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Economie, Sciences, Education/formation

Alimentation> 16 octobre, journée mondiale

Elle arrive au moment où une partie de la population vit dans la pauvreté

 

Au moment où le monde entier célèbre la journée mondiale de l’alimentation le 16 octobre 2018, la rédaction du quotidien d’information Le Renouveau s’est entretenue avec les habitants de la capitale Bujumbura sur cette journée.  

 

Dans un entretien que nous avons eu avec la population, elle a indiqué que cette journée arrive au moment où une partie de cette population vit dans la pauvreté. Les familles ne mangent pas à leur faim, la vie est très chère, il faut travailler très dur pour pouvoir nourrir sa famille au moins deux fois par jour. Avoir un seul repas par jour est devenu courant à cause de la pauvreté.Selon Mathilde Niyonzima, une des femmes vendeuses de tomates dans les rues de la capitale, mère de 5 enfants, à 15 heures elle n’avait pas encore vendu même les tomates de 2 000 FBu. Elle était désespérée car elle se demandait où elle allait trouver de quoi nourrir ses enfants si elle rentrait à 18h sans avoir vendu tout le panier. Elle a indiqué qu’elle ne voit pas comment gérer cette situation. «Ma famille est composée de 7 personnes, vous comprenez qu’elle est nombreuse si toutes ces têtes comptent sur une seule personne pour manger. Ces dernières mangent au moins 3 kg de farine de manioc Inyange considérée comme la moins chère par rapport aux autres farines. Je ne sais pas ce que je vais faire parce que tout ce monde là mange quand je rentre avec quelque chose», a ajouté Mme NiyonzimaBernard Butoyi, quant à lui, a fait savoir que la question de l’alimentation n’est pas d’actualité. Il a indiqué que depuis qu’il ne vit plus avec ses parents, tout a changé. Lui et ses amis ont instauré un autre mode de vie. «Moi et mes deux camarades avec lesquels je partage une chambrette, on achète un stock mensuel de 20 kg de farine de manioc, 5 kg de haricots et 2 kg de riz pour qu’on puisse changer de nourriture de temps en temps. Nous consommons modérément pour diminuer les dépenses. Il arrive même des fois où on mange une fois la journée.», a indiqué M. Butoyi.Le constat a été que suite à la pauvreté qui hante la population, la situation alimentaire est précaire parce que pour avoir au moins un seul repas par jour, c’est devenu de plus en plus difficile pour certains.

Sonia Busogoro (Stagiaire)

 

MINES ET CARRIERES > Rencontre du ministre de tutelle avec les exploitants de la région Ouest

L’insubordination et la fraude sont des défis à contourner

 

DSC 0313Le ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines, Côme Manirakiza, lors de la rencontre avec les exploitants des mines et carrières de la région Ouest, le mardi 16 octobre 2018, a répondu à quelques questions relevant dudit secteur.  

 

Le ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines, répondant aux questions des participants, a souligné que les administrateurs communaux et les gouverneurs doivent travailler avec l’Office burundais des mines pour faire le suivi des activités dans le secteur. Concernant les taxes communales provenant des mines et carrières, le ministre Manirakiza a indiqué, que le partage des taxes entre les communes et l’Etat est décidé dans la loi communale et que son ministère compte échanger avec le ministère ayant le développement communal dans ses attributions pour élucider la question. Il faut donc attendre. Quant à la Régideso, elle doit laisser une source d’eau potable sur le lieu de captage d’eau. Le ministre a souligné que demander à la Regideso de payer des taxes communales se répercuterait sur le prix des produits de cette entreprise qui est jusqu’à présent la moins chère de la sous-région.

L’autorisation de vacance de terrain n’est pas automatique 

Selon le ministre ayant les mines et les carrières dans ses attributions, il est incompréhensible qu’une activité comme le gisement d’un site puisse être entreprise à l’insu de l’administrateur communal. Il a demandé aux concernés de lutter contre cette insubordination. Il a rappelé qu’un fonctionnaire de l’Etat n’est pas autorisé à être membre d’une coopérative. Les exploitants se sont plaints que l’octroi d’une attestation de vacance de terrain traîne. A ce propos, le ministre Manirakiza a expliqué que le terrain demandé peut ne pas être disponible et que les prérogatives de décider si un terrain peut être exploité revient à l’Administration. « Il y a des espaces réservés à d’autres activités notamment l’agriculture. Il n’est pas donc automatique d’avoir cette autorisation, il y a plusieurs paramètres mis en jeux», a-t-il dit.Le ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines, Côme Manirakiza a souligné que l’autorisation d’exploitation d’un des minerai n’est pas automatiquement valable pour l’exploitation d’autres. « C’est de la fraude, il faut le signaler à l’OBM pour qu’il prenne une décision», a-t-il dit.            

Grâce-Divine Gahimbare

 

TRANSPORT> Carence de bus le matin sur les axes Carama et Kinama

Les conséquences sont multiples

 

IMG 1015Au quartier Kinama et Carama, les fonctionnaires et les élèves éprouvent beaucoup de difficultés à trouver le bus le matin puisque au-delà de 6 h 30 du matin aucun bus n’est disponible au parking. Cela a des conséquences multiples pour les gens qui doivent se déplacer.    

 

Selon les propos recueillis par la rédaction du quotidien d’informations Le Renouveau le lundi 15 octobre 2018, la carence de bus de transport en commun sur les axes Carama et Kinama est une réalité et a de multiples conséquences sur les fonctionnaires et les élèves qui doivent se déplacer. Le problème se pose le matin et surtout pendant les jours ouvrables.  Et dans les heures avancées, le constat est que les bus sont disponibles sur les parkings. Selon les propos recueillis par la rédaction du quotidien d’informations Le Renouveau le lundi 15 octobre 2018, la carence de bus de transport en commun sur les axes Carama et Kinama est une réalité et a de multiples conséquences sur les fonctionnaires et les élèves qui doivent se déplacer. Le problème se pose le matin et surtout pendant les jours ouvrables.  Et dans les heures avancées, le constat est que les bus sont disponibles sur les parkings. Sur la route allant du marché de Kinama à l’endroit communément appelé Main d’œuvre, aucun bus n’est disponible le matin. Ceux qui empruntent cette route soulignent qu’au-delà de 6h30 aucun bus n’est disponible sur le parking. Les passagers doivent donc se réveiller très tôt le matin afin de trouver facilement le bus et éviter d’être en retard au lieu du travail. Au cas contraire, ils sont obligés de prendre un taxi-vélo ou taxi-moto pour aller trouver le bus à la 12e  avenue de la zone Mutakura.  Cela leur demande toujours des frais supplémentaires et celui qui n’a pas les moyens éprouve beaucoup de difficultés à se déplacer à moins qu’il ne trouve un bienfaiteur pour lui donner un auto-stop. Cette situation crée donc du stress chez les fonctionnaires et les élèves qui doivent se déplacer chaque matin.  Le même problème se présente également au quartier Carama. La principale cause est que certains chauffeurs n’arrivent pas à destination tandis que d’autres ne respectent pas les autocollants d’itinéraire mentionnés sur les bus.Ces gens demandent aux autorités concernées de les aider en leur octroyant des bus de l’Otraco (Office de transport en commun) capables de transporter un nombre important de personnes.  Ces bus vont faciliter le déplacement des fonctionnaires, des élèves et d’autres passagers. 

Emélyne Iradukunda

 

COMMUNE MABAYI> Rencontre du ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines avec les exploitants des mines et carrières

Pour leur expliquer le contenu de la loi sur les mirerais au Burundi

 

DSC 0297 1Au chef-lieu de la commune Mabayi, le lundi 15 octobre 2018, le ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines, Côme Manirakiza,  a tenu une réunion à l’endroit des exploitants des mines et carrières de la province de Cibitoke. C’était pour leur expliquer le contenu de la loi portant règlement du Code minier au Burundi. Il leur a demandé de s’y conformer pour que ce secteur soit réellement la base de l’économie du pays. 

 

A l’ouverture de la réunion, le gouverneur de la province de Cibitoke, Joseph Iteriteka, a signalé que la province toute entière  est calme et que la population vaque à ses activités quotidiennes en ce moment où les premières pluies viennent de tomber. M. Iteriteka a en effet indiqué que s’il y a la paix et la sécurité partout dans la province et à Mabayi en particulier, si les gens circulent librement et à tout moment, cela n’a pas été toujours ainsi. C’est parce que les habitants des différentes communes et en particulier ceux de Mabayi acceptent de cohabiter pacifiquement. Il a profité de cette occasion pour remercier les habitants de Mabayi pour les bonnes relations qu’ils entretiennent avec la société Tanganyika mining, pour l’intérêt du pays. Il a alors invité tous les participants à prêter oreille attentive aux conseils du ministre, lors de cette réunion qui, pour lui, venait à point nommé, après la suspension de toutes les activités des exploitants des mines et carrières sur tout le territoire national.

Pas d’exploitation sans permis

Dans l’étude qu’il a présentée aux participants, le directeur des opérations au sein de l’Office burundais des Mines, Paul Ndarihonyoye, a rappelé aux coopératives œuvrant dans le secteur des mines et carrières, plusieurs des dispositions du Code minier au Burundi. Lesquelles dispositions éclairent, accompagnent et punissent même ceux qui passent à leur encontre. M. Ndarihonyoye a rappelé que personne n’est autorisé à exploiter les mines et les carrières sans permis d’exploitation, qui est préalablement de 2 ans renouvelables chaque fois de besoin. Pour ceux qui ont l’autorisation, a-t-il rappelé, ils ne sont pas autorisés à dépasser 30 mètres de profondeur s’ils font une exploitation artisanale. Pourtant, les exploitants doivent être fédérés en coopératives. M. Ndarihonyoye a également rappelé aux coopératives d’exploitation minière, qu’elles doivent se soucier de la protection de l’environnement et de la santé de la population et de payer leur assurance. En même temps, aucune coopérative n’est autorisée à exporter sa production. 

Les responsables administratifs, sécuritaires et judiciaires doivent agir

Quant au ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines, Côme Manirakiza, le Burundi dispose des richesses énormes dans son sous-sol qui devraient contribuer à son développement. Mais, a-t-il dit, il y en a qui exploitent ce sous-sol avec des permis et d’autres qui le font illégalement, ce qui nuit à l’environnement et fait que le pays ne profite pas de ce secteur. C’est alors la tâche de tous les responsables administratifs, judiciaires et de sécurité, de tout faire pour que les coopératives d’exploitation soient en ordre avec la loi et bannissent la fraude dans ce secteur. Ainsi, dit-il, pour qu’une coopérative d’exploitation puisse reprendre ses activités, elle doit être régulière et se conformer aux prescrits de l’environnement et s’engager chaque fois au respect de l’hygiène de sa zone d’exploitation.Rappelons qu’avant la réunion, le ministre Manirakiza avait visité le site sur lequel la société Tanganyika mining est en train d’implanter une usine d’exploitation de l’or dans cette commune de Mabayi qui, selon les informations recueillies sur place, va commencer sa production au début du mois de décembre de cette année.

Jean Bosco Nkunzimana

 

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