pas respecter la mesure qui avait été prise par la mairie de Bujumbura leur interdisant d’exercer le petit commerce ambulatoire au cœur de la capitale Bujumbura. Le quotidien « Le Renouveau» s’en est rendu compte, le mercredi 1er août 2018, lorsqu’il circulait dans certaines artères de la municipalité de Bujumbura.  La mairie de Bujumbura ne cesse de rappeler aux vendeurs ambulants de se départir du commerce au centre-ville. Ces vendeurs semblent comprendre en s’abstenant pendant quelques jours. Mais par après, ils reviennent en trombe sur les rues de la capitale. On les voit avec des friperies, des fruits, des ceintures, voire avec des produits cosmétiques. Comment expliquer l’entêtement  de ces  vendeurs  à  la  sauvette ? Il nous semble qu’il  existe  deux  raisons  majeures  qui seraient à la base de leur comportement. Quand on les approche, ils disent qu’il y a plus de clientèle au centre-ville que dans les quartiers périphériques, eu égard  au mouvement plus intense qu’on y observe. Ainsi, ils écoulent facilement leurs marchandises en vue de se mettre à l’abri des invendus. La seconde raison serait le fait que l’action de la police n’est pas régulière étant donné qu’il y a des moments où elle ne semble pas s’y intéresser. Ces commerçants ambulants profitent de ce relâchement de la police pour reprendre leurs activités. C’est à ce moment-là que la police reprend les actions de rafle. Le moins que l’on puisse dire est que de telles actions devraient être le plus régulières possible pour contraindre les vendeurs à la sauvette d’exercer leur petit commerce dans les marchés et dans les quartiers de la périphérie. Si les pouvoirs publics prennent cette mesure d’interdire le commerce ambulatoire au centre-ville, c’est dans l’objectif de désengorger la capitale. 

Masta Shabani

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