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Economie, Sciences, Education/formation

FAITS DIVERS>Quartier Asiatique

Beaucoup de gens s’occupent de petits métiers

 

DSA 0001Le quartier Asiatique est reconnu à travers de petits métiers et les activités commerciales.  C’est pour cette raison qu’il est mouvementé. Plusieurs manœuvres y marquent leur présence. Remarquons qu’il s’agit d’un quartier majoritairement habité par des Arabes. Signalons qu’il existe des gens qui s’occupent non seulement de la fabrication des beignets, mais également d’étriers, voire de claustras.   

 

Le quartier Asiatique est caractérisé par de petits métiers allant du transport de matériaux de construction à la fabrication des étriers jusqu’à la préparation des beignets, sans oublier la vente de petits produits dans les avenues comme des cacahouètes, des bananes, des tomates… C’est du moins l’observation du quotidien « Le Renouveau» lorsqu’il était de passage dans cette partie de la commune urbaine de Mukaza en date du 16 août 2018. Tenez ! Ce quartier est habité majoritairement des Arabes qui exercent  différentes activités commerciales. Ils vendent des carreaux, des vitres, des tuyaux, des tubes, des toilettes à siège, des sacs de ciment, des sacs de farine, des clous, des postes téléviseurs, etc…Leurs clients les plus favoris sont des Congolais qui proviennent de la zone d’Uvira, frontalière avec la zone Gatumba et les commerçants provenant de l’intérieur du Burundi. Certaines personnes embarquent divers produits dans des véhicules pendant que d’autres s’occupent du déchargement des marchandises. D’autres encore transportent des sacs de ciment et ceux des semoules de maïs de même que ceux de riz.  Cela fait que le quartier Asiatique soit mouvementé. Il y a certains produits qui sont étalés devant les magasins qui attendent d’éventuels clients. Le long des avenues, on voit des femmes qui préparent tantôt des beignets, tantôt des crêpes communément appelés «chapati». Des mouvements de va-et-vient sont observables dans la plupart des avenues du quartier Asiatique. Des taximen vélos ne manquent pas dans ce quartier. Ils circulent à la recherche des clients. Il y en a qui garent leurs vélos au croisement du boulevard du 1er Novembre et la grande artère qui traverse le quartier Asiatique.  Chaque quartier a ses particularités ! 

Masta Shabani

 

Ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage> Point de presse animé par le ministre

Il réagit sur l’interdiction des sachets et emballages en plastique

 

DSC02979Le ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage, Déo Guide Rurema, a animé un point de presse, le mardi 14 août 2018. Au cours de ce point de presse, le ministre a porté à la connaissance du public tant national qu’international, que la fabrication, l’importation, le stockage, la vente et l’utilisation de tous les sachets et autres emballages en plastique sont interdits au Burundi.  

 

Le ministre Déo Guide Rurema estime que nul n’ignore les dégâts causés par les matières en plastique non dégradables. Il dit que ces matières ont un impact sur l’environnement et sur la santé tant humaine qu’animale. Il va plus loin pour préciser qu’il faut environ une seconde pour fabriquer un sachet ou un emballage en plastique, vingt minutes d’utilisation en moyenne, mais il faut à ces matières entre quatre cents et mille deux cents ans pour se dégrader naturellement.  Selon lui, cela est la raison pour laquelle le gouvernement du Burundi vient de mettre en place le décret n° 100/099 du 8 août 2018, portant interdiction de l’importation, de la fabrication, de la commercialisation et de l’utilisation des sachets et autres emballages en plastique au Burundi. C’est en fait pour établir un cadre légal pour le contrôle de l’utilisation des  sachets et d’autres emballages en plastique au Burundi, promouvoir l’utilisation des matériaux qui ne dégradent pas l’environnement, prévenir toute sorte de pollution causée par les sachets et autres produits en plastique. M. Rurema indique qu’une liste des sachets en plastique devant être utilisés exceptionnellement au Burundi sera établie et actualisée chaque fois que de besoin.       

« Nous lançons un appel de synergie au ministère en charge des Finances, à travers les services de Douanes, et à celui en charge  de la Sécurité publique, à travers les services de sécurité pour le contrôle à l’importation ; le ministère en charge de l’Industrie pour le contrôle de la fabrication ; aux ministères en charge  de l’Environnement, du Commerce et de l’Intérieur pour le contrôle de la vente et de l’utilisation des sachets », dit M. Rurema. Il compte sur la collaboration de ces ministères pour réussir le respect et l’exécution de ce décret. Il dit que son ministère encourage les promoteurs économiques des projets de sacs de substitution et de recyclage des sachets et autres emballages en plastique à investir dans ce secteur. Les modalités d’encouragement seront établies par son ministère, en collaboration avec les ministères sectoriels. Vous saurez qu’un délai de 18 mois, à compter de l’entrée en vigueur de ce décret,  est accordé pour écouler les stocks disponibles et les commandes déjà passées. 
Alfred Nimbona

 

Murwi> Barrage hydroélectrique Kabu 16

Les travailleurs au chantier de construction se lamentent

 

DSC 0100Le projet de construction du barrage hydroélectrique sur la rivière Kaburantwa en commune Murwi de la province de Cibitoke avance. Différentes constructions sont en cours. Grâce à ce projet, plusieurs personnes ont été engagées pour travailler à ce chantier mais, elles se lamentent qu’elles ne sont pas bien traitées et ne bénéficient même pas de ce à quoi elles avaient pourtant droit.  

 

Les casquettes sur leurs têtes, vêtues de gilets et portant  des bottes, les personnes engagées pour travailler dans le projet de construction du barrage hydroélectrique Kabu 16 travaillent du matin au soir. Elles sont quand même contentes d’avoir eu un travail pour pouvoir gagner de l’argent parmi tant d’autres qui avaient tenté leur chance mais en vain. Selon des sources sûres, il y a même un programme de travailler 24 heures sur 24 heures, ce qui permettra de créer encore d’autres emplois. Mais, les employés se lamentent du traitement qu’ils subissent. Selon ceux qui se sont exprimés, les superviseurs et les chefs de chantier qui travaillent pour le compte de l’entreprise Angelique International surchargent ces employés. Ils regrettent que la rémunération ne soit pas proportionnelle aux efforts fournis et aux travaux effectués.  Ils ne parviennent pas à comprendre comment on peut aller jusqu’à battre un employé. « Ils nous battent souvent, ils nous traitent avec cruauté, ils ne nous traitent pas comme des humains ». Si un de ces employés fait un accident, ce qui est inévitable au regard des travaux qui se font à ce chantier, c’est l’entreprise qui, normalement, doit prendre en charge les soins médicaux. Il est vrai, il y a des dispositifs de soins d’urgence en cas de problème, mais ces employés disent que la suite réservée à celui qui a eu un accident ne respecte pas le droit du travailleur. En effet, disent-ils, « normalement, celui qui est hospitalisé suite à un accident de travail, devrait continuer à percevoir son salaire. Mais, il y en a parmi nous qui ont passé une semaine à l’hôpital et ont perçu le salaire journalier d’un seul jour pour toute cette période passée sur le lit de l’hôpital ». Ces employés souhaitent une intervention pour améliorer leurs conditions de travail car, « il n’y a pas de dialogue entre nous et l’employeur », se lamentent-ils. On le constate quand une autorité quelconque se rend à ce site. On voit tout le monde prêt à crier au secours, prêt à continuer à travailler. C’est quand on les approche, à l’écart, qu’ils s’expriment, « transmettez notre message : venez à notre secours, nous sommes maltraités, malmenés ». 
Alfred Nimbona

 

CAMPS D’ETE > Etat des lieux au niveau national

 Ils sont en marche sur  tout le territoire 

 

Le ministère de l’Intérieur, de la formation patriotique et du développement local, dans une réunion qu’il a animée à l’intention des conseillers socio-professionnels et des cadres dudit ministère, le vendredi 10 août 2018 à Bujumbura, a brossé l’état des lieux des camps d’été édition 2018. 

 

Les camps d’été sont organisés dans tout le pays cette année. Ces travaux sont la solution pour l’occupation des élèves en vacances mais aussi l’occasion pour eux d’apprendre sur les thèmes choisis tout au long de ces travaux. Les camps ont déjà commencé partout dans le pays. Dans toutes les provinces, les travaux sont presque les mêmes. Le directeur général de la Formation patriotique Térence Mbonabuca a indiqué que vu l’importance de ces travaux, le passage des ministres encadreurs est capital, au moins une fois pendant ces travaux.Tous les conseillers ont pu montrer l’état des lieux de ces camps d’été dans chaque province et ont décrit les travaux y relatifs. Ce sont, entre autres : le traçage des courbes de niveau, la lutte antiérosive, la lutte contre les feux de brousse, l’entretien des caniveaux, la construction de maisons pour les vulnérables, l’aménagement des pistes dans les villages communautaires, l’aménagement des terrains de jeux, l’aménagement des pépinières, la construction des maisons à usage administratif tel que les marchés, les écoles, etc. Ces travaux sont les mêmes dans presque toutes les provinces, sauf en mairie de Bujumbura. Selon les conseillers socio-culturels, ces travaux ont commencé dès le début des vacances vers le 20 juillet 2018. Dans la plupart des provinces, les travaux se déroulent normalement, et les élèvent ont répondu favorablement, mais des cas d’exception ne manquent pas. Pour la province de Karusi, il y a eu réticence, jusque la semaine passée, les travaux n’avaient pas encore commencé. Quant à la mairie de Bujumbura, il y a deux zones qui n’ont pas encore commencé. Des effectifs sont très minimes à Bujumbura par rapport aux autres provinces. Quelques provinces enregistrent des effectifs les plus élevés jusqu’à dix-neuf mille élèves alors que la mairie de Bujumbura enregistre plus ou moins trois mille. Ces écarts sont dus, d’après le directeur général Térence Mbonabuca, au problème de mobilisation des élèves en vacances.
Aline Nshimirimana 

 

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