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Economie, Sciences, Education/formation

Matériaux de construction> Hausse du prix de certains d’entre eux

Les fournisseurs et les clients s’indignent

 

IMG A0023Le prix de certains matériaux de construction est revu à la hausse, il y a d’ici quelques mois. Les fournisseurs disent que cette hausse est due à la mesure prise de suspendre l’exploitation des carrières ainsi qu’ à la hausse des taxes. 

 

Le prix du moellon, du gravier, du sable et de la terre ordinaire monté d’une facon exorbitante, selon les fournisseurs de ces produits. Ces derniers disent qu’une benne de terre ordinaire est passée de 50 000 à  60 000 FBu ; tandis que celle  du  gravier  est passée  de 80 000 à 100 000 FBu. Une benne de sable qui se vendait à 40 000 se vend aujourd’hui à  50 000 FBu.  Le prix d’une benne de moellons de rivière est passé de 120 000 à 150 000 FBu, tandis que celui d’une benne de moellons de carrière est passé de 100 000 à 120 000 FBu. Rencontrés au marché dit Cotebu, les chauffeurs et les fournisseurs au parking des camions benne qui transportent ces produits ont indiqué qu’ils passent des journées sans travailler, ce qui implique un impact néfaste sur la vie de leurs foyers. « Les dettes sont devenues exorbitantes auprès des vendeurs de produits de premières nécessité ».Par ailleurs, les travaux de construction sont au ralenti et les autres ont été abandonnés dans certains endroits, indique Innocent Niyonkuru, un maçon rencontré dans la zone Rohero. Il dit que les clients attendent que les prix soient abordables.Les fournisseurs des produits de construction font savoir que la hausse des prix est due à la mesure prise par le gouvernement du Burundi qui a suspendu les travaux d’extraction des carrières. L’autre raison est la hausse des taxes sur ces produits. Les vendeurs des matériaux de construction précisent que les taxes de conformité environnementale ont été presque triplées ; ce qui a occasionné  la cherté de ces produits. Les clients et les fournisseurs demandent la levée de ces mesures. « Nous demandons aux instances habilités de suspendre toutes ces mesures puisque nous travaillons en perdant car le nombre de client a baissé». 

Eric Mbazumutima

 

MARCHE DE RUZIBA> Son nouveau visage après sa réhabilitation

Les commerçants poussent un ouf de soulagement !

 

DSC06497La politique de réhabilitation de certains marchés se trouvant dans certaines zones et communes de la mairie de Bujumbura a eu une grande importance et avantage à l’endroit des commerçants qui y exercent leurs activités quotidiennes. Ce constat a été fait au marché moderne de Ruziba, figurant parmi les marchés réhabilités où les commerçants apprécient positivement cette initiative du gouvernement. 

 

La rédaction du quotidien burundais d’information Le Renouveau s’est rendu, le mercredi 12 décembre 2018, en zone Ruziba de la commune Muha en mairie de Bujumbura, plus précisément au marché de Ruziba, pour se rendre compte du  nouveau visage de ce marché, après sa réhabilitation, et recueillir certaines appréciations des commerçants œuvrant dans ce marché. Le constat a été que ce dernier est construit d’une façon moderne, et cette situation permet à ceux qui y exercent les différentes activités de travailler en pleine sécurité. Un autre constat est qu’il y a beaucoup de stands qui ne sont pas encore occupés.« La réhabilitation de ce marché est venue comme une solution, et a fait pousser un ouf de soulagement tous les gens qui y exercent les différentes activités, et surtout en rapport avec l’amélioration des conditions de travail », ont-ils indiqué, tout en précisant qu’auparavant, une fois que la pl-uie tombait, tous les commerçants étaient obligés de rentrer ou de fermer les portes à la suite des eaux de pluie qui débordaient. Et encore, le soir, chacun était censé rentrer à la maison avec ses marchandises, de peur qu’elles soient volées du fait qu’il n’y avait pas de portes pour fermer le marché.

« Malgré les appréciations, il y a encore à corriger»

Dans le but d’inciter  tous les commerçants de Ruziba à occuper les stands de ce nouveau marché, ceux rencontrés sur les lieux ont informé que les autorités de la mairie de Bujumbura, en collaboration avec celles de la commune Muha, ont pris la décision de fermer toutes les petites boutiques qui étaient auparavant installées en face de ce marché. Mais,  se lamentent-ils, après deux mois de démolition de ces boutiques, ces dernières ont été directement reconstruites. Et cela affecte négativement notre clientèle parce que les clients préfèrent s’approvisionner juste dans ces boutiques plutôt que d’entrer au marché. Ils ont à cet effet demandé avec insistance à l’administration de prendre des mesures pour que tous les commerçants qui exercent leurs activités aux alentours dudit marché puissent retrouver les stands à l’intérieur du marché comme les autres.

Avit Ndayiragije

 

PREPARATIFS DE LA FETE DE NOEL> Les prix des habits pour enfants

Les clients viennent au compte-gouttes

 

DSC03817Les vendeurs d’ habits pour enfants disent que les clients viennent au compte-goutte dans cette période qui précède la fête de Noël. Ils disent que, les vendeurs d’habits  travaillent sans bénéfice à cause de la pauvreté qui s’observe dans le pays.   

 

Les Burundais avaient l’habitude d’offrir à leurs enfants des habits neufs pour la fête de  Noël  car cette dernière est considérée comme celle des enfants. Il y a quelques années les vendeurs des habits gagnaient beaucoup d’argent pendant la période de Noël du fait de la clientèle. Mais pour le moment, les vendeurs d’habits se lamentent que cela a changé à cause de la pauvreté qui s’observe au Burundi. Ce sont les propos de Dieudonné Ndikumana, un vendeur d’habits pour enfants au centre ville de Bujumbura. Ainsi, les habits pour filles varient entre vingt cinq mille francs burundais à trente-cinq mille francs burundais. Quant aux habits pour garçons pour les prix varient entre trente mille à quarante-cinq mille francs burundais. Notre source a indiqué qu’il ne voit pas la différence entre les mois passés et la période qui précède la fête de Noël. Car les clients sont presque inexistants. Il a précisé qu’il peut passer deux jours voire même trois sans  recevoir aucun client. Il a même indiqué qu’il a des habits qu’il avait pendant la période de Noël de l’année passée qui sont encore au magasin. Selon M. Ndikumana, dans les années où les Burundais fêtaient la fête de Noël comme il faut, les vendeurs s’approvisionnaient de deux à trois fois au mois de décembre. Notre interlocuteur a expliqué la situation du moment par la dévaluation de la monnaie qui s’observe dans notre pays. Aussi, il a précisé que les frais de dédouanement des marchandises sont énormes ainsi que les prix des frais de location qui augmentent sans cesse.  A la question de savoir s’il y a des vendeurs qui font des spéculations pendant la période de Noël en augmentant les prix, M. Ndikumana a répondu que la spéculation est possible lorsqu’il y a de la clientèle. Au lieu de spéculer, il faut plutôt diminuer les prix pour avoir au moins la ration quotidienne,a-t-il suggéré. M. Ndikumana a terminé en disant qu’il est difficile d’abandonner un métier si non certains vendeurs d’habits l’auraient déjà fait.   

Fidès Ndereyimana

 

SAISON CULTURALE A> Les cultures sur la colline Kavumu

Elles sont généralement en bon état

 

IMG 4842Depuis le début de la saison  pluvieuse, les cultures comptant pour la saison culturale A atteignent  leur période de sarclage. Sur la colline  Kavumu, les cultures sont en général en bon état sauf celles du maïs agressées par les chenilles qui les rongent au niveau de la tige. C’est le constat du quotidien le Renouveau lors de son passage à cet endroit, le jeudi 6 décembre 2018. 

 

Kavumu est l’une des collines de la zone Muyira, en commune Kanyosha, province de Bujumbura. Certains  habitants de cette colline vivent de l’agriculture en plus d’autres activités génératrices de revenus qu’ils exercent dans la ville de Bujumbura. A cet endroit, on observe des champs de haricot, de maïs, de colocases,… ou encore des champs où différentes cultures sont cultivées ensemble. Le constat est que ces champs sont généralement admirables. Quant aux haricots, certains atteignent leur période de sarclage alors que les autres sont au stade où on en récolte les feuilles comme légumes. Observant de loin les champs de maïs, ils sont très agréables  mais  en s’approchant d’eux, on observe sur certains plants que les feuilles grandissent déchirées et tendant à se dessécher. La rédaction du quotidien Le Renouveau  s’est alors entretenues avec certains agriculteurs rencontrés sur terrain.  Ceux-ci espèrent que si le climat  ne change pas, ils auront une bonne récolte de haricot et d’autres cultures excepté celles de maïs agressées par les chenilles. Ils témoignent que dans cette localité,  le climat est jusqu’à maintenant bon et favorable pour les cultures, spécialement le haricot dont ils ont déjà récolté les feuilles. Pour le maïs, ils signalent que la récolte ne sera pas du tout bonne si  ce parasite ne disparaissait pas. Ces agriculteurs font savoir  que ces chenilles  commencent  à se manifester  quand le maïs atteint  le stade de sarclage.  Ils précisent  qu’à cause de leur incapacité à trouver de l’insecticide pour chasser ces chenilles, ils recourent à la méthode traditionnelle où ils mettent de la terre entre les feuilles  qui grandissent.  En train de finaliser le sarclage des cultures comptant pour la saison culturale A, les habitants de la colline Kavumu font savoir qu’ils se préparent aussi à la saison culturale suivante en prévoyant l’argent du fumier et de location des champs cultivables.

ERIC SABUMUKAMA

 

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