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Economie, Sciences, Education/formation

ZONE CIBITOKE>Coupure d’électricité

Ils se demandent comment survivre si la situation demeure ainsi

 

La rédaction du quotidien burundais d’information « Le Renouveau » s’est entretenue le jeudi 19 janvier 2017 avec les habitants de la zone cibitoke en commune de ntahangwa qui exercent des métiers qui nécessitent du courant électrique« la Regideso nous rend la vie difficile » indique un coiffeur trouvé devant son salon de coiffure.

 

Les habitants de la zone cibitoke qui travaillent dans les salons de coiffure pour homme et dame, les cafétériats vendant du lait, les soudeurs, se lamentent que depuis le début du mois de janvier c’est comme s’ils ne travaillent pas à cause de la coupure du courant électrique.
« On ne comprend pas ce phénomène de manque continuel de courant électrique durant la journée alors que nous payons régulièrement les factures de la Regideso », dit le prénommé Célestin qui travaille dans un salon de coiffure pour dame à la 12 e avenue de la zone cibitoke. «Je ne vois pas comment je parviendrais à m’acquitter de mes responsabilités comme père de famille si cette coupure d’électricité demeure. »

De telles lamentations se font entendre aussi au sein des soudeurs et des agents qui travaillent dans des cafétériat

Une femme trouvée dans un cafétériat de la 10 e avenue de cette même zone nous a fait savoir qu’elle travaille à perte.
« Avant j’achetais quarante litres de lait par jour aujourd’hui j’en achète huit pour éviter que le lait invendu ne soit avarié, ; la Regideso ne nous facilite pas la vie» dit-elle. Elle poursuit ces propos en disant que leur vie dépend de l’approvisionnement en électricité par la Regideso.
Les travaux nécessitant le courant électrique sont presque aux arrêts. Les moulins, les ateliers de coutures et de soudure fonctionnent au ralenti. La grogne face au manque d’électricité va jusque dans les ménages, certains parents disent qu’ils ont du mal à encadrer leurs enfants pour les cours du soir et les travaux des devoirs à domicile. Ils demandent à la Régideso de faire en sorte que tous les quartiers puissent être éclairés au moins le soir afin de faciliter la vie. Ces lamentations ne se limitent pas dans l’unique zone de Cibitoke mais se font parler d’elle dans presque toutes les zones de la commune de Ntahangwa. Ceux qui n’ont pas des groupes électrogènes subissent d’énormes désagréments. Même ceux qui les ont disent qu’ils travaillent à perte car le prix du carburant a été revu à la hausse. Ils affirment également craindre pour la sécurité car les voleurs et les malfaiteurs de tout genre peuvent profiter de l’obscurité.
Liliane Butoyi(stagiaire)

 

Province de Kayanza> Etat des lieux de l’enseignement

Des problèmes ne manquent pas

 

Le deuxième trimestre de l’année scolaire 2016-2017 vient de commencer il y a quelques jours. A la direction provinciale de l’Enseignement en province (DPE) de Kayanza, des problèmes ne manquent pas, notamment ceux liés à l’insuffisance des supports pédagogiques, au manque d’enseignants et des produits de laboratoire.

 

D’après Gérard Nsaguye, directeur de l’Enseignement en province de Kayanza, le quatrième cycle du fondamental n’a pas de problèmes de manuels scolaires. Le problème se situe surtout au niveau de la première année post-fondamentale avec cette réforme. Pour cela, « les autorités ministérielles nous ont assurés que les livres vont nous parvenir d’ici peu », a-t-il indiqué.

Question des enseignants, des produits de laboratoire et d’abandons scolaires

A propos des enseignants, le directeur provincial de l’Enseignement en province de Kayanza a précisé qu’il y a un problème mais que la DPE a essayé de le résoudre en faisant appel aux professeurs vacataires pour dispenser les cours non enseignés par des professeurs à temps plein. « Nous pensons que ce manque d’enseignants sera par une demande de remplacement que nous avons adressée à l’autorité compétente. Même si ce problème existe, tous les élèves sont en classe et étudient grâce aux enseignants vacataires », a poursuivi M.Nsaguye.
En ce qui concerne les produits de laboratoire, il y a un manque au niveau des sections scientifiques mais aussi pour le quatrième cycle fondamental (7e, 8e et 9e fondamental). A ce volet, Gérard Nsaguye a souligné que les laboratoires sont assez pauvres dans la mesure où il n’y a pas de produits. Et là où on peut les trouver, ils sont périmés.
Des cas d’abandon scolaire s’observent toujours car plus de 18 000 abandons ont été enregistrés dans cette direction l’année précédente. Pour notre interlocuteur, ces abandons sont dus à la pauvreté des ménages et aux grossesses non désirées chez les élèves. « Avec la nouvelle loi qui réprime les violences faites aux femmes, la situation va s’améliorer », a dit le directeur provincial de l’Enseignement en province de Kayanza.
Cette dernière compte 263 écoles fondamentales et 61 écoles post-fondamentales, y compris les écoles privées.
Yvette Irambona

 

COOPERATION BURUNDO-EGYPTIENNE> Formation des formateurs en réparation des transformateurs

Une façon de garantir la stabilité de l’électricité au Burundi

 

La coopération entre l’Egypte et le Burundi est une histoire de longue date. Les domaines de la santé, de l’éducation, de la sécurité et celui de l’électricité sont entre autres les secteurs dans lesquels l’Egypte intervient au Burundi. C’est dans ce cadre qu’une délégation technique égyptienne a séjourné au Burundi du 2 au 12 janvier 2017.

 

Cette équipe composée d’ingénieurs et techniciens a permis la réparation de dix transformateurs en panne comme l’affirme Habib Medhat Habib, chargé d’affaires à l’ambassade d’Egypte au Burundi. Ils ont fournis un rapport détaillé sur la situation des transformateurs à Bujumbura et un autre rapport sur la situation des pannes de ces derniers ainsi que leur classification.
Dans ce deuxième rapport sur la situation des pannes, l’objectif est d’inventorier les outils nécessaires qui seront envoyés au Burundi et utilisés par une autre délégation qui viendra spécialement pour la réparation. Les techniciens et les ingénieurs égyptiens qui viennent d’achever leur mission au Burundi, ont pu réparer dix transformateurs, dit M. Habib Medhat Habib. Il indique que les pannes des transformateurs ne sont pas des choses simples et que les outils utilisés sont de grande taille.

Doter le Burundi des capacités de maintenance des transformateurs

En trois petits groupes, poursuit M.Habib, les ingénieurs et techniciens ont indiqué que le pari était énorme. Qu’ils aient pu réparer et connecter au réseau dix transformateurs, c’est un travaille louable et de grande importance. Les rapports établis, dit le chargé d’affaire, seront remis au ministère égyptien de l’électricité et des énergies renouvelables.
Le but étant de préparer la formation des techniciens et ingénieurs qui travaillent dans le secteur de l’électricité au Burundi, et de préparer les outils nécessaires qui équiperont l’atelier qui sera mis en place afin de doter le pays des capacités de maintenance des transformateurs.
Ainsi, des hauts cadres du ministère de l’Energie et des mines burundais bénéficieront des stages de renforcement des capacités afin qu’à leurs tours, ils viennent former d’autres ingénieurs et techniciens. M.Habib indique que de cette manière, on pourra pérenniser un staff nécessaire pour garantir la stabilité de l’électricité au Burundi et partant œuvrer pour le développent du pays.
CHARLES MAKOTO

 

ENTRETIEN> Zone Cibitoke

« Je travaille presque à perte »

 

DSC 0792La rédaction du quotidien burundais d’information « Le Renouveau » s’est entretenue le vendredi 13 janvier 2017 avec une femme commerçante du petit marché de la 8e avenue de la zone Cibitoke sur les problèmes qu’elle rencontre, avant de signaler qu’elle travaille presque à perte.

 

Ancille Kamariza est une femme mariée et mère de quatre enfants. Elle habite la zone Cibitoke située dans la municipalité de Bujumbura. Elle exerce son métier de petit commerce au petit marché de la 8e avenue de la même zone. Elle vend des aubergines, des tomates, des oignons rouges et blancs, de la farine de blé et d’arachides, des poivrons, des céleris, des mangues et des choux.
Mme Kamariza a fait remarquer qu’elle n’arrive plus à écouler ses marchandises dans la mesure où les clients se font rares. En outre, elle s’approvisionne en produits à un prix très élevé, ce qui, selon elle, réduit la marge bénéficiaire. Avec cette situation, elle éprouve des difficultés pour couvrir les besoins du ménage. Avec son revenu actuel, elle n’arrive plus à assurer la ration alimentaire mensuelle.
Auparavant, elle et son mari s’étaient partagés les tâches. Le revenu de l’époux servait à la réalisation des projets familiaux alors que l’épouse s’occupait du pain quotidien de la famille, du paiement du loyer ainsi que la scolarisation des enfants.
« Je parvenais, en plus de ces dépenses ci-hauts cités, à dégager une épargne à la fin du mois. Nos biens ont été pillés lors des insurrections et on a commencé à nouveau à chercher un équipement. Mon mari trouve du travail difficilement et la survie devient dure. Il lui arrive d’obtenir un travail temporaire et le revenu sert à payer le loyer », a-t-elle précisé.
Mme Kamariza a indiqué que la situation économique de sa famille va de mal en pis. Tous les besoins élémentaires sont couverts difficilement à cause des prix qui montent de jour en jour. Elle a signalé que depuis que les prix ont commencé à monter progressivement, ses clients fidèles ont diminué sensiblement le volume de leurs achats, ce qui a eu une répercussion négative sur ses affaires.

Ezéchiel Misigaro

 

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