Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Economie, Sciences, Education/formation

Elevage>Déclaration sur la grippe aviaire

Le gouvernement du Burundi vient d’adopter différentes mesures pour éviter l’introduction de cette maladie

Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage a déclaré officiellement le lundi 20 février 2017 les mesures arrêtées par le gouvernement du Burundi en vue de prévenir l’introduction au Burundi de la grippe aviaire hautement pathogène déclarée en Ouganda

Dans sa déclaration, Déo- Guide Rurema, ministre de l’Agriculture et de l’élevage a informé le public en général et les Burundais en particulier de l’apparition pour la première fois de la grippe aviaire hautement pathogène (GAHP) dans les pays de la Communauté est-africaine, plus exactement en République de l’Ouganda comme cela a été notifié par l’Organisation mondiale de la santé animale, puis par le secrétariat général de la Communauté est-africaine aux pays partenaires.
La GAHP est une maladie virale, contagieuse, souvent mortelle, infectant principalement les oiseaux (domestiques et sauvages) mais aussi les autres animaux (porc, cheval, chien, chat) et les humains (zoonose). La présence de la GAHP en Ouganda a été officiellement confirmée chez les oiseaux migratoires le long des bords du lac Victoria et chez les volailles domestiques à Masaka par les autorités ougandaises en date du 14 janvier 2017 et rapportée à l’Organisation internationale de la santé animale le 15 janvier 2017.
M. Rurema a indiqué que suite à ces foyers qui viennent d’être signalés et confirmés, étant donné que le Burundi n’est pas très éloigné de l’Ouganda et surtout que la période coïncide avec la migration des oiseaux sauvages, le gouvernement du Burundi vient d’adopter différentes mesures pour éviter l’introduction de cette maladie.

Quels sont ces mesures ?
En premier lieu, l’importation des volailles vivantes et leurs produits comme les œufs et les viandes en provenance de l’Ouganda et des autres pays infectés par cette maladie est suspendu temporairement dans notre pays. Les services de contrôle aux postes frontaliers sont invités à redoubler de vigilance pour juguler tous les produits avicoles qui échappent au contrôle sanitaire en provenance de l’Ouganda ou de tout autre pays infecté.
M. Rurema a fait savoir que le ministère de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme et les services chargés du contrôle des oiseaux sauvages sont invités à travailler en étroite collaboration avec les services techniques de la direction générale de l’élevage pour surveiller la migration des oiseaux sauvages et aquatiques qui constituent un risque sérieux de propagation du virus de la GAHP. Les services techniques de la direction générale de l’élevage sont priés de suivre au jour le jour l’évolution de cette maladie dans le monde et actualiser la liste des pays infectés et la porter à la connaissance du public en général et des services de contrôle des postes frontaliers en particulier afin de rendre efficace la surveillance et le contrôle. Il faut également actualiser et valider le plan de contingence national de lutte contre la GAHP.

Différents ministères sont appelés à collaborer
M. Rurema a également révélé qu’il y aura l’aménagement des postes de contrôle aux points d’entrée aux frontières et le renforcement des mesures de contrôle des biens et des personnes sur les postes frontalières. Il y aura aussi la mise en place d’une équipe d’experts mobile de surveillance active et passive au niveau national en général et aux postes d’entrée et des principaux sites de migrations des oiseaux sauvages en particulier. On se prépare également à la riposte immédiate en cas d’introduction ou d’apparition de la maladie.
Etant donné que la GAHP est une menace pour les volailles et pour les hommes, le ministère en charge de l’élevage, le ministère en charge de la santé publique, le ministère en charge de l’environnement, le ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique ainsi que le ministère de la Sécurité publique doivent collaborer afin d’éviter l’introduction de la maladie dans notre pays.
Il est demandé aux autorités administratives et à la population des provinces frontalières aux pays voisins en général et plus particulièrement les provinces de Cankuzo, Kirundo, Ngozi et Muyinga de rester vigilantes car elles sont considérées comme provinces hautement vulnérables.

Lucie Ngoyagoye

 

Projet LVWATSAN II> Etat d’avancement

Les travaux avancent de manière satisfaisante

00A12Le projet LVWATSAN II se déroule dans les villes de Kayanza, Ngozi et Muyinga. Le secrétaire général de la Communauté est-africaine (CEA), Libérat Mpfumukeko, a effectué le jeudi 16 février 2017 une visite dans ces différentes villes pour se rendre compte de l’état d’avancement des travaux.

Le projet Lake Victoria Water Supply and Sanitation II (LVWATSAN II) consiste à investir dans des travaux à court et long termes par la construction des infrastructures d’approvisionnement en eau et d’assainissement ainsi que le renforcement des capacités de différents intervenants en vue d’enrayer le pollution du lac Victoria. Il vise un objectif général d’atteindre les objectifs de développement durable (ODD) en matière d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement dans les villes de Kayanza, Ngozi et Muyinga.
La visite s’est déroulée dans le marais de Nyakijima où le captage d’eau souterraine (forages) sera stocké dans un réservoir central de 2 500 mètres cube en cours de construction dans le camp militaire de Ngozi. Au niveau de la ville de Kayanza, les travaux du captage sont actuellement achevés et cette eau sera acheminée vers Ruganza, site sur lequel une station de traitement de l’eau brute ainsi qu’un réservoir d’eau traitée de 1 500 mètres cube de capacité. Des toilettes publiques ont été également visitées.

Un projet très important
Après cette visite guidée, Libérat Mpfumukeko, secrétaire général de la CEA a indiqué que son impression est globalement très bonne. « Nous avons tenu à venir vérifier sur terrain l’état d’avancement des travaux ». Il s’agit d’un projet très important qui pourrait être considéré comme projet pilote. Si on réussit cette étape, cela permettra de négocier l’étape suivante, a-t-il poursuivi. La CEA a pu mobiliser 22 millions de dollars américains pour pouvoir approvisionner en eau mais aussi entreprendre des projets d’assainissement dans trois villes de la Communauté est-africaine. Pour le Burundi, trois villes ont été choisies à savoir Muyinga, Ngozi et Kayanza.
Le secrétaire général de la CEA a précisé que ce projet permettra globalement d’augmenter la capacité en eau dans ces trois villes de 3 à 6. Les choses sont conçues de telle manière que jusqu’en 2035, on ait de l’eau en quantité suffisante. « Pour nous, c’était très important d’être sûr que les dates butoirs de ce projet pouvaient bien être respectées. Il me semble que les travaux avancent de manière satisfaisante et nous espérons pouvoir étendre ce projet dans les autres villes », a souligné M. Mpfumukeko.

Augmenter la production en eau
Pour Innocent Nkurunziza, coordinateur de ce projet, ces trois villes ont été identifiées dans les critères de besoin où il y avait un manque d’eau. La ville de Kayanza aura 60 litres/seconde qui s’ajoutent à la production existante. Cela signifie que la production actuelle sera triplée. Quant à la ville de Ngozi, on va ajouter 110 litres/ seconde car il y a une production qui est là mais elle ne couvre pas les besoins. Ainsi, la production sera multipliée par 6. Pour celle de Muyinga, on va ajouter 85 litres/seconde, c’est-à-dire que la production sera multipliée par 5. Ces calculs se font suivant les critères du taux de natalité de la population actuelle.
Le processus pour la requête d’un don en vue de financer la phase III du programme LVWATSAN est en cours pour les villes de Gitega, Karusi et Muramvya.
Yvette Irambona

 

Impots sur le revenu locatif > Collecte

Désormais, ce travail sera effectué par l’OBR

La nouvelle loi budgétaire de 2017 confère à l’Office burundais des recettes (OBR) la collecte des impôts sur le revenu locatifs, une activité qui étaient jadis confiée à la mairie et aux communes. La loi prévoit que 60% des recettes collectées vont revenir aux communes.

Dans le souci d’honorer efficacement ses nouvelles missions, l’Office burundais des recettes a organisé le 16 février 2017 à Bujumbura, un atelier avec les responsables administratifs de la mairie.
L’objectif était de sensibiliser les administratifs à la base à savoir les chefs de zone, les chefs de quartiers, les administrateurs communaux et quelques représentants des contribuables sur la façon dont cet impôt sur le revenu locatif va désormais être collecté.
Selon le Commissaire général de l’OBR, Léonard Sentore, l’OBR a pensé que pour être efficace, il fallait associer l’administration de la mairie, d’abord pour les sensibiliser sur les délais de déclaration et de paiement et ensuite pour les sensibiliser sur l’immatriculation de différents contribuables.
M Sentore a indiqué que pour faire un bon suivi des contribuables, il est souhaitable que chacun ait son numéro d’identification fiscale.


L’OBR s’organise
A la question de savoir si l’OBR dispose d’un personnel suffisant pour faire ce travail de collecte d’impôt locatif, Léonard Sentore dit : «Puisque le gouvernement nous a confié cette tâche, il a vu que nous avons l’expertise pour pouvoir réaliser efficacement ce travail ». Il indique qu’au niveau des effectifs du personnel, l’OBR est en train de réorganiser les effectifs à sa disposition et s’il éprouve un besoin d’effectifs supplémentaires, il va demander aux autorités supérieures l’autorisation de pouvoir recruter.
Il indique que dans un premier temps, l’OBR va d’abord utiliser les moyens à sa disposition. Ensuite, il va demander aux responsables de la mairie quel genre de partenariat ils peuvent faire. « Il y a peut être quelques cadres de la mairie qui peuvent être utiles à l’OBR puisque cet impôt était collecté par la mairie, a-t-il poursuivi.

La mairie réaffecte son personnel
Au sujet d’environ trois cent personnes de la mairie qui s’occupaient de la collecte de l’impôt sur le revenu locatif, le maire de la ville, Freddy Mbonimpa les tranquillise parce que la mairie est en train de voir comment les réaffecter dans d’autres services.

Floride Ndakoraniwe

 

 

Chaire Unesco > Démarrage officiel du programme d’éducation à la paix 2017

Différents thèmes seront développés durant toute l’année

00azs1En partenariat avec l’Ecole de la Foi et Carias Burundi, le Chaire Unesco de l’Université du Burundi a procédé, le mercredi 15 février 2017, à l’ouverture solennelle de la série des conférences sur l’éducation à la paix, dans les enceintes de l’Université du Burundi. Ces activités ont été marquées par un exposé intitulé « La Vérité dans la culture burundaise» ainsi que la présentation du programme d’éducation à la paix qui sera exécuté durant cette année.
Dans son discours d’accueil, le directeur chargé de la recherche et de l’innovation à l’Université du Burundi, Tatien Masharabu, qui avait représenté le recteur de cette institution, a indiqué que cette série de conférences sur l’éducation à la paix s’inscrit dans la droite ligne des activités d’éducation citoyennes et patriotiques, édition 2017. Le mot d’ouverture a été dit par l’archevêque de l’archidiocèse de Bujumbura, Mgr Evariste Ngoyagoye qui a indiqué que l’idée de l’éducation à la paix fait partie de l’ambition de renforcer les principes et les valeurs à l’éducation à la paix dans notre pays. Il a ainsi manifesté sa gratitude envers les organisateurs de ces activités tout en encourageant ceux qui ont commencé cette belle initiative.
Cependant, durant toute l’année, cette série de conférences sera marquée par plusieurs exposés sur différents thèmes dont rompre avec la culture du mensonge ; les forces du pardon et la vérité qui libère ; amour et pardon ; gestion du conflit, la vérité et réconciliation ; les frères ennemis, le paradoxe burundais ; l’espérance qui fait vivre ; la diversité, une richesse ; la justice constructive, etc. Selon le président du comité de pilotage de ces activités, Aloys Misago, doyen de l’Institut supérieur de commerce à l’université du Burundi, ces activités consistent à amener les gens à changer leur façon de voir, de parler et leur façon d’agir. L’objectif principal étant de créer une culture qui serait favorable à la paix parce que tout se fait par l’homme et si nous voulons changer des choses ça doit changer d’abord dans les cœurs des hommes.
Au cours de l’exposé inaugural sur la vérité dans la culture burundaise, il a été démontré les bienfaits de la vérité et les conséquences néfastes du mensonge.

Astère Nduwamungu

 

Page 1 sur 264

Ouvrir