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La culture du coton n’intéresse plus les agriculteurs

 

IMG 1012La culture du coton risque d’être en  léthargie si la Compagnie de gérance de coton(Cogerco) ne prenne pas de dispositions nécessaires allant dans le sens de motiver les producteurs de cette culture et de chercher des réserves cotonnières pour ces deniers. Le nombre de producteurs, les superficies cultivées et le rendement vont décroissant.La zone Gatumba ne dispose, par exemple, que de 120 hectares pour les cultivateurs du coton. La tendance pour la population étant de cultiver d’autres cultures en abandonnant le coton.  

 

L’ « or blanc» ou le coton n’intéresse plus la population de la zone Gatumba. Et pour cause, le prix au kilo n’est pas motivant. Voilà les propos du président de l’association cotonnière « Shirukubute », Aruna Ndikumana, lors de son entretien avec le quotidien « Le Renouveau» en date du 29 juillet 2018 quand il était en réunion avec ses membres dans le cadre des préparatifs de la campagne coton pour l’année 2018. Il a fait remarquer que la révision à la hausse du prix de cette culture ne rencontre pas la satisfaction des cultivateurs du coton. Et de préciser qu’un kilo de coton est passé de 500 FBu à 600 FBu cette année. Il a déploré le fait que la Compagnie de gérance du coton ne veut pas attendre les doléances des cultivateurs du coton qui souhaiteraient qu’un kilo revienne au moins à 1000 FBu. Pour lui, la culture du coton n’est plus rentable dans la mesure où les cultivateurs du coton travaillent presque à perte eu égard aux dépenses que cette plante exige. C’est là qu’il a laissé entendre que la dépense minimale pour  40 ares atteigne environ 450 000 FBu quand il considère la location des terres, le sarclage qui s’effectue à trois tems. En outre, il existe des dépenses enregistrées pendant que les cultivateurs sèment et récoltent. Et quand on rembourse  les dettes lors de la campagne, l’on regrette de s’adonner à cette culture.Il a noté qu’il existerait une étude qui aurait montré que la culture de  haricot serait plus avantageuse que celle du coton d’autant plus qu’il y a lieu d’en consommer. En plus, la Cogerco n’accepte pas d’autres cultures dans le champ de coton parce qu’il semble qu’elles nuisent à sa qualité. Il souhaite que la Cogerco dispose des réserves cotonnières à attribuer aux cultivateurs du coton pour relever certains défis qu’ils rencontrent. 
Masta Shabani

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