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Economie, Sciences, Education/formation

Marché de Rutana> Les petits porteurs

Un métier qui distrait les jeunes écoliers

 

Au chef-lieu de la province de Rutana, au marché se trouvant  à ce centre, des jeunes enfants y errent toute la journée. Aux heures où ils devraient être à l’école, ils exercent le portage. Un métier qui ne leur procure pas grande chose mais qui leur âgés empêche de continuer leurs études. Ils y sont nombreux se faufilant entre les acheteurs. Certains leur donne cent francs, deux cent, rarement une somme supérieure. Leur éducation devient un défi et surtout qu’ils se  transforment en enfants de la rue.  

 

Arrivé au marché vers 9h, au moindre achat, un enfant t’approche et te demande s’il peut t’aider à porter tes bagages. Ce n’est en aucun cas un acte de bonne foi, mais un service payant. En effet, de petits garçons âgés entre 10 et 15 ans, aident à porter ces bagages pour une somme qui n’est même pas stable. Certains leur donnent cent francs, d’autres deux cents, d’autres augmenteront leur payement selon les moyens dont ils disposent. Ce marché est situé près d’une école fondamentale, à ce centre de Rutana. Ce qui veut dire que ces enfants peuvent se faufiler et prendre un autre chemin au lieu de se diriger vers l’école. Au même marché, une dame a approché pour demander ce même service, porter les bagages pour être payée.  A la question de savoir pourquoi ces enfants sont nombreux au marché, la dame dit que les parents les envoient bel et bien à l’école. Mais ces enfants changent d’itinéraire pour faire  l’école buissonnière. Après plusieurs absences à l’école, cela se transforme en abandon. Cette situation entraine des échecs  au niveau de leur éducation familiale et celui de l’école. Il devient ainsi difficile de contrôler l’éducation de l’enfant. A la recherche de l’argent, ces enfants deviennent petit à petit des enfants de la rue.  Pour une petite somme d’argent qu’ils collectent difficilement chaque jour, ils vivent une vie d’errance. Les parents qui se disaient satisfaits de la gratuité  de  l’éducation scolaire doivent ainsi se heurter à ce défi : savoir si leurs enfants sont réellement à l’école ou non. Ce qui est en plus gênant est que ces enfants sont encore très jeunes et ont besoin d’être encadrés. 
BLANDINE NIYONGERE

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