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Economie, Sciences, Education/formation

Commune Mutimbuzi> La saison culturale B

Les agriculteurs sont aujourd’hui satisfaits

 

DSCO5325En commune Mutimbuzi plus précisement en zone Maramvya, la récolte a été généralement bonne. Dans un entretien avec Vianney Ndikumana, un cultivateur  rencontré au chef-lieu de la zone Maramvya, les agriculteurs sont aujourd’hui satisfaits.  

 

Différentes cultures ont été plantées au cours de la saison culturale B. Ces cultures sont, entre autres, la patate douce, le haricot, le soja, le sorgho. Concenant la patate douce, M. Ndikumana a fait savoir que cette culture a été cultivée dans toute la zone de Maramvya ainsi que dans d’autres zones de la commune Mutimbuzi et ailleurs. La récolte a été bonne. Ce qui fait que les agriculteurs n’ont pas eu le marché d’écoulement. Les clients disponibles sont les propriétaires de petits restaurants ainsi que les petits commerçants qui vont vendre la patate douce au détail. Concernant ces gens qui possèdent de petits restaurants, ils n’achètent pas eux non plus une grande quantité car ils doivent varier l’alimentation pour leurs clients. Pour les petits commerçants, ils vendent à un prix abordable. Certains cultivateurs disent que compte tenu des moyens utilisés depuis la période de plantation jusqu’à la récolte, les bénéfices seront minimes. La récolte d’autres plantes comme le haricot, la récolte a été aussi bonne car, au marché, les prix commencent à diminuer. Par exemple, 1 kg de haricot appelé « Kinure » qui s’achetait à 1 600 FBu le kilogramme il y a un mois, s’achète aujourd’hui à 1 400 FBu le kilogramme. Les prix du riz sont également un peu revus à la baisse, mais suite au débordement de la rivière Mutimbuzi à la fin du mois d’avril, la production n’a pas été bonne comme s’était prévue. Il y a même la récolte du riz qui a été détruite par cette eau de la rivière Mutimbuzi.M. Ndikumana a indiqué que grâce à cette bonne récolte, les sémences pour d’autres saisons seront disponibles. Notre source demande à d’autres cultivateurs de garder jalousement cette récolte.  
Lucie Ngoyagoye

 

Agriculture> Atelier de validation du plan d’action national pour la lutte contre la chenille légionnaire d’automne

Cette chenille cause des dégâts énormes, principalement sur les cultures du maïs et du sorgho

 

DSC 0007Le ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage a organisé le jeudi 07 juin 2018 un atelier de validation du plan d’action pour la lutte contre la chenille légionnaire d’automne. 

 

Dans son discours d’ouverture des activités, Diomède Ndayirukiye, assistant du ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage a commencé à remercier le Catholic Releif services (CRS) pour son appui technique et financier dans la préparation et l’organisation de cet atelier ainsi qu’à la prochaine vulgarisation de ce plan d’action à l’intention des directions provinciale de l’agriculture et de l’élevage et les gouverneurs de province.M. Ndayirukiye a fait savoir que depuis l’année 2016, le Burundi fait l’objet d’attaque par un nouvel organisme nuisible appelé chenille légionnaire d’automne. C’est un insecte ravageur qui attaque plus de quatre-vingt espèces de plantes. Cette chénille cause des dégâts énormes principalement sur les cultures du maïs et du sorgho presque dans tout le pays à des incidences variables selon les provinces. Le maïs est cultivé au cours des trois saisons successives. Ceci laisse comprendre pourquoi la dite chénille continue à proliférer d’une façon spectaculaire.M. Ndayirukiye a indiqué que dans le but de faire face à ce ravageur qui sévit à travers tout le pays, le ministère en charge de l’agriculture dans ses attributions a élaboré un projet de document de plan d’action national pour le contrôle de cette chenille. Le document validé par tous les intervenants dans le secteur agricole en général et dans la filière maïs en particulier, va permettre aux différentes parties prenantes de conjuguer leurs efforts pour arriver aux résultats positifs conduisant à freiner la multiplication de cette chenille. Ce plan d’action sur trois ans s’articule sur différentes composantes, entre autres, la communication, la sensibilisation et le renforcement des capacités et des recherches. Il s’articule aussi sur le contrôle integré et durable basé sur le dépistage, la surveillance et l’alerte précoce, etc. 

Lucie Ngoyagoye

 

COALITION BAFASHEBIGE> Atelier de renforcement des capacités

La technique de plaidoyer et de gestion financière

 

DSCI6358Dans le but d’aider les membres des Organisations de la Société civile(OSC) dans la technique de plaidoyer et de gestion financière, la coalition Bafashebige a organisé à Bujumbura du 6 au 8 juin 2018, un atelier de renforcement des capacités à Bujumbura, à l’intention de ses membres et ceux des OSC.

 

Dans son mot d’ouverture, le président de la coalition Bafashebige, Jean Samandari a remercié tous les participants pour avoir répondu à l’invitation. Il a saisi cette occasion pour remercier vivement l’Ancefa (le Réseau africain pour l’éducation pour tous) et Oxfam Ghana qui ont bien voulu financer cet atelier à travers le plan d’Appui régional de la coalition Bafashebige et Action Aid international Burundi qui a accepté de faire le suivi dudit plan.Le Réseau africain pour l’éducation pour tous a pour objectif de promouvoir et de renforcer la capacité de la Société civile africaine, de plaider et de faire campagne en faveur de l’éducation gratuite pour tous afin de promouvoir une éducation de qualité, gratuite pour tous les peuples africains. Cet atelier a pour objectif de renforcer les capacités des membres de la coalition Bafashebige en technique des plaidoyers et en techniques de gestion financière qui s’avèrent très importantes, afin que demain ou après demain, nous puissions arriver  à notre objectif qui est l’éducation pour tous, ajoute M. Samandari.«En matière d’éducation, nous devons faire des stratégies des intervenants, auprès du ministère ayant l’éducation dans ses attributions, mais aussi renforcer les capacités de nos organisations en matière de gestion financière puisque les activités que nous réalisons sont financées par nos partenaires. Et quand ces derniers ont disponibilisé des moyens financiers, il faut que les organisations sachent comment les utiliser», ajoute-il.Pour les OSC qui manquent de financements, le président de la coalition Bafashebige les a tranquillisés, il a rappelé que les temps ont changé depuis deux ans, le contexte sociopolitique a changé,  on attend un retour progressif des partenaires techniques et financiers. Il croit que demain ou après demain, les partenaires techniques traditionnels vont appuyer les OSC,   membres de la coalition, pour qu’ils prennent en compte que quand ils obtiennent des financements, ils savent comment les gérer. 
Aline Nshimirimana

 

EDUCATION> Les défis de la réforme

Pour l’amélioration du système éducatif burundais

 

DSC02491Le ministère en charge de l’éducation, à travers la coalition Bafashebige, a organisé un atelier sur la nouvelle réforme du secteur de l’éducation. La nouvelle réforme a pas mal de défis à relever notamment la persistance d’un nombre élevé d’enfant dans une classe, la disparité géographique, des abandons scolaires sont autant d’entrave qui ont besoin d’être relevé. C’est ce qui  ressort d’un atelier organisé par la coalition Bafashebige en date du 1er juin 2018 à l’endroit de ses membres. 

 

Le Burundi a entamé depuis un temps une réforme du système éducatif en vue de s’adapter à l’évolution du monde. C’est dans ce cadre que l’enseignement fondamental a été introduit. Le système éducatif actuel présente pas mal de défis que la coalition a voulu relevé au moment de l’atelier et aux jours à venir. Il a été remarqué que seulement 17% des enfants sont en première année de l’école primaire, alors que ceux de 6 à 7 ans, entre 19 et 20% ne sont pas  scolarisés. Selon la déclaration universelle des droits de l’Homme, article 26, toute personne a droit à l’éducation. Cette dernière doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement  élémentaire et fondamental. Un autre problème relevé, c’est celui de la disparité géographique. La ville de Bujumbura regorge beaucoup d’élève par rapport aux autres coins du pays. Selon les participants à la formation, les bailleurs ne voient pas le caractère vulnérable de la ville de Bujumbura. Les abandons scolaires surtout pour les filles sont aussi autant de défis qui hantent le secteur de l’éducation actuel. Ces abandons sont dus principalement aux grossesses- non désirés pour les filles. Les participants ont suggéré qu’il y ait une éducation sexuelle complète à chaque cycle pour essayer de les diminuer. Mais il ne faut pas oublier que les abandons peuvent être causés par la famine, des élèvent qui viennent à l’école sans rien manger, des fois ne résistent pas tous. Un système de cantine scolaire a été mis en place par le ministère de tutelle, mais ces cantines se trouvent seulement dans les écoles pilotes. Il a été demandé que ces cantines soient éparpillées partout dans le pays puisque les abandons dus à la famine se remarquent partout dans le pays. 

ALINE NSHIMIRIMANA

 

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