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Economie, Sciences, Education/formation

EDUCATION> Gestion des enfants en vacances

Les uns s’occupent de loisirs et les autres de travaux ménagers

 

Pendant les vacances, les enfants sont difficiles à gérer surtout ceux qui sont à l’âge de l’adolescence. Ils participent notamment dans les travaux ménagers pour les familles moins nanties et ceux des familles à faibles revenus.

 

La rédaction du journal Le Renouveau s’est entretenue avec différents parents sur la gestion des enfants en vacances. Ceux des familles nanties s’occupent notamment de loisirs tandis que ceux des familles à faibles revenus s’occupent de travaux ménagers.
Selon une des mères interrogées, ses enfants consacrent une grande part de leur temps aux réseaux sociaux et à regarder des films cinématographiques. Les week-ends, ils participent dans les travaux de propreté du ménage, en torchonnant leur chambre et en nettoyant les vitres. Ils reçoivent également l’encadrement à l’école mais pas tous les jours.
Une autre maman a dit que pendant les vacances, ses enfants font la natation dans les avant-midi, prennent le repas de midi et vont siester. Elle a fait remarquer que ce sport entretien le corps et lutte contre les maladies liées à la mauvaise respiration. Ses enfants étant encore petits, elle a indiqué qu’elle leur apprend à balayer, à torchonner, à trier le riz et le haricot, à nettoyer la table après le repas, et à lessiver des habits légers pour les familiariser à aimer le travail.
Une autre femme a fait savoir que ses enfants profitent des vacances pour rendre visite aux amis et parentés, et que l’un qui est en classe à concours va à l’école avant-midi. L’autre s’occupe des activités de mouvement d’action catholique en plus des travaux ménagers. Une autre a dit, à ce propos, que le domestique prend congé pendant les vacances afin que les enfants fassent la relève. Ils se fixent un horaire pour faire la cuisine.
Un parent de la zone urbaine de Kanyosha, a signalé qu’il y a une initiative d’encadrer les élèves pendant les vacances via une association. Cette dernière viserait à rassembler les universitaires qui sont meilleurs dans tel ou tel autre jeu pour encadrer les élèves garçons en leur apprenant divers jeux surtout le basket-ball. Pour les filles, les mamans aideront dans ce travail. Selon la maman, cela occupera les enfants qui se cramponnent aux médias sociaux comme whatsapp, facebook et autres.

Ezéchiel Misigaro

 

COUR ANTI-CORRUPTION ET SON PARQUET GENERAL> Les réalisations du premier trimestre 2017

Le rendement est généralement bon

 

IMG 16Dans une déclaration qui a été lue le vendredi 14 avril 2017, la secrétaire générale près la Cour anti-corruption, Alphonsine Ndizeye, a indiqué que le rendement du premier trimestre 2017 de la Cour anti-corruption et son parquet général est satisfaisant.

 

Pour la cour, Mme Ndizeye a dit que 132 affaires sont pour le moment en cours alors que 53 affaires ont été jugées au moment où 20 affaires ont été déjà exécutées. Dans les affaires jugées, le montant en jeu était de 236 401 240 FBu. La cour a accordé un montant de 194 829 981Fbu et les amendes de 108 020 510 FBu. Le montant recouvré est de 125 905 642 FBu.
Pour le parquet général, elle annoncé que 130 dossiers ont été ouverts, 112 dossiers clôturés et 7 dossiers ont été exécutés durant ce même trimestre. « Les montants recouvrés par le parquet général sont d’un montant de 247 331 258 FBu et un montant de 137 400 000 FBu a été remis en caution » a précisé la secrétaire générale. Elle a dit que les responsables de la Cour anti-corruption et son parquet général rappellent que la politique de tolérance zéro à la corruption et à la fraude doit être appliquée dans sa lettre et son esprit.

Ouverture d’un dossier en rapport avec les frais d’indemnisations à Gasenyi

La secrétaire générale près la Cour anti-corruption a profité de cette occasion pour annoncer l’issue d’une audience que le parquet général près la Cour anti-corruption en compagnie avec le président de la Cour anti-corruption ont reçu de la part de l’Ombudsman en date du 11 avril 2017. Il a été débattu de la problématique de corruption au Burundi. Mme Ndizeye a mentionné que la question relative aux associations et personnes privées ayant fourni les plants fruitiers dans les différentes provinces du pays en 2011 a été analysée. Elle a informé que le procureur général près la cour invite quiconque détenant une information ou ayant un intérêt dans le présent dossier à se présenter au parquet général au plus tard le 27 avril 2017 afin que cette affaire soit vidée.
Dans le même ordre d’idée, le parquet général près la Cour anti-corruption informe également qu’un dossier en rapport avec les frais d’indemnisation pour le terrain où le palais présidentiel est en train d’être érigé a été ouvert. Ce dossier concerne la non attribution des frais d’indemnisations des propriétaires des maisons et parcelles dans le site de Gasenyi en commune Mutimbuzi. Ledit dossier a été ouvert sous le numéro RMPGAC 3255/MP en date du 12 avril 2017. « Le parquet général invite quiconque qui détient une information sur ce dossier à se présenter au parquet général près la Cour anti-corruption pour des fins d’enquête », a déclaré Mme Ndizeye.
Exploité par : Vincent Mbonihankuye

 

ENTRETIEN> Avec les vendeurs de chaussures ambulants

 
Ils y trouvent beaucoup d’avantages le soir dans les bistrots

 

aaaqsdgj En ces derniers temps, l’on observe des mouvements de va-et-viens des vendeurs de chaussures ambulants pendant la soirée dans les bistrots. Ceux-ci affirment qu’ils vendent beaucoup plus le soir que pendant la journée.

 

Il y a une dizaine d’années que le Burundi est membre de la Communauté est-africaine (CEA). Certains hommes d’affaires commencent à éveiller leurs esprits pour augmenter leur temps de travail, même si très peu entre eux font leurs business vingt-quatre heures sur vingt-quatre heures. Parmi ceux-ci figurent les commerçants de chaussures ambulants. Ils travaillent le jour et continuent même le soir, moment pendant lequel, ils se déplacent de bistrot en bistrot à la recherche des clients.
Le quotidien burundais d’informations Le Renouveau a voulu connaître les profits spécifiques de ce commerce nocturne dans les cabarets. C’est ainsi qu’il s’est approché de certains de ces commerçants qui lui en ont présenté les avantages.
« Pendant la journée, nous effectuons notre activité dans les quartiers un peu éloignés et sur les plages des hôtels et, le soir, nous continuons nos affaires dans les bistrots de nos quartiers où nous pouvons rester jusque tard dans la nuit», a affirmé H.I

Les avantages ne manquent pas

Certains de ces vendeurs affirment que le soir, ils vendent et gagnent même plus que les vendeurs de ces mêmes produits dans les marchés, car, eux ils vont à la quête des clients alors qu’au marché, ils attendent ceux qui viennent acheter. « Quelques fois, nous rabaissons les prix de nos chaussures mais nous gagnons plus car nous pouvons écouler plusieurs chaussures chaque soir », précisent-ils.
Pour ces commerçants de chaussures ambulants, le choix des bistrots n’est pas un hasard. Cela parce qu’au cabaret, beaucoup de gens peuvent être sous la pression de la bière et n’hésitent pas à acheter ces chaussures même s’ils n’en ont pas réellement besoin. Ils peuvent payer quelques fois plus cher que prévu. D’où alors, ces vendeurs en tirent un gain supplémentaire.
Comme ils le précisent aussi, ils se ravitaillent le matin aux marchés de Ruvumera, de City market ou au quartier asiatique et passent la journée à réparer, nettoyer et étendre au soleil ces chaussures. C’est pour cette raison que le plus souvent, elles sont un peu mouillées.
A la question de savoir s’ils ne peuvent pas trouver tout près des bistrots des endroits fixes où ils peuvent vendre leurs chaussures afin de payer l’impôt et contribuer au développement du pays, ils disent que l’idéal est là, mais que les moyens financiers leur font défaut.

Jean Bosco Nkunzimana
(stagiaire)

 

FISCALITE> Le commissaire général de l’OBR répond aux questions des journalistes

« L’augmentation des recettes est due à l’amélioration de la collecte fiscale »

 

aaaaasfgfb Lors de la présentation du rapport trimestriel de l’Office burundais des recettes (OBR), le jeudi 13 avril 2017, le commissaire général de l’institution, Leonard Sentore, a répondu aux différentes questions des journalistes.

 

 Avant de répondre aux questions des journalistes, Leonard Sentore a d’abord indiqué que l’OBR a collecté 178,67 milliards de FBu contre 170,78 milliards de FBu des prévisions, au cours du premier trimestre 2017.
Les journalistes ont voulu savoir la fiabilité des chiffres fournis par l’Office. Le commissaire Sentore leur a indiqué qu’une institution comme l’OBR ne peut pas fournir des chiffres qui ne sont pas fiables. Selon lui, ce sont des chiffres qui sont vérifiables au sein de l’administration fiscale et vérifiés par le ministère des Finances, du budget et de la privatisation et par la Cour des comptes.
Ils ont également demandé comment le Produit intérieur brut (PIB) est faible alors que les recettes augmentent de plus en plus. Pour M. Sentore, l’augmentation est due à l’amélioration de l’élargissement de la collecte fiscale, l’effort fourni par le personnel et la sensibilisation contre la fraude. Ainsi, beaucoup d’entreprises ont répondu à l’appel et contribuent plus qu’avant.
Concernant la question de savoir les mécanismes de protection des dénonceurs des fraudeurs, il leur a répondu que cette dénonciation se fait en toute confidentialité. Il a lancé un appel à toute personne de ne pas hésiter à contacter l’OBR aux numéros gratuits 500 et 71 450 450 mis en place pour la dénonciation de la fraude.
S’agissant du montant déjà récolté dans le payement de l’impôt sur les revenus locatifs, le commissaire Sentore a fait savoir que plus de 3 milliards de FBu ont été collectés. Selon lui, ce montant sera dépassé du fait qu’il y aura des suppléments pour les fausses déclarations, après la vérification.
Quant au refus de l’OBR sur le contrôle par l’Inspection générale de l’Etat, M. Sentore a précisé qu’il ne l’a pas refusé mais que la loi en vigueur ne préconise pas ce contrôle. Selon lui, cette question est entre les mains du haut niveau pour en faire le point.
Dans le but de faciliter la tâche aux contribuables, l’OBR prévoit de mettre en place l’utilisation de nouvelles technologies de la communication, notamment les téléphones portables dans le paiement pour éviter les longues files d’attentes observées dans les agences de l’OBR.
D’après M. Sentore, les défis rencontrés par l’Office sont notamment le manque de moyens, de ressources humaines, de logistique et d’outils de contrôle. Il y a également la persistance du secteur informel et la pratique de la fraude fiscale.

Propos recueillis par
Eric Mbazumutima

 

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