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Economie, Sciences, Education/formation

MARCHE DE MUSENYI> Entretien avec des commerçants d’huile de palme

Sur les avantages qu’ils en tirent

 

IMG 016La rédaction du quotidien Le Renouveau s’est entretenue le dimanche 29 octobre 2017, avec des commerçants d’huile de palme au marché de Musenyi  sur les avantages qu’ils tirent de leur métier. Mais le manque d’hygiène s’observe chez certains commerçants. 

 

Des commerçants d’huile de palme du marché de Musenyi, affirment que ce métier leur procure beaucoup d’avantages. Ils  disent que durant les trois mois de fin d’année, ce produit est en abondance grâce à la saison pluvieuse qui favorise la maturité des fruits. Ces commerçants  font savoir qu’en ce moment ils s’approvisionnent à bons prix et  vendent, eux aussi à des prix favorables. Cela n’empêche pas qu’ils y trouvent un profit car ils ont beaucoup de clients. L’huile de Musenyi est de bonne qualité. Ils révèlent en plus que ces clients proviennent de différentes provinces surtout de Bujumbura et de Kayanza. Aux clients de ces provinces s’ajoutent la plupart des commerçants des marchés périphériques de  Musenyi. Puisque le marché se tient tous les jours, même les samedis et les dimanches, ils trouvent des clients qui viennent se détendre au bistrot de Musenyi. Quelques fois, les clients viennent nombreux et certains commerçants vident leurs stocks rapidement.Pour en savoir plus sur ce qui est en rapport avec les prix, ces commerçants disent qu’une bouteille d’huile de palme coûte mille francs (1 000 FBu). Un petit bidon de cinq litres coûte sept mille francs (7 000 FBu) et un bidon de vingt litres coûte trente-trois mille francs (33 000 FBu).Ces commerçants déclarent aussi que même s’ils paient les taxes et les magasins de stockage,  le gain ne manque pas.  Ce gain obtenu les aident beaucoup, surtout les veuves qui n’ont pas d’autres moyens pour vivre. Ces dernières prennent en charge leurs familles sans aucun problème et sans tendre la main aux personnes qui ne peuvent pas les assister. 

Chez certains commerçants, le manque d’hygiène s’observe

Des irrégularités ne manquent pas. Le manque d’hygiène s’observe chez certains commerçants. Il y a des commerçants qui n’ont pas de serviettes pour enlever les taches d’huile qui se versent sur les bidons de leurs clients. Pour les enlever, certaines femmes utilisent les pagnes qu’elles portent.  Les bouteilles et les gobelets utilisés restent dans un bassin ou dans un seau non couvert contenant de l’huile. Et si un commerçant termine de servir l’huile à un client, il prend ses mains et les essuie avec les habits qu’il porte. 
Evelyne Habonimana

 

ENTRETIEN> Fonctionnement des clubs scolaires

«Sans les moyens, il est impossible d’engager ces clubs»

 

DSC01485Les clubs scolaires sont d’un grand intérêt dans le cursus de formation mais leur continuité demande la motivation des élèves et des enseignants sous les frais de l’école avec une petite contribution des parents. C’est ce qui ressort d’un entretien avec le responsable chargé du parascolaire au lycée du Saint Esprit.  

 

Selon Gilbert Nduwayo chargé de la discipline et du parascolaire au lycée du Saint Esprit, la place des clubs scolaires dans le cursus de formations des élèves est d’accompagner le savoir qu’ils ont à travers les livres et la classe. « Pour compléter, on a pensé aux clubs où les élèves peuvent mettre en pratique le savoir qu’ils ont? eu en classe. C’est pourquoi il y a le club de science par exemple où on fait tout un montage qu’on ne peut pas faire nécessairement en classe. Nous n’avons que quelques minutes en classe pour la culture, c’est pour cela qu’on a pensé qu’il fallait donner du poids à ces clubs. Il faut donc motiver les élèves, leur montrer qu’ils ont intérêt à participer à ces clubs et que ce n’est pas quelque chose qui est là pour leur faire perdre du temps. Nous veillons à la motivation des élèves chaque année parce que les élèves doivent comprendre qu’il y a quelque chose à gagner grâce aux clubs», a-t-il dit.

L’objectif ne serait pas atteint sans le concours des encadreurs 

Il a fait savoir qu’il faut aussi motiver les professeurs, leur dire qu’il faut motiver les élèves car, s’ils les laissent seuls, ils vont laisser tomber. « Les professeurs sont responsables des clubs, ils coordonnent et orientent les idées des élèves. Les objectifs des clubs scolaires ne peuvent pas être atteints sans le concours des encadreurs. Nous devons beaucoup travailler. La direction de l’école est très impliquée pour motiver les enseignants», a-t-il expliqué. Il a souligné qu’il y a aussi la question des moyens. « Sans les moyens, il est impossible d’engager les clubs parce qu’ils exigent du temps supplémentaires. Il y a des clubs qui demandent beaucoup de moyens. Il n’y a que l’école qui finance», a-t-il dit. Il a donné l’exemple du club environnement où quand les élèves doivent se déplacer pour faire la visite et voir comment la rivière Ntahangwa menace ses rives, c’est l’école qui doit assurer le voyage. « S’il faut habiller les différents groupes de danse et les tambourinaires, cela demande de l’argent. Dans le temps, nous faisions fessions recours aux banques et aux gents de bonne volonté même à titre individuel pour demander des sponsors mais, aujourd’hui nous trouvons difficilement de sponsor pour ce genre d’activité. Nous avons alors pensé qu’il faut que le parent donne une petite contribution», a fait savoir M. Nduwayo.

Le temps investi aujourd’hui est compté

A cette école, les contributions varient. « Au premier trimestre, il n’y a pas beaucoup d’activités mais, au 2e et 3e trimestre, il faut par exemple une pièce de théâtre, une visite, etc. et le parent doit accompagner ces activités. C’est quelque chose qui rentre dans le projet éducatif du lycée pour aider le jeune à grandir d’une façon équilibrée», a expliqué le chargé du parascolaire au lycée du Saint Esprit. Il a souligné que lorsque les clubs scolaires étaient encore financés au niveau de l’éducation nationale, ces clubs fonctionnaient mieux qu’actuellement. « Les professeurs pouvaient trouver  du temps, la vie était encore relativement facile. Il y avait encore plusieurs écoles à système d’internat donc, les élèves pouvaient avoir facilement du temps. Le temps pour les élèves externes est très limité. Le temps qu’on investit aujourd’hui est compté, il y a très peu d’écoles qui peuvent organiser un temps supplémentaire parce que, cela  coûte cher aussi aux parents», a-t-il mentionné.           

Grâce-Divine Gahimbare

 

ENTRETIEN> Sur les causes des abandons scolaires en commune Kiremba nord

L’ignorance de certains  parents et la pauvreté prennent le devant

 

DSC 3259La rédaction du quotidien burundais d’informations Le Renouveau s’est entretenue avec le directeur communal de l’enseignement de Kiremba en province de Ngozi, le mercredi 25 octobre 2017, sur les causes de l’abandon scolaire. L’ignorance de certains  parents et la pauvreté prennent le devant. 

 

Comme l’a indiqué le directeur communal de l’enseignement de Kiremba de la province de Ngozi Gratien Irakiza, il se produit des abandons scolaires dans cette commune. Au cours de l’année scolaire écoulée 2016/2017, les classes de 9e année fondamentale comptaient 577 élèves mais actuellement, ils sont au nombre de 428 alors que nous sommes au début de l’année. Même dans d’autres classes, des abandons scolaires progressifs s’observent, a dit M.Irakiza.Les causes de ces abandons scolaires sont nombreuses. M.Irakiza a révélé, entre autres, la pauvreté qui s’observe dans certaines familles. L’enfant peut se présenter à l’école sans aucun matériel scolaire. A cela s’ajoute l’ignorance de certains parents et enfants qui ne connaissent pas l’importance capitale de l’école. D’autres abandonnent   l’école soit pour aller dans certaines villes comme Bujumbura à la recherche d’une vie  meilleure, soit se livrer à la délinquance, a-t-il ajouté. Concernant la question de certains directeurs qui chassent les élèves à cause du non port de l’uniforme, M. Irakiza a fait savoir que ces directeurs peuvent le faire dans le but de voir si les parents de l’enfant sont incapables de l’acheter. Le directeur communal de Kiremba a indiqué qu’il y a des parents qui n’achètent pas du matériel pour leurs enfants, non  parce qu’ils n’ont pas de moyens mais parce qu’ils ne le veulent pas tout simplement. Suite à l’ignorance à propos de l’importance de l’école, certains parents se présentent souvent dans des bistros alors que leurs enfants sont chassés de l’école suite au manque de matériel.Quant au taux de réussite, M. Irakiza a précisé que la DCE de Kiremba a eu une note d’à peu près 62% au niveau de la province de Ngozi. Des stratégies ont été arrêtées pour améliorer le rendement au concours national au cours de l’année scolaire 2017/2018. A propos des enseignants, M. Irakiza a indiqué qu’il ne peut pas affirmer qu’ils sont en nombre suffisant.

MARTIN  KARABAGEGA

 

SOFEPAC> Journée portes ouvertes

A l’occasion de la semaine dédiée à l’épargne

 

DSC 0049L’institution de microfiance (IMF) dénommée Solidarité féminine d’épargne et de crédit (Sofepac) a organisé le vendredi 10 novembre 2017, une journée portes ouvertes. Selon Laurent Nahimana, vice-président du Conseil d’administration de la Sofepac, c’est une occasion pour cette IMF de présenter au public les produits qu’elle offre à sa clientèle.  

 

Le 31 octobre de chaque année est une journée mondiale dédiée à l’épargne. Laurent Nahimana, vice-président du Conseil d’administration de la Sofepac a indiqué que celle-ci en tant qu’institution de microfinance du Burundi, s’est joint aux autres institutions burundaises et internationales pour célébrer cette journée. « Mais nous nous sommes organisés de manière à ce qu’on dédie toute la semaine pratiquement à la promotion de l’épargne dans notre IMF.  C’est donc une occasion pour nous encore une fois de présenter au public  les produits que nous offrons à notre clientèle qui est essentiellement composé de personnes issues des couches de la population qui ont un accès très limité au secteur classiques bancaires. M. Nahimana a souligné que leur objectif est d’encadrer et de permettre à cette catégorie de populations d’accéder à des financements dans des conditions plus accessibles. Il a précisé que leur clientèle cible  est le monde agricole de la zone Gihanga, spécialement les riziculteurs. « Nous finançons les activités rizicoles pour plus de 80% de nos financements. Nous avons également quelques catégories de salariés et d’autres clients qui œuvrent dans le secteur du commerce de façon générale et nous estimons que, d’ici deux ou trois ans, nous aurons participé à l’épanouissement d’une bonne partie de notre clientèle », a dit M. Nahimana.Les bénéficiaires apprécient beaucoup les produits que la Sofepac offre à ses clients, Gilbert Miburo de Maramvya a indiqué que le crédit contracté auprès de cette  microfinance lui a permis de s’auto-développer. 
Emelyne Iradukunda

 

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