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Economie, Sciences, Education/formation

Activités commerciales> Autour des écoles

Elles sont menaçantes

 

ecofoPour une bonne éducation des jeunes écoliers, il faut un encadrement de ces derniers. En milieu urbain, on constate des kiosques, des boutiques tout près des écoles. Les commerçants ambulants exerçent leur commerce en pleine journée, les jours de classe. Cela perturbe les écoliers, qui sont tentés de sortir pendant les cours et les expose à l’insécurité dans tous les sens. 

 

Au passage à certaines écoles de la capitale, surtout celles situées près des grands axes et rues, la situation est alarmante. Les écoliers déambulent en pleine rue pour aller acheter des beignets, des bonbons, etc. cela se fait pendant les heures de récréation mais les plus turbulents sortent même pendant les heures de classe. Ces écoliers sont exposés à l’insécurité dans tous les sens. Les enfants ne sont pas protégés aussi bien du côté des produits qu’ils consomment que de celui de la circulation routière. Il est vrai, certaines écoles sont clôturées, c’est le cas de l’Ecole fondamentale de Buyenzi, les Ecofo à Kamenge, l’Ecofo Stella Matutina, etc. Du côté des produits consommés, certains sont vendus périmés. Un marchand attrapé en flagrant délit en train de vendre des biscuits périmés au centre-ville nous a suppliés de ne pas le dénoncer nous promettant d’aller jeter ses marchandises périmées et disant qu’il ne le savait pas. Il reste à savoir s’il a jeté ces produits périmés. Quant à la sécurité routière à ces écoles citées par exemple, la police aide les enfants à traverser, mais elle n’y reste pas toute la journée. Au moment où les écoliers sortent pendant les cours pour aller consulter les marchands ambulants ou les boutiques, les policiers ne sont pas là. Cela les expose ainsi à des accidents.Cela a un impact sur l’encadrement des enfants et sur leur éducation. En visite à l’Ecofo Jardin public, une école menacée d’effondrement, les enseignants ont compris l’importance de protéger les enfants. Les enseignants se placent devant les places menacées pour empêcher les écoliers de s’en approcher. Cela devrait aussi être le cas pour les écoles se trouvant près des routes, recommandent les parents. Les instances chargées de l’éducation interdisent l’installation des boutiques près des écoles. Le système d’encadrement devrait s’étendre jusqu’à l’Ecofo.
Blandine Niyongere

 

Foire§exposition « made in Burundi »> Association Tuzamure ubumenyi

Les impressions d’une femme commerçante

 

femLe « made in Burundi » a été organisé pour la deuxième fois dans notre pays. De l’avis de Patricie Karisabiye de la commune Bukeye qui appartient à l’Association Tuzamure uburimyi, les commerçants se disent satisfaits des bienfaits de ce projet. 

 

La foire-exposition organisée permettra aux commerçants de faire connaître leurs produits et d’acquérir d’autres marchés d’écoulement. Patricie Karisabiye, membre de la pré-coopérative  et membre de l’Association Tuzamure uburimyi, est consciente que la foire va lui apporter un léger mieux quant à la commercialisation de ses produits. Elle vend différentes sortes de légumes et, pour elle, le fait d’appartenir à une association procure un bénéfice. Pour participer dans le « made in Burundi », il faut être au moins dans une coalition d’associations. Pour elle, l’union fait la force. La coalition ne nous permet pas de participer aux foires seulement, mais aussi le travail en équipe avec d’autres femmes. «Depuis que nous appartenons à une association, nos vies ont changé. La femme ne travaille plus seule. Elle se fatigue moins par conséquent. Nos maris sont conscients de notre travail et ils en sont fiers. D’ailleurs, cela nous a permis de nous ressaisir et de penser à notre toilette corporelle, car nous gagnons de l’argent qui nous permet de prendre soin de nous. Nous initions par conséquent des projets de coopérative d’épargne et de crédit pour les membres de l’association. Cela permet de nous procurer tout ce dont nous avons besoin sans intervention de nos maris», explique Mme Karisabiye. Selon Mme Karisabiye, «la foire-exposition « made in Burundi », nous aide à valoriser nos produits locaux et nous permet d’avoir des contacts qui nous permettent d’avoir des marchés d’écoulement». Elle lance un appel aux consommateurs burundais de consommer les produits locaux. «En les consommant, vous permettrez aux producteurs de produire plus et par  voie de conséquence, à impulser le développement du pays. Cela est valable pour tous les producteurs, notamment ceux qui font la transformation agro-alimentaire ou ceux qui font d’autres productions locales».
Aline Nshimirimana

 

Grandes vacances > Leur gestion par les élèves

Il faut s’occuper utilement

 

L’année scolaire en cours va bientôt toucher à sa fin, et les élèves vont commencer leurs grandes vacances. Dans un entretien avec la  rédaction  du journal Le Renouveau, certains élèves  donnent leurs avis sur la gestion de cette période de détente.L’année scolaire en cours va bientôt toucher à sa fin, et les élèves vont commencer leurs grandes vacances. Dans un entretien avec la  rédaction  du journal Le Renouveau, certains élèves  donnent leurs avis sur la gestion de cette période de détente.

 

La majorité des élèves affirment  que les vacances sont une période de relâchement du cerveau. Mais cette période de détente nécessite une gestion particulière comme le signalent certains élèves. «  On fait reposer le cerveau, mais cela n’empêche pas de s’occuper d’autres activités », confie un lycéen. Celui-ci poursuit qu’il faut veiller à la gestion de cette période pour s’en sortir avec un bilan satisfaisant des réalisations. « Nous devrions profiter de la longue durée de ces vacances pour nous occuper utilement », poursuit un autre.  Mais, la gestion des grandes vacances diffère d’un élève à l’autre selon les différentes particularités. Pour une bonne gestion, il faut élaborer un programme à suivre et prévoir des projets, comme le fait savoir un autre interlocuteur. Les activités génératrices de revenus pour la préparation à l’année scolaire suivante, faire des descentes à l’intérieur du pays pour les élèves citadins sont, entre autres, des projets de certains élèves pour les grandes vacances.Un élève de la deuxième année du cycle post-fondamental signale que, dès que les grandes vacances arrivent, il élabore son plan d’activités durant toute la période. Il fait savoir que chaque année, il cherche une activité génératrice de revenus pour aider ses parents dans l’achat de son matériel scolaire pour l’année scolaire suivante. « Je ne trouve même pas de temps pour rendre visite à mes amis, sauf  les dimanches! Car je sais que, si je ne profite pas de cette opportunité pour travailler et gagner un peu d’argent, je risquerai de ne pas couvrir tout  le nécessaire pour l’année scolaire suivante », dit-il. Un autre de la huitième année du cycle fondamental fait savoir que, pendant les grandes vacances, il s’occupe des jeux sportifs en plus des visites qu’il rend aux membres de sa famille se trouvant à l’intérieur du pays.Ces élèves recommandent à leurs camarades de ne pas profiter de cette période de détente pour s’adonner à des activités inutiles, mais plutôt de s’ occuper utilement.
Eric Sabumukama

 

ENSEIGNEMENT> L’enseignement des métiers et de la formation professionnelle

Malgré l’amélioration, des défis restent à relever

 

IMG 51Le secteur de l’enseignement des métiers connaît une certaîne évolution, mais aussi des défis à relever, notamment les problèmes liés aux équipements et aux formateurs. Cela ressort de la présentation du directeur général de l’enseignement des métiers de la formation technique et professionnelle au ministère de l’Education, de la formation technique et professionnelle, Pascal Nshimirimana, lors de l’atelier de vulgarisation du répertoire des emplois et des métiers du Burundi, tenu le mercredi 5 juillet 2018. 

 

Le gouvernement du Burundi, dans sa mission de satisfaire au besoin d’un personnel qualifié et faciliter le secteur socioéconomique des lauréats, continue à mettre en place les centres d’enseignement des métiers(CEM) et les centres de formation professionnelle (CFP). Selon Pascal Nshimirimana, toutes les 128 communes du pays disposent aujourd’hui d’un centre d’enseignement des métiers. Aussi, trois CFPP et 10 centres de formation professionnelle sont présents dans 7 provinces du pays. L’objectif du gouvernement était d’avoir 1 CEM par commune, et un CFP par province. L’effectif d’élèves est actuellement de 8 700 au public et 6 300 au privé. M. Nshimirimana indique que l’enseignement des métiers et la formation professionnelle accueillent actuellement les sortants de l’enseignement fondamental.

Quelques défis à relever

Selon toujours M. Nshimirimana, on observe une faible fréquentation dans l’enseignement des métiers et une faible capacité d’accueil. Ainsi, les équipements qui sont dans les centres sont en état obsolète, notamment dans les filières de couture et de menuiserie. « Nous bénéficions de la part de nos partenaires des équipements surtout dans les filières innovantes comme les Techniques de l’information et de la communication (Tic) mais on remarque le manque de formateurs capables d’utiliser les équipements ». 

Des actions à mener

M. Nshimirimana précise que des actions sont à faire, entre autres la promotion d’une bonne gestion du secteur en collaboration avec le secteur de l’emploi ; formaliser l’activité économique ; l’opérationnalisation d’un cadre du partenariat public-privé ; mettre en place un dispositif de formation efficace et efficiente ainsi que la consultation entre le secteur de l’emploi et de la formation professionnelle à travers le ministère de la Fonction publique, du travail et de l’emploi.

Eric Mbazumutima

 

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