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Economie, Sciences, Education/formation

Entrepreneuriat> Rôle d’une coopérative

Selon Martin Kadende, président du conseil d’administration de la Société coopérative des jeunes entrepreneurs pour le développement durable(S.C.J.E.D.D), une coopérative joue un rôle considérable dans la société. Elle fournit des services à ses membres et aux non membres. A partir des réunions organisées souvent entre les membres, elle apprend aux membres et à la communauté l’esprit d’entraide et de solidarité parce que là où il y a le sens social, la paix règne.

cooperative

Dans un entretien du mardi 18 février 2020 avec M. Kadende a fait savoir qu’une coopérative joue un rôle considérable dans la cohésion sociale. C’est pour cette raison que dans chaque coopérative on y trouve un agent chargé des questions  sociales. Il a précisé que la première mission d’une  coopérative est de satisfaire les besoins de la société en améliorant les conditions de vie de la population, que ce soit les membres ou non membres de cette coopérative. M. Kadende a également indiqué qu’à partir des réunions organisées souvent entre les membres, elle apprend aux membres et à la communauté l’esprit d’entraide et de solidarité.D’après M. Kadende, là où il y a le sens social, la paix règne. Lorsqu’une coopérative est créée, c’est toute la communauté qui  savoure ses fruits. Elle aide à améliorer les conditions de vie de la population. Il a ajouté qu’une coopérative aide à mettre en commun des idées et moyens, à partager des responsabilités pour l’atteinte des objectifs, et à alléger les moyens et les dépenses. Les connaissances reçues dans la coopérative aident également les gens dans leurs foyers et cela leur permet de vivre en harmonie avec ses voisins. Aussi, les rencontres et les travaux organisés souvent dans les coopératives donnent une occasion aux membres d’échanger et résoudre certains problèmes sociaux. Rien n’empêche que des gens en conflit, des riches et des pauvres ou des gens de différentes catégories sociales se rencontrent dans une coopérative et au même travail. Malgré leur différence, ils se sentent tous égaux dans une coopérative. M. Kadende a donné l’exemple de la société coopérative S.C.J.E.D.D dont il est président qui rassemble les anciens étudiants des différentes facultés de l’Université du Burundi ressortissant de tous les coins du pays. Cela leur permet de vivre en harmonie, de s’entraider matériellement et moralement, et de vivre comme des enfants issus d’un  seul père.M. Kadende a terminé en demandant au gouvernement d’organiser souvent des formations aux leaders des coopératives sur l’aménagement et l’élaboration des projets, le suivi et l’évaluation des projets et le rôle du travail en équipe. Il a appelé les intellectuels de former des coopératives afin d’aider ceux qui n’ont pas eu la chance de passer sur le banc de l’école.

Julien Nzambimana

 

PND 2018-2027> Climat des affaires, commerce et tourisme

Malgré les performances enregistrées, il reste encore des défis à relever

Dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires, d’importantes avancées ont été enregistrées, et des progrès s’observent aussi dans les secteurs du commerce et du tourisme. Malgré ces avancées, des défis restent encore à relever dans ces différents secteurs. 


Pour ce qui est de l’amélioration du climat des affaires, ces avancées sont notamment avec la promulgation des textes d’application en rapport avec la loi sur les faillites, le code des sociétés, la loi sur la privatisation, la loi sur le concordat ainsi que l’harmonisation de certains textes de lois avec ceux de la Communauté est-africaine. Les résultats enregistrés dans ce domaine ont porté sur l’allégement des procédures administratives à travers la création de trois guichets uniques (le transfert et l’enregistrement des propriétés, la création d’entreprise et l’octroi du permis de construire).Malgré les performances enregistrées dans l’amélioration du climat des affaires, il reste encore des défis à relever comme la facilitation des échanges ; le règlement des différends commerciaux ; la gestion des contrats ; la réduction de la durée et des coûts des procédures ; l’accès à l’électricité ; l’accès au crédit ; l’attractivité des investissements étrangers ; le développement du partenariat public-privé (PPP) ; l’informatisation et la modernisation du guichet unique de création de société ; la base de données sur les entreprises et la diversification des exportations.

Révision  du code des sociétés privées, une des réalisations au niveau du commerce

En ce qui concerne la promotion du commerce et de la qualité des produits, les réalisations enregistrées au cours des dernières années s’articulent autour du suivi régulier des stocks de produits de première nécessité, la révision  du code des sociétés privées et à la participation publique, et l’initiation et la mise en œuvre des réformes au niveau de la normalisation  et de l’assurance qualité des produits.Les défis observés dans ce secteur sont    la liberté d’échanges commerciaux inter-provinces ; la diversification  des exportations ; l’augmentation de la production  à forte valeur ajoutée ; la stabilité des capitaux ; la valorisation des opportunités commerciales ; la coordination  des négociations commerciales régionales (Comesa, CEA, Sadc-Comesa-CEA) et multilatérales (OMC) ; la stabilité du taux de change ; le transport des produits périssables ; la normalisation  et le contrôle de la qualité des produits ; la lutte contre la fraude commerciale et fiscale et de la concurrence  déloyale ; le coût raisonnable de l’assurance pour le commerce et la connaissance des lois régissant le commerce.

Des résultats mitigés au niveau du tourisme

   Au niveau du développement du tourisme, les résultats enregistrés ces 5 dernières années sont mitigés dans la mesure où l’offre n’est pas développée et la demande intérieure des produits touristiques est quasi-inexistante. Certains résultats peuvent être signalés à savoir la constitution d’une base de données statistiques , la recherche de nouveaux produits touristiques, la réhabilitation  des sites de Ruvubu et Kiganda, la route d’accès au site touristique de Kagera et des eaux thermales de Mugara, la délimitation  et la protection de quelques sites, l’identification de nouveaux sites touristiques, les formations sur les techniques d’accueil  et de guidance à l’intention des tours opérateurs et des hôteliers ainsi que l’accroissement des capacités d’accueil des hôtels observé ces dernières années grâce au dynamisme de l’entreprenariat privé.Ce secteur du tourisme connaît beaucoup  de défis dont le cadre d’orientation  de développement du secteur du    tourisme ; le classement des hôtels et des restaurants ; le développement des infrastructures adaptées aux conférences internationales et autres grands événements ; les capacités en ressources humaines adaptées ; la mobilité des personnes ; les infrastructures d’accueil des zones touristiques adaptées et le respect du cadre légal pour la sauvegarde des aires protégées.Le faible niveau de développement du tourisme résulte de la mauvaise qualité des infrastructures de base et équipements touristiques, de la faible structuration du produit touristique, de l’insuffisance de qualification professionnelle du personnel de la chaîne du tourisme et de l’absence de mesures incitatives spécifiques à l’investissement dans l’industrie touristique. La mise en exploitation des ressources des ressources touristiques du Burundi permettra d’une part d’accroître son attractivité et de rapporter des revenus et des devises supplémentaires et, d’autre part, son rayonnement à l’échelle internationale. 
                                                                                       

Source : PND 2018-2027                                                                                       

Yvette Irambona

 

FILIERE LAITIERE> Collecte du lait en commune Mwumba

Les agri-éleveurs satisfaits de ce projet

0000aaaaertyLa création des centres de collecte du lait par les coopératives des agri-éleveurs est venue contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population. C’est le cas du centre de collecte de la commune Mwumba. La population se réjouit de cette initiative  qui est venue à point nommé. Situé sur la colline Gitasi, zone vyerwa en commune Mwumba de la province de Ngozi, le centre de collecte de la coopérative « Turwizumwimbuw’amata»  réunit vingt  agri-éleveurs de la commune Mwumba.

 
D’après le comptable de ce centre, Etienne Bintunimana, ce centre collecte du lait des vaches qui ont été attribuées à la population par le gouvernement à travers le Projet de développement des filières (Prodefi). Ce centre assure la collecte de la production laitière provenant de la commune Mwumba et de ses environs. Il a précisé que l’avantage de ce centre est que le problème d’écoulement du lait est résolu.M. Bintunimana a fait savoir que le centre est chargé de déterminer la qualité du lait en effectuant un test à alcool et un test avec lactomètre. Ces tests vérifient la stabilité du lait pour le traitement thermique.Après avoir vérifié que le lait collecté remplit les normes, ce lait est versé dans le tank de refroidissement pour sa réfrigération. Le lait est alors acheminé à l’usine « Natura », chargé de la transformation du lait, avec laquelle la coopérative  a un contrat de partenariat.En ce qui concerne l’expédition du lait à partir dudit centre, M. Bintunimana a fait remarquer qu’une inspection de la propreté avant tout chargement de cruches ou des camions citernes doit être faite. La température de lait dans la cuve réfrigérée est ensuite vérifiée. Ainsi, le lait ne devrait pas être chargé que s’il atteignait une température de 4°c au moins. Si les résultats sont acceptables, le lait est chargé dans le camion-citerne. Aussitôt que le déchargement du camion est achevé, il devrait être lavé et assaini immédiatement.  Il a souligné que le lait doit être transporté dans de bonnes conditions hygiéniques, c’est-à-dire des cruches de lait en aluminium.

Les agri-éleveurs se disent satisfaits de ce projet du gouvernement. « Le projet est venu à point nommé pour réduire la pauvreté dans les ménages. », a indiqué Emmanuel Ndayishimiye, un des agri-éleveurs rencontrés au centre de collecte. « J’étais pauvre parmi les pauvres avant de recevoir ma première vache. Mais aujourd’hui, j’ai une production laitière suffisante. Actuellement je roule à vélo et j’ai acheté des terres cultivables », raconte-t-il. Il a lancé un appel aux gens à s’auto-développer en adhérant à des coopératives de développement. Il a invité également le gouvernement à poursuivre ces projets en vue d’améliorer les conditions de vie de la population.

Eric Mbazumutima

 

ECOFO UWINTEREKWA> Les activités après les inondations

Elles vont bon train actuellement

000azqqe1Les activités du deuxième trimestre à l’Ecole fondamentale Uwinterekwa, de la zone urbaine de Gihosha ont commencé tardivement suite aux inondations qui se sont passées aux quartiers Uwinterekwa et Nyabagere. Selon la directrice de l’école, Rosalie Nganyirande, les activités vont bon train actuellement malgré quelques difficultés dues au manque de matériel didactique et à un nombre élevé d’élèves.


Dans un entretien, du lundi 3 février 2020 avec Mme Nganyirande, elle a souligné que les activités du deuxième trimestre à l’Ecofo Uwinterekwa ont commencé tardivement du fait que cette école abritait les victimes des inondations. « C’est après leur déménagement qu’on a repris les activités. », a-t-elle précisé. Elle a indiqué que les inondations qui ont frappé les quartiers Uwinterekwa et Nyabagere ont également touché cette école, d’où la reprise tardive des activités du second trimestre.D’après notre interlocutrice, les activités à l’Ecofo Uwinterekwa ont été reprises dans la deuxième semaine du second trimestre. Malgré ce retard, elle a fait savoir que les enseignants se sont donnés corps et âme pour rattraper le retard et avancer dans la matière. Elle a précisé que les activités vont bon train actuellement et elle espère que les matières prévues pour le deuxième trimestre, surtout du premier cycle au troisième cycle seront bien achevées. Le problème se trouve au quatrième cycle où les matières sont vastes, mais malgré cela, les enseignants sont en train de   fournir tous leurs efforts.

Les matériels didactiques sont insuffisants et le nombre d’élèves est très élevé

Mme Nganyirande a informé que cette école a des difficultés dues à l’insuffisance du matériel didactique, surtout, les fichiers du maître et les livres des élèves. Le pire est en première année où depuis la réforme de l’enseignement qui a débuté avec cette année scolaire, le matériel didactique est encore introuvable. D’autres matériels ont été abîmés par les victimes des inondations. Mme Nganyirande a signalé que les fosses septiques et d’autres biens de cette école avaient été abîmés par les eaux de la pluie lors des inondations, mais l’école a usé de ses moyens pour les réparer et d’autres ont été réparés au cours des  travaux de développement communautaire qui ont été organisés. Elle a informé également que le nombre d’élèves est très élevés et les salles de classe sont insuffisantes.

« Nous essayons de les subdiviser en groupes pour qu’une partie du groupe de l’après-midi occupent les salles de ceux du 4e cycle, mais en vain. Lorsque les élèves du 4e cycle reviennent l’après-midi, ceux qui allaient occuper ces salles restent à la maison.», a-t-elle ajouté.Mme Nganyirande a signalé que les élèves ressortissants des familles qui ont subi le drame ont des problèmes liés au manque du matériel scolaire et de vêtements. Elle a fait savoir que le nombre élevé des élèves qui s’observent dans plusieurs écoles des quartiers périphériques de ceux de Gahahe et Gatunguru est du fait que certains quartiers n’ont pas d’écoles suffisantes. Elle a donné l’exemple du quartier Gatunguru qui n’a pas d’école publique, d’où les parents amènent leurs enfants dans les écoles frontalières de ce quartier.Rosalie Nganyirande a terminé en demandant au gouvernement et à toute institution tant publique que privée d’aider cette école à résoudre ces problèmes afin que les activités se déroulent normalement. « La construction d’autres salles de classe à cette école et à autres écoles publiques dans les autres quartiers peut aider à résoudre le problème lié au nombre élevé d’élèves dans la plupart des écoles publiques de la municipalité de Bujumbura. », a-t-elle conclu.

Julien Nzambimana

 

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