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Burundi> Impact de l’expertise chinoise en riziculture

La récolte s’est multipliée par plus de trois fois

 

Dans le cadre de la fructueuse coopération sino-africaine, la République populaire de Chine partage ses compétences et expériences aux pays de l’Afrique. Plusieurs experts en différents domaines y sont envoyés pour  aider à sortir son peuple africain de la pauvreté. Au Burundi, l’impact de ces experts est remarquable dans le domaine de la culture du riz. La récolte est incroyable dans une des communes de la province de Bubanza où on a expérimenté un procédé de culture du riz qui permettait d’augmenter la production d’à peu-près quatre fois. 

 

Onze à treize tonnes et huit cent kilogrammes (11-13,8) contre trois tonnes et sept cent cinquante kilogrammes (3,75) sur une même superficie. Telle est la différence existant entre la production du riz des années passées et celle d’aujourd’hui dans la plaine de l’Imbo. Le premier record par unité au niveau africain. Mais, comment une récolte peut se multiplier presque par quatre sur une même superficie ? Y a-t-il des changements de mode de culture ? Où bien il y a eu des changements climatiques ? Différence incroyable mais vraie. La réponse à toutes ces interrogations se résume en une seule phrase. Le fruit de la coopération africaine en générale, et celle bilatérale sino-burundaise en particulier.Il y a presque deux ans, une délégation conduite par le Secrétaire permanent du ministère burundais ayant l’agriculture dans ses attributions de l’époque, Séverin Bagorikunda s’est rendue en commune Gihanga. Cette délégation accompagnait un groupe d’experts chinois venus pour expérimenter quatre variétés de riz dans la plaine de l’Imbo. Une variété super riz et trois variétés hybrides. Après une petite évaluation, les techniciens chercheurs Chinois ont montré un procédé sur la culture du riz qui permettait d’augmenter plus de trois fois la production du riz.Avec cette aide d’expertise, la récolte du riz dans la plaine de l’Imbo, précisément en commune de Gihanga de la province de Bubanza où cette expérience chinoise a été effectuée, à une dizaine de kilomètres de la capitale de Bujumbura, a été multipliée par plus de trois. Ces informations sont fournies par l’ambassade de la République populaire de Chine au Burundi. En effet, selon les statistiques données par ladite ambassade, sur une superficie surface d’un hectare, la production varie actuellement de 11 à 13,8 tonnes alors qu’auparavant la production ne dépassait pas 3,75 tonnes sur la même superficie. « Sans doute, cette augmentation de la production du riz a des effets positifs considérables pour la sécurité alimentaire et le développement dans les autres domaines du pays », indique-t-elle. L’ambassade précise également que cette production a brisé le record par unité en Afrique. 

Produire pour des millions de consommateurs 

Ce projet  conjointement lancé par  des experts agricoles chinois et le ministère burundais ayant l’agriculture dans ses attributions à travers la Société régionale dedéveloppement de l’Imbo (SRDI) est devenu la cible des citoyens, toutes catégories confondues. Tout le monde veut savoir l’origine de cette variété de riz qui offre une vue splendide compte tenu de la verdure du champ et  surtout de l’abondance de grains à une simple vue. La conviction de la plupart des gens est qu’il y a des signes d’augmentation de  la production. Les riziculteurs de cette localité qui cultivent pour leur compte, en association ou en coopérative veulent s’approvisionner à tout prix des semences du riz hybride et apprendre comment le cultiver. Tout le monde s’étonne de la récolte donnée par cette semence. Actuellement, grâce à cette expertise,  la population de Gihanga prend l’agriculture du riz comme de l’or compte tenu de ses bienfaits dans des milliers de ménages. «  Ça fait plus de 15 ans que je pratique l’agriculture mais j’ai été étonné quand j’ai vu cette variété car il est visible qu’elle est différente de celle que nous avions l’habitude de cultiver », affirme Habonimana Balthazar, combinant les métiers d’enseignant et de     riziculteur. Quant à Sinzumusi Edouard, président d’un groupement de six coopératives connues sous le nom de «Umuco w‘Abarimyi (Lumière  des  cultivateurs)  regroupant 4 000 membres vivant au quotidien de la culture du riz, il fait savoir que 108 membres de ce groupement ont déjà bénéficié de la formation en rapport avec cette intervention chinoise. «  Les membres de nos coopératives apprécient cette variété. Dans un proche avenir, nous allons produire pour des millions de consommateurs », ajoute-t-il.

Quatre ingénieurs agronomes se sont déjà rendus en Chine

Le directeur général de la SRDI, Ingénieur Agronome Térence Nobus Butoyi précise que la coopération entre le Burundi et la Chine a de l’impact positif en matière de l’augmentation de la production du riz. Il indique qu’avant  même de démarrer le projet d’expérimentation du riz hybride, quatre ingénieurs agronomes de la SRDI se sont rendus en Chine pour se perfectionner  en matière de production du riz en général.Ces initiatives d’aide adoptées par le gouvernement chinois pourraient inspirer les pays africains en général et le Burundi en particulier dans la lutte contre la pauvreté afin d’améliorer les conditions de vie des populations rurales qui vivent dans la pauvreté. Rappelons que lors du 6e Forum de réflexion Chine-Afrique sur la lutte contre la pauvreté à Addis-Abeba en 2017, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a indiqué que la Chine, forte en expérience, est prête à continuer à partager son expertise en matière de développement et de lutte contre la pauvreté avec l’Afrique. 
VINCENT MBONIHANKUYE

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